LE GÉNÉRAL , LA VEUVE , SAINTE - CLAIRE , LE COLONEL
LE Général.
Allons^ mon ami ^ voyons enfin ton logement. i LE Colonel.
Mon oncle , voilà mon hôtesse.
LE Général.
Permettez, belle Citoyenne, que je félicite mon ne"veu. S’il aimoit moins sa femme, et si votre premier coupd’œil n’inspiroit le respect, je crois que le jeune homme.., Sainte-Claire.
Mon cher oncle, pensons au dîner ; la Citoyenne nous recevra : je ferai les honneurs de sa maison ; vous Vous mettrez à ses côtés , elle vous écoutera avec intérêt , et pendant ce tems-là s,
LE Général.
Tu feras l’amour à ton’ mari ; je te Vois venir. Al^ Ions , nous ne verrons rien , c’est convenu ; n’est-il pa$
vrai, belle Citoyenne? Ecoutez donc, après six mois d’absence , ils doivent avoir bien des choses à se dire. Ce que je vous dirai , moi, ne sera pas tout-à-fait si intéressant ; mais que voulez-vous ? chaque âge à ses plaisirs. L’amitié et la table , font à présent tous les miens.
LA Veuve. ^
Et vous n’en êtes que plus heureux.