Avec le mot VOTIS gravé plusieurs fois. (Fig
n. Temple pseudo-périptère corinthien de dix colonnes de front, dont six forment un avant-corps.
o. Le dessin original de Du Cerceau se trouve dans le recueil B, fol. 3a. (Le même recueil contient plusieurs autres dessins pour ce livre.)
BIBLIOGRAPHIE
lions). — 1 3. Monument de Saint-Remy, près d'Avignon. — 14. Le Panthéon. — i5. Le Temple de la Paix*. — 16. Le Palais consulaire de Bordeaux. (Les Tutelles; Perrault, dans son Vitruve de 1 68 3 , signale cette planche de Du Cerceau.) — iy. La Maison-Carrée de Nîmes. — 18. L’Amphithéâtre de Vérone. (D.)
Je connais deux états : le premier, avec les planches au trait sous les fonds et sans les numéros; le second, les mêmes planches ombrées, avec les fonds et partout des numéios au milieu de la planche et en haut. Je suppose que Du Cerceau a donné d’abord la suite au trait, puisque ensuite il lit terminer les planches par ses élèves et en fit un nouveau tirage. Voici les seules planches terminées par Du Cerceau : nos 7, 8, 9, 11, 12, 1 3 ; les autres sont ombrées si lourdement, qu’une partie des détails, si finement indiqués par Du Cerceau dans les épreuves au trait, a complètement disparu.
J’ignore si la suite au trait a paru avec un titre; je ne l’ai jamais vu. iD.)
M. Lesoufaché possède un troisième état de ces planches ombrées sans indication de numéros.
Tirée de la se'rie des Petits Trophées d’armes.
L'explication de M. Destailleur paraît la plus probable pour plusieurs de ces planches. Comme toutefois, dans d’autres, les lignes rapprochées des filets se sont confondues à la morsure (nos 6, 14, 16. — Comme dans les premiers essais de gravure, vovez notre figure 5), que les feuilles d’acanthe dans l’Arc de Besançon et le Colisée sont tout à fait de la première manière de Du Cerceau ; que dans d’autres on voit la main de quelqu’un s’exerçant à la manière T’ombrer avec les hachures caractéristiques de Du Cerceau; on peut, pour toutes ces raisons, se demander si nous ne sommes pas en présence des premiers essais d’ombrer du maître lui-même et non de ceux d’un élève qui, peu avant i5ôo, cherche à imiter sa manière.
Au lieu d’être faites à la règle et à l’équerre, les hachures sont souvent légèrement courbes. (Nos 7, i3, 18 ; ce dernier est bien de la main d’Androuet.)
Par contre, le n° 7 montre la transition de la première à la deuxième manière ; le n° 9 a été gravé par Jacques Androuet aux débuts de sa seconde manière, vers 040; le travail des hachures est fin et transparent, et parfois à la main. Dans le n° 12, la deuxième manière se forme et n’a pas tourné à la routine. Le monument si bien gravé
1. Abritant trois statues, et banque de deux autres figures avec un riche fronton. (G.)
de Saint-Remy, avec le beau cheval, les rinceaux de la frise, tient de ses deux premières manières.
L’arc sur le frontispice enfin, avec les anges à gros front, les chutes dans le pieddroit, est certainement de la première manière de Du Cerceau, gravé par lui, et montre les lignes de filets confondues à la morsure, tandis que la légende au-dessus n’est pas gravée, mais imprimée en typographie (sur sept lignes), et celles-ci ne sont pas parallèles aux lignes de l’arc gravé. Les hachures aussi sont peut-être de la main de Du Cerceau, de l’époque où il commençait à ombrer des feuilles. Il résulte de là que la deuxième édition a été préparée longtemps avant la première ; gravée en grande partie à des intervalles assez espacés par Du Cerceau lui-même, et que d’autre part il y a des planches, celles du travail le plus lourd, de l’élève B, qui sont entièrement le travail d’un élève peu avant i56o, lorsque Du Cerceau se résolut enfin à publier cette suite. (G. Voyez d’autres détails sur les arcs dans notre chapitre VI IL Pages 1 86 à 19 1. Gd
MONUMENTS ANTIQUES. — Cette suite se trouve presque toujours avec le volume d’arcs de i56o. Les désignations que je donne sont empruntées à des notes d’une écriture du temps que j’ai trouvées sur un volume.
Il y a vingt planches de format in-folio dont je donne le détail : Temple antique. — Temple de la Liberté. — Temple de Bacchus. — Mausolée. — Saint-Pierre in Montorio, à Rome. — Temple de Jupiter. — L’Arc du Palais antique. — Temple antique de Claudius. — Arc antique. — Portique du temple de Jupiter. — Temple antique. — Temple d’Antonin le Pieux. — Temple antique. — Le Palais de Vérone. — Les Arcs de Langres. — Le Pont du Gard.
Du Cerceau a, je crois, copié cette suite dans l’ouvrage de Jean Blumen, dont voici le titre traduit de l’allemand :
Description exacte et représentation des cinq ordres d’après les proportions de l'Architecture, tirée des antiquités et exactement reproduite comme on ne l’a pas encore fait, par Jean Blum de Francfort-sur-le-Mein , pour la grande utilité et profit de tous les architectes, maçons , tailleurs de pierre, peintres, sculpteurs, orfèvres , menuisiers, et de tous ceux qui font usage du compas et de l’équerre. A Zurich, chez Christophe Froshover, M. D. L V III. In-folio.
