Les droits historiques du français dans l'ouest canadien
2 LE de à : so - L'Lrinstinet de.la: conservation: est inné : ‘chéz tout - être animé, et. e “itunes inutile dé'le faire remarquer, est loin de-faire exception à. 4 ° cette règle, C’est une loi de la nature qui est. d'une application générale De plus, ce qui s ‘applique à l'individu pris séparément s'étend ss
humaine tient autant à la vie, se complaît au même degré dans ses’ £aractéristiques que chacun des. “membres qui la composent-peut le“ fàire-en ce qui le concerne lui-même, . Mais il y a cette différence «" :. ° notable entre cès personnes et la race à laquelle elles appartiennent: °°: ”
|. cè qui peut être un: défaut pour les premières prises indépendamment ‘
. de la seconde devient facilement une vertu quand. The. cause... “homme qui est possédé d’un amour déréglé de lui est un | égpiste, et: comme tel un objet. de réprobation rue que. celui qui ‘respecte sa race, apprécie son passé,. est fier de son présent ets intéresse à son avenir r peut être porté aux nues pour son patrio- | | tisme.
: En d’autres ferries, une tr à trop marquée pour sa propre personne est un défaut, l’égoïsme ; mais l'amour de sa race, avec tout ce qui est compris dans ce mot: Ja patrie, son-histoire et sa place dans de monde, voilà ce qu’on appelle le patriotisme. ‘ D'un autre côté, il.ne faudrait pas confondre la. aotion de race .…. avec-celle de nationalité. .Celle-ei est chose politique, partant assez .…. souvent artificielle et parfois même-le résultat de la contrainte. La . -race, au contraire, est 1 ’effet de conditions naturelles, sur lesquelles - *... Thomme le plus. puissant n'a aucun empire. Nous avons, par‘exemple, . .-a-Grandé Bretagne: -<’est une nation, le fruit du choc. de différents -
+*"géoupes”"ethniques et des arrangements qui en découlèrent il y a bien
des siècles. L'ensemble de ses particularités, .ce qui la distingue, des autres peuples, forme ce qu’on appelle la. nationalité britannique.. …. | . Mais cette même ‘nation est. loin d’ être homogènè. Sans parler : [ : de l'important élément appelé avec assez peu de raison anglo-saxon, | ‘la Grûnde Bretagne:renferme de nombreux représentants d’une race qui n’a rien de commun avec lui, J? ai nommé les Gallois et les mon- ‘tagnards écossais, qui ont avec leurs ‘0; quérants Sätons beaucoup moins de ressemblance qu’il n’en existé, efitre les Français et. Espagnols, -ou-même Îles Portugais, qui “Koñt pourtant un compôsé éléments assez disparates, A l'instar dé Prussien, 1 "Anglais Appar- Gent par le côté des premiers’ envahisseurs de son. territoire, ‘la ‘ division’ germanique de la grande famille aryenne ; le Gallois, au Contraire, se rattache aux Celtes, qui sont £onnus en France. sous le? hom | de: Bretons—les. anciens Armorieains, + .
Done sur la seule île de la Grande Bretagne : une seule nationalité mais au mojis deux races bien distinctes.* - | , Du resté, nous trouvons ailléurs qu'én Angleterre cet. ‘exemple d'une race qui vit en paix à côté. d’une ‘autre à laquelle elle est unie
par le même lien national. Ainsi que chacun le sait, l’héroïque Bel: gique est, comme nation, le résultat de deux-races différentes : la race française, ou wallonne, et la race flamande, autre division germanique du stock anthropologique auquel nous appartenons tous. ‘En Suisse,
| la’nationalité est encore plus gomplexe. Nous avons là un agrégat cn
de trois-races bien distinetes, à savoir la ‘race française, la race allemande et la race italienne, : et
. . Cette simple mention a dé. comme soulevé uné question dans ’esprit du lecteur intelligent, ou plutôt elle a implicitement provoqué éponse à la question : sur quoi se base cétte différence de race? sponse, on le dévine, consiste en troïs mots: sur la langue... La Jangue est à.la.race ce que l’âme ‘est au corps. Enlevez l’une, .et : l’autre dépérit fatalement et finit par disparaître complètement. - Or -comme chaque race partage avec l’homme et tout être'animé l’instinet de sa. propre conservation, il va sans dire qu ’ellene peut abdiquer son droit à la vie, mais cherche naturellement à prolonger celle-ei par tous les moyens possibles. D'un autre ‘côté, comme c’est la Jangue qui fait la race, il s’erisuit que cette dernière ne peut s "empêcher de veiller sur la première, consciente qu’ ‘lle est du fait que c’est pour -elle une quèstion de vie ou de‘mort. ‘
Enfiñ l’amür,de $a râce étant une vertu civique décorée du : nom
