‹ Les Du CerceauChapitre 210 sur 230 · APPENDICES · texte numérisé non relu

APPENDICES

représentation des intérieurs (salie de la Chancellerie, diverses parties d’un modèle en relief pour Saint-Pierre'!, Du Cerceau choisit son point de vue plus près du tableau que ne le font généralement les Italiens, habitués aux grandes salles, et révèle ainsi l’habitant du Nord dont l’œil est accoutumé à vivre dans des pièces moins grandes et à voir les choses plus rapprochées1. Meme en admettant chez Du Cerceau les aptitudes spéciales pour le dessin, que