‹ Les Droits sur le blé-d'Inde, l'opinion de M. Rufus Pope, ses résultats pratiques [microforme]Chapitre 1 sur 1 · TT · texte numérisé non relu

TT

franchise ”

# Qu'il est opportun de placer le maïs sur la liste des articles en! 1 È i

A l'appui de cette motion, il a prononcé un discours qui est une réponse péremptoire aux dires de la brochure bleue. Voici. quelques extraits de ce discours, qui nous dispensent de toute autre réfutation. \

€ Tous les hommes pratiques s'accordent à dire que si nous voulons nous maintenir comme cultivateurs, dans les -vieilles provinces, où la terre s’épuise pat des récoltes continuelles, il nous faut adopter de meilleures méthodes de culture et devenir, non seulement des producteurs da matière brute, mais des producteurs d'articles fabriqués—boeuf et mouton—et laisser là la valeur de la récolte à titre d'engrais, afin de mainte-

nir la fertilité du sol...Si nous avons l’alimentation au plus bas prix

* possible, nous pouvons produire le bœuf, le beurre et le fromage, toutes les viandes, tous les produits de la laiterie, plus économiquement et plus avantageusement que dans l’ouest et peut-être rendre nos terres profitables, dans les provinces de l’est... Le maïs et un mélange d’urge engrais. seront convenablement le bétail pour le marché anglais. Sachant que notre bétail doit être engraissé pour ce marché et que nos cutivateurs sont chligés d'acheter le maïs, je soumets cette motion à a Chambre afin qu’ils puissent savoir ce qu’ils auront à faire, et s'ils devront continuer à payer un droit de 7# centins par minot. La tendance générale du cultiveteur a été de nourrir plus de bestiaux et de vendre moins de grain... LA QUESTION DU BETAIL EST D’UNE IMPORTANCE VITALE FOUR. NOTRE PAYS. Les producteurs d'orge d’Ontario m'ont dit ‘u’ils pourraient nous fournir l'orge à un prix aussi bas qu'il nous le faudrait pour nous procurer de la nourriture. Il n’y a pas de doute à oed égard . mais que nous l’ayons à bon marché. ou: ncn, lo genre de: bess

LE tiaux qu'il nous faut offrir dans notre partie du pays ne saurait être fi avec l'orge seule. Ils sont maigres, ont peu d’épaisséur et il faut àw maïs

A pour les engraisser. | :

“& Les cultiveteurs qui produisent le grain diront peut-être : Vous mous -obligez d'élever. Eh bien, si nous les obligeons d'élever, mous les obligeons à un genre de culture indiqué comme Je meilleur par les hommes pratiques et les hommes de sciences de l’ancien et du nouyeau monde, Nous les obligeons de maintenir la fertilité de leur :sol, et-en prenant les prix actuels du lard, nous les obli-

[&cons-à produire de l’orge qu’ils vendent aujourd’hui 33 centins, de po à l'utiliser et d'en obtenir 90 centins le minot, Je crois que les

LE

obliger alhst, c'est les obliger, sous tous les rapports, à leur grand avais ‘age. (Debats, 1893, pp. 394-98.)

11 serait impossible d’opposer une meilleure réfutation aux blague: | do la brochure bleue. |

> De —

Grâce à la politique du gouvernement Laurier, chaque fois qu’un cultivateur canadien achète un minot de blé-d’Inde américain pour fairc donner plus de lait à ses vaches, engraisser un boeuf ou un porc, il bé néficie des 74 centins grâce à k suppression du droit de douane dont e grain était frappé sous le régime conservateur,

Ta démonstration de M. Pope et la sagesse de la politique de M Laurier ont été eorroborées par les faits. $

on Poe

En 1894, nous avons exporté 26,826,840 livres de lard fumb on ba con. En 1896, nous en avons exporté 47,057,642 livres, valant $3,802,135. ou 8.09 centins la livre. Il y a eu durant ces trois ans augmentation de | 20,230,802 livres, ou une moyenne de 6,743,601 livres par année.

En 1899, nous avons exporté 111,868,938 livres da bacon, valant | $9,953,582, ou 8.89 centins la livre. Il y a done eu durant ces trois an: | (}. &u régime libéral, augmentation de 64,811,296 livres, ou une moyenne dr: 21,608,432 livres par année. Cela excède de 14,859,831 livres ou de 220.35 | pour 100 pour la moyenne annuelle sous le régime conservateur,

| | L’explication de ce fait est bien simple : du inoment que nos culti. | vateurs, grâce à l’abolition du droit de 73 centins le minot, ont pu se procurer le blé-d’Inde à meilleur marché, ils ont engraissé plus de cochons, ül s’est fait plus de bacon et nous en avons exporté plus.

Mais, dit la brochure bleue, l’introduction du blé-d’Inde américain a eu pour effet de diminuer la valeur marchande de nos bacons.

C'est encore une assertion dont la. fausseté est démontrée par les

faits. | |

|. En 1896, sous le régime conservateur, alors que le blé-d’'Inde amé: ricain n'était pas employé pour les engrais, parce que la taxe en haus-

— @ ON" à

sait trop le prix, la valeur de notre bacon, d'après les déclarations à 1h douane, n’était que de 8.09, ou 88.09 le 100 livres, En 1899, sons le: gime libéral et après que l'abolition du droit de 74 centins le minot “ie diminué le prix du blé-d'Inde et en eut répandu l’usage pour les engrais, le bacon que nous avons exporté, t ujours d’eprès les déclarations en douane, valait 8.89 centins la livre, ou $8.89 le 100 livres, ou 80 centins! de plus.