A la fin de ce volume, et supérieurement gravée sur bois, se trouve la suite reproduite par Du Cerceau, et dont je viens de donner le détail. (D.)
Cette suite n’existant pas au Cabinet des Estampes de Paris, et n’ayant pas vu l’exemplaire cité par M. Destailleur, nous décrirons un bel exemplaire conservé au musée de Bàle (vol. A 12), qui porte les désignations suivantes, tracées de cette main que l’on rencontre si fréquemment dans les estampes de Du Cerceau, et qui, si elle n’est pas la sienne, remonte à quelqu’un de son officine ; et comme plusieurs de ces compositions sont simplement désignées comme arcs ou temples antiques , nous préciserons ces dernières, afin de permettre aux collectionneurs de les reconnaître :
1. « Du temple de Anthonin-le-Pieux. 1 j 5 X 26 millim. — 2. Arc antique’. — 3. Le pallais de Verone. — 4. Consekratio divi Anthonini — 5. Portaile du tenple de
1. Arc simple entre colonnes accouplées, surmonté d’un attique plus étroit avec fronton.
2. Dans l’ouvrage publié à Rome en 1612 et 1628, sous le titre : Urbis splendor. Opéra et industriel Jacobi Lauri, in-40 obi. de 166 planches. On voit, folio 107, un édifice de forme analogue
BIBLIOGRAPHIE
Jjppiter. — 6. L’arc antique du pal lais de Claudius. — 7. Tenple de Bacus. — 8. Tenple de Diacolis L — 9. Tenple de Venus. — 10. Arc antique2. — 1 1. Tenple antique3. — 12. Arc antique'*. — i3. Les arcs de Langres. — 14. Tenple antique3. — i5. Le tenple de Anthoine a Rome. — 16. Saint pie... mothor a Rome (Saint-Pierre in Montorio). — 17. Le pont du Gai (Gard). — 18. Temple antique3. — 19. Temple de Juppiter. — 20. Tenple de Liberté. »
Nous avions d’abord adopté l’opinion de M. Destailleur, qui veut que la suite soit copiée d’après l’auteur allemand cité — ou pour le moins d’après un original commun — et non pas l’inverse, comme le dit M. Callet dans une note inscrite par lui dans son exemplaire de l’ouvrage de Hans Blumen. Et voici ce qui paraissait confirmer cette opinion : trois des originaux allemands ont, dans les panneaux, des représentations de bas-reliefs qui ne figurent ni dans les estampes de Du Cerceau, ni dans les deux séries de ses dessins originaux qui y correspondent. L’un de ces bas-reliefs, en tout cas, trahit son origine italienne ; c’est un fragment de combat de cavaliers, sinon d’après une composition de Léonard, du moins d’après une de Bramante. Deux des planches allemandes portent en outre la date de 1 5q3 et de 1 5 58, avec les monogrammes RW du dessinateur Rodolphe Wyssenbach, de Zurich, et d’un graveur qui travailla pour lui, au monogramme WI enlacés, accompagnés de l’outil du graveur.
Les dates de i5q5 et 1 5 5 8 , antérieures à celle de i56o de l’édition des Arcs, qui, généralement, précèdent la suite des monuments antiques, semblaient décisives. Un nouvel examen nous a prouvé toutefois que la plupart des eaux-fortes de Du Cerceau sont antérieures au bois de Wyssenbach. Voici nos raisons. Dans la plupart des cas, les bois allemands, en contre-partie des estampes d’Androuet, sont plus petits que ces dernières, juste de la quantité correspondante au retrait du papier. Dans deux cas, la grandeur est égale; seul le bois des arcs de Langres est de deux centimètres plus long que l’eau-forte et n’a pas été calqué sur cette dernière; dans un seul cas, le retrait serait en faveur de l’originalité de Wyssenbach. Mais une raison plus importante pour nous est la priorité des estampes de Du Cerceau révélée par la technique de leur exécution. Les hachures de plusieurs de ces estampes, nous citerons entre autres les deux temples circulaires (des Pénates et de la Liberté), le temple de Saint-Pierre in Montorio, remontent certainement à l’époque où Du Cerceau commençait à ombrer ses estampes, donc vers i5qo; les termes de l’avant-corps du palais antique, à la manière dont ils sont ombrés, paraissent meme gravés avant 040 ; les guirlandes dans Je soubassement de la tour, ou plutôt la pyramide à étages en retraite, décorées de colonnes engagées et de niches 7, ainsi que la frise dans les arcs de Langres, sont gravées dans le caractère
sur lequel est couche'e une figure d’empereur; un aigle plane au-dessus, et des flammes s’échappent de diverses parties. 11 est accompagné de la légende : Consecratio. sive. indigestatio. Imperator. post obitum.
1. Du Cerceau paraît avoir écrit ici Diocalis. Aucun savant consulté par nous n’a pu jusqu’ici nous fournir la moindre explication sur cette désignation qui revient plusieurs fois chez Du Cerceau.
2. Arc à trois ouvertures. Un attique avec fronton sur l’arc du milieu; motif inspiré d’un projet pour Saint-Pierre de Rome ou pour San Lorenzo, à Florence.