de patriotisme: vertu qui’est béñie du Ciel puisqu'elle eut du temps des Machabées' d’innombrables martyrs, tout membre de cétté race qui a le cœur bien fait doit avoir unie prédilection toute particulière pour de” groupe ethnique dans lequel la Providence l’a fait naître, c'est-à- dire qu” il doit veiller avec un soin jaloux sur la langue qui en est l’&me, la persoñnification et le signe extérieur le plus:distinetif. Aller. de ‘propos délibéré contre ce sentiment honorable que‘la nature a mis au cœur de T’homme, serait vouloir violenter, bouleverser et détruire l’ordre établi par Dieu lui-même et faire. acte de persé- “cuteur. Et si éette langue avait une connexion étroite avec quelques principes -ou'systèmes religieux, comme il arrive, par exemple, dans le cas de la.langue française, s ’attaquer à elle, vouloir lui’ faire subir. une éclipse aux dépens d’une autre, sinon la faire disparaître de la société d'êtres qui se réclament de la race dont elle est, la principale . caractéristique, ce serait non seulement se rendre ‘eoupable. d’un -attentat au droït des gens, mais se heurter directement à à ce qu'il y a | de plus sacré au monde, la conscience. | "J'ai mentionné le français. Nous avons là une langue éminem- . ment catholique. Sès traditions, ses relations et jusqu’à sa phraséologie sont impréghées du parfum ‘d’un passé qui rappelle les hauts
faits de celle qui, pour cette raison, a mérité le titre glorieux: de fille
‘* Je/néglige à dessein la partie italique de la race aryenne, représentée par les Normands de Guillaume le Conquérant, parce que non seulement cette race s'est fusionnée avec les Anglo-Saxons,, mais encore eh a considérablement modiflé 1 : langue en lenrichissant d’une fouie ‘de termes qu’elle tenait du français d'alors. Lee $ rt ss" : - x
‘. . française: c'est-à-dire catholique, et.ne-pourre manquer d'en subir | Tes heureü$es influencés ; tändis que celui qui:aurait: eu le malheur de *la perdre:pour.la remplacer” par un: parler à träditions-hérétiques,
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=. l'Irlandais est par mature religieux, et: par ailleurs isa autant dé". ”. chances de.s’instruire chez lui qu'à l'étranger. ‘Là foi de sés'pères, ces doctrines pour lesquelles ceux-ci:oÂt: combattu et sont. morts; lui ont-paru comme le :plus précieux. des héritagés, et les observances
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aînée de. l'Eglise. ; Quiconque. sait le’frnçdis. ét le: parle comme sa
langue maternelle‘sera instinetivément: porté’ à frayér en compagnie
Comme; par exemple, l'anglais, courraït:un aussi grand. danger d’im:
…. - biber à la longue la ‘mentalité.de ceux-là sèuls—protestants pour la: 7 . plupart-—avec:lesquels il pourrait vivre. :-- Mets DOS tu
‘: L'influence du’ parler quotidien.-sur- les principes : religieux -est : . incontestable. ‘Sa démonstration n’est plus à faire. “N’avons-nous pas
| constamment l’exeniple de -ces-quatorze-millions ‘d'Irlendais qui, aux | " « Etats-Unis et a Canada, ont passé au protestantisme depüis-qu'ils
. ont quitté les:rives ‘bénies. de leur. pays-natal? "Est-ce l'indifférence,
ou une préférence raisonnée; fruit:d’ane étude sérieuse, qui a produit Fu
pareille catastrophe ?. ‘Aucunement. ‘En Amérique comme en Europe,
:.qui-en découlent; comme l'unique moyen d'opérer son salut; jusqu'au
Jour où il s’est trouvé jeté.par les circonstances au sein’ d’une société parlant l’idiome que ses perséeuteurs d'hier l’ônt forcé d’adopter.
-:", :Désorjenté sur'la ‘terre, d'exil/'il‘s'est naturellement tourné vers
. ceux-là seuls dont il connaissait la. lângue; ‘des protestants anglais avec:lesquels.ïl.n”’a pas tardé à:s’associer. . L'influence de son nouveau : milieu Jui.a ‘vite fait oubliér d’horreur toute’ biblique. qu'il professait.
originairement pour l’hérésiæ * Au-contéct ‘de ses.amis d’un mois ou |
deux, sa:mentalité a changé graduellement. :Il s’est mis. à fréquenter
‘quelque jeune protestante, qui l’a bientôt :enserré-dans ses filets. . Le
résultat était facile à. prévoir:.un de ces funestes inariages: mixtes qui
: a fini par-toürner en Ténégat. le fervent catholique qu'était autrefois
: l’émigré de la verte Erin. ‘2, 4 : .Supposez un moment:que te pauvre”homme soit. resté attaché à. . sa langue. maternelle, ou que ses, parents ou grands parents la lui
aient transmise: il-n’aurait pu frayer qu'avec des coreligionnaires,
puisque-les Irlandais ‘authentiques, je. veux dire ceux qui parlent . encore le gaélique, -sont: tous. catholiques. Comment -alors ‘l'idée -
” d’apostasier .aurait-elle pu lui venir? : 2. .
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‘4. L'association, voilà. done le grand: agent consérvateur:ou destruc- -
-teur des idées religieuses; et sans le. parler populaire point: d’associa-
. tion-possible, Les ‘protestants qui, aujourd’hui comme -hier, veulent É - à‘tout:prix déposséder la race française au Canada de-ce qui la per-
sonnifie; de son âme, c'est-à-dire”de ‘sa: langue, poursuivent done-au fond un but qui n’est:caché qu'aux yeux des imbéciles. En s’atta-
“quant au. français, ‘c’est à la religion ‘catholique qu'ils en veulent.* |
pouvoir remarquer ce fait, pourtant-patent comme:le jour, cest que ce sont toujours les Orangistes, ces anticatholiques de profession, qui. réclament Îe plus-häut l'abolition-du-français.au (lanada. : | sn, à . 7,
+ Une circonstance qu äevrait ouvrir les yeux aux aveugles qui ne semblent Das -
-.. à la-partie française du pays les droits linguistiques qu’elle base non