Il serait difficile de prenver plus elairement qu'au lieu de la dimfnucr, l'emploi du blé-d’Inde pour les engrais augmeute Ja malaur mas chande de nos bacons

La même chose est arrivée pour les bêtes à cornes.

Nous en avons exporté 85,841 en 1894, et 102,862 en 1896, ce qui fait une augmentation de 17,021 pour les trois ans, et de 5673 par année. En 1899, nous en avons exporté 197,451, ce qui fait sur 1896 une augmentation de 84,589, soit une moyenne de 28,196 par année, ou une aïzmentation de plus de 500 pour 100 saus le régime libéral.

Du moment que les cultivateurs ont vu qu’ils pouvaient se procurer le blé-d’Inde à bon marché, ils se sont livrés à l’sngraissement du bétail pour le marché anglais, et le bénéfice de l’abolition des droits opérée | par le gouvernement Laurier a produit J'eugmentation constatés aus haut,

La même chose s’est produite au sujet du beurre,

En 1894, nous avons exporté 5,534,621 livres de beurre et 5,889,241 en 1896, ce qui fait en rais ans une augmentation de 354,620 livres, En | 1899, nous en avons exporté 20,139,195 livres, ce qui fait durant les troi® | ans du régime libéral une augmentation de 14,250,054 livres. De 17.S6cene | tins, ou $17.86 le 100 livres qu'il était en 1896, d’après les entrées en douane, le prix de notre beur: d'exportation est monté à 18.37 centins -/A* la livre, ou $18.37 le 100 livres en 1899. | h

Tei encore nous voyons l'effet de Vabolition des FAare sur le bé. d'Inde, qui a permis aux eultivateurs de se procurer à meilleur marché Pa Yun des meilleurs aliments pour les vaches laitières.

Een De

D'ailleurs, ÿl no faut pas raisonner Tongtemps ponr voir la sagesse € Thabilets dont le gouvernement Laurier a at prouve en sabolissant

ot eut! ; Enr “ds droits sur le blé-d’Inde.

ns en Sur he marché anglais, les Américains sont nos plus redoutables con-

|* currents pour la vente du bétail, de la viande et du beurre. Le blé-d’Inde qui-vient si bien chez eux et qui ne peut ss cultiver proftsblement que was || naitsnr nous l'avantage que représentaient los 1} centins &s droit de | donans : en sbolissant os droit, le gouvernement Laurier « mis les culti- AT vateurs canadiens sur un pied d'égalité avec ceux des Etats-Unis et la | conséquente est que d'année en année, depuis troïs ans, nous énlevons

e qui /||-aux Américains une plus large part du marché anglais, quant aux bétail année. vivant, aux viandes fumées et au beurre. Bi nous avions encore Je droit aug de 3 oontins sur le bié-d’Inde, nous en #TioNs ENCOTE, POUr N0S EXportA- » A Z- | {tions en Angleterre, aux quantités et aux prix du régime conservateur.

€ D'un autre côté, dit la brochure, les agriculteurs qui avaient à | lie de l’avoine et des pois, subissent une perte réelle par suite de l'in

RQ a 4 sta du blé-d’Inde, qui prend la place de ces produits ”, (pl pérée { | C'est encore une fausseté dont les faits et les documents nrblics font aus }| bonne justice.

L sl

Comme le blé-d’Inde coûte meilleur marché, est mieux approprié À

cette fin, nos cultivateurs l’emploient pour leurs engrais, pour faire donmer plus de lait à leurs vaches, puis vendent leurs pois et leur avoine, qui sont exportés en Angleterre, pour la plus grande partie. En 1896, lquend le blé-d’Inde n’était pas admis en franchise dans le pays, nous ) avons exporté 1,544,947 minots de pois. En 1899, avec l'admission du blé- # ŒInde en franchise, nous avons exporté 2,779,168 minots de pois, ow Ut ,934,221 minots de plus que sous le régime conservateur.

— Jen Boo — e*..

fl. | Ilen a été de même pour l’avoine. Nous en avons exporté 968,187 | note en 1896 et 10,812,998 minots en 1899, ce qui fait une augmenta- \ a de 9,344,855 minots. En 1896, sous les conservateurs, nos oultiva« n'avaient que 28,28 centins le minot pour leur avoine, d’après les

déclarations en douane ; en 1899, sous les Nibéraux, ils ont eu 81.09 @ me 1 tins le minot, tel que constaté par les entrées en douane, ou. ie entins:. |: de plus qu'en 1896, sous les conservateurs.

Voilà la perte que l'introduction du blé-d'Inde en franchise a fai mx ä nos cultivateurs !

vent à Ja solliline ie Sir W. Laurier. Comme les-trois quarts de cette | avoine, tout près, ont été achetés dans notre province, ce sont surtout. as les cultivateurs de la province de Québec qui bénéficient de la politique) 3 de l’administration libérale.

Nos gens ont du coeur et du bon sens pourquoi mettraient-ils de D Set moe benne Le ie produits, pour les remplacer par les conservateurs, dont toute la polie que est de taxer, de déplumer et d’écorcher Je peupla {

Page 1