‹ Les Du CerceauChapitre 203 sur 230 · DÉCORATION · texte numérisé non relu

DÉCORATION

GRANDS CARTOUCHES DE FONTAINEBLEAU. — Deux suites numérotées de 1 à 10 par des chiffres à rebours. Plus tard, lors d'un tirage postérieur, Honervogt a ajouté son nom sur les planches. Larg., 227X160 millim. de haut. Au Cabinet des Estampes, parmi les œuvres anonymes de l’école de Fontainebleau : série absolument authentique; ce sont peut-être les premières estampes ombrées connues de Du Cerceau. Certaines parties sont indiquées simplement au trait. Une partie des sujets se retrouve, plus ou moins modifiée, parmi les petits cartouches. (G.)

PETITS CARTOUCHES. — Trente-six pièces. Mariette dit en parlant de cette suite : « Une autre suite de dessins d’ornements dans le même goût et d’après les mêmes peintres, qui les ont presque tous exécutés dans les chambres du château de Fontainebleau. » (Mariette vient de parler, dans l’article précédent, du Primatice et des peintres qui travaillaient avec lui.)

Il y a eu certainement plusieurs éditions de cette suite ; malheureusement je n’ai pu en réunir plusieurs exemplaires, afin de les comparer. D.)

Les plus anciennes épreuves, tin de la première manière, presque contemporaines de quelques-uns des grands cartouches (fig. 85) ; l’un, un cadre avec Vénus dans le haut, rappelle Vénus et Mars dans un tabernacle au trait (première manière). D’autres, les plafonds, sont de la deuxième, d'autres, de la troisième manière ; Victoires ailées au milieu de beaucoup d’armes, sans compter des copies tout à fait faibles. (G.)

Plusieurs de ces cartouches ont été copiés plus tard librement dans l’ouvrage ayant pour titre : Raccolta de disegni et compartimenti diversi , tratti de marmi e bron^i degli antichi Romani et dedicate ail’ illmo. Sigv Georgio Maymvaringe, Cap'10 Englese. Francesco Valerio D. D. (F.)

CARTOUCHE OVALE ENCADRANT UN PAYSAGE. Haut., 190 millim.; larg., 223 millim. — Des figures remplissent les écoinçons. Dans le bas, deux guirlandes de fruits, séparées par une tète. Pièce anonyme, collection Foule. La manière de graver rappelle certaines pièces de Léon Daven. (F.)

Cette pièce paraît gravée entre 1 5qo et i5q5. (G.)

GROTESQUES. (Première édition.) — ■ Le frontispice se compose de motifs d’arabesques paraissant former un arc. La hauteur de l’imposte et de la base est occupée par deux frises. Dans l’espace qui les sépare, on lit : Jacobus Androuetius du Cerceau ,

lectoribus S. Nihil aliud semper cogitanti et molienti mihi . Valete et nostra scripta

vestris ponderibus benevole examinate. Aureliœ, i55o.

Il est fort rare de trouver ce recueil dans son état primitif, ce qui fixerait les doutes qui existent sur le nombre de planches qui le composent. Mariette, dans ses notes, le fixe à 5q. Toutes celles que j’ai rencontrées m’ont paru faibles comme épreuves. Est-ce un simple hasard ou bien les planches n’ont-elles pas été gravées de manière à tirer longtemps? Je l’ignore. Mais une seconde édition parut douze ans plus tard. L’espace me manque pour décrire séparément chacune des pièces de ces deux éditions et en montrer les différences; mais je puis signaler assez de remarques pour qu’il soit facile de distinguer les deux éditions. Dans la première, le graveur a pris le parti de mettre des hachures dans presque tous ses fonds. Les planches sont toujours un peu plus grandes; enfin, la composition est moins étudiée, moins finie. Les planches ont io5 millim. de hauteur sur 67 millim. de largeur. (D.)

Les grotesques d’Æneas Vico, qui ont parfois servi de modèle à Du Cerceau, sont de i5qi. (G.)

GROTESQUES. (Deuxième édition.) — Le frontispice est formé par un cadre dans lequel on lit : Lectori, en nostrum tibi denuo prodit opus de ludicro picturce genere , quod varias rerum commiscet species ( grotescliam vulgo dicunt) multis figuris auctum et complectatum. Vale et fruere. Lutetiæ, anno Domini 1 50°. — J. A. D. C. — 60 planches, 100 millim. de hauteur sur 62 millim de largeur. Mariette possédait des cuivres de l'édition de 1 562, et il en fit tirer un grand nombre d’exemplaires, mais sans le titre. Ils passèrent ensuite entre les mains de Jombert, qui en fit un nouveau tirage qu’il inséra dans son Rcpertoire des artistes, publié en 1-52. Les planches sont nurné-

BIBLIOGRAPHIE

rotées. Il a inscrit son nom et son adresse dans un cartouche de la deuxième planche. Voici le titre : Livre d’ornements grotesques et arabesques, à Paris, chez Jombert, rue Dauphine. On lit, au bas de la planche : J. A. Du Cerceau inv. et sc. Les Grotesques ont été copiés en 094 par Jean Siebmacher, de Nuremberg. Il a pris pour modèle l’édition de i562 ; ce qu’il est facile de vérifier en comparant à la fois quelques pièces des trois éditions. On verra que Siebmacher a toujours suivi les motifs de l'édition de 1 5 6 2 , quand ils diffèrent de celle de i55o. La gravure en est maigre et manque de sentiment. Les planches sont numérotées, elles ont 65 millim. de larg. sur 101 millim. de haut.

Il doit exister une édition italienne; j'ai vu un titre au bas duquel on lit : Luca Berlelli formis. (D.)

Fig. 88, 89, 90, iii, 1 1 2, 1 1 3, 1 27. Voyez notre texte, page 1 92. (G.

LIVRE DE GROTESQUES. Grandes grotesques. Paris, Wechel, 1 5 66 . In-folio de 2 feuilles de texte et 35 planches. — Il y a trois tirages; dans le premier, les ombres et les fonds sont d’un travail très simple et très transparent ; dans le deuxième, le graveur a refait des hachures dans toutes les parties ombrées, ce qui leur donne un aspect beaucoup plus lourd. Je n’ai jamais connu le titre de cette deuxième édition. Jombert en a enfin un dernier tirage dans son Répertoire des artistes. (D.)

Voyez aux pièces justificatives le texte exact du titre et de la dédicace conservés dans deux seuls exemplaires, l'un chez M. Lesoufaché, à Paris, l’autre dans la première collection Destailleur, actuellement à Berlin. Voyez aussi les Frises.

Le titre avec la date : Turin, 1 5 86, au Cabinet des Estampes, est une des fantaisies de M. Callet. Voyez nos appendices ix et x.

GROTESQUE POUR UN PANNEAU EN HAUTEUR. Haut., 140 millim. ; larg., 66 millim. — Deux griffes de lion, terminées en rinceau, portent une tablette qui soutient un masque entouré de feuilles, surmonté de deux chimères adossées. (F.) Vers 1 5 5 0. (G.)

GROTESQUE, PANNEAU EN LARGE. Haut., 66 millim.; larg., 10 1 millim. — Cinq guirlandes dans le haut dont les points d’attache correspondent à des montants qui partent de la tête de quatre bustes de chimères. Les intervalles remplis de petits motifs. Vers i5 5o-i56o. Cabinet des Estampes, à Paris. (G:

GROTESQUE, PANNEAU OBLONG. Haut., 42 millim. ; long., 80 millim. — Deux dragons adossés à une draperie avec tête de lion surmonté d’une chouette. (F.)

Collection Foule. Gravé entre 1 5 5 5 et 1 5 6 5 . (G.)

FRISES. — Jombert a publié dans le Répertoire des artistes, n° 25, sous le titre suivant : Premier recueil d’ornements grotesques et arabesques, par Du Cerceau, 10 pièces représentant des frises, ornements, etc., qui ont évidemment appartenu à des suites différentes. Malheureusement je n’ai jamais rencontré les tirages primitifs. (D.

Dix de ces frises ou bordures, dont l'une était destinée à un plat ou à un médaillon circulaire, sur six feuilles, font suite au volume des Grandes Grotesques, muni encore

de son titre et de sa dédicace, qui appartient à M. Lesoufaché. J’en ai vu deux autres chez M. Destailleur, mesurant, l’une i5o millim. de haut., 3o2 millim. de long, (elle renferme des lévriers montés par des amours, des caducées, etc.) ; l’autre 146 millim. sur 46 millim. (un médaillon avec une figure assise au milieu). Ces dimensions variables, la différence d’exécution qui varie entre i55o à 1 566 environ, le fait que le même motif dans un cas se trouve répété à deux échelles différentes, font penser que ce sont là les fragments d’au moins deux suites différentes, restées peut-être inachevées. Fig. 91. (G..

GRANDS TROPHEES D’ARMES, paraissant imités d’Æneas Vico. — Je n’en connais que deux pièces. (D.)

PETITS TROPHÉES D’ARMES. — 40 pièces sur 21 planches. 7 centimètres sur 11 centimètres. (D.)

Casques italiens, armures antiques et modernes, instruments de guerre antiques, d'abord isolés, puis groupés pêle-mêle, pour former des frises et ornements de pilastres ; le tout, sans doute, d’après un bon maître italien de l’école des Loges. Deuxième et fin de la deuxième manière. (Fig. 126.)

J’ignore si au nombre des pièces comprises dans la description de M. Destailleur se trouve le Char rempli de trophées , qui ne se trouve pas au Cabinet des Estampes et que j’ai vu dans la collection Foule. Il mesure 1 15 millim. de long et 79 millim. de haut, et paraît gravé entre i5q5 et i5 5o. Une autre pièce chezM. Foule montre deux trophées séparés par trois montants très fins. Au trait. Haut., 48 millim.; larg., 85. Sur le verso, la contre-épreuve de trois pendeloques François Ier. Voyez page 294. (G.)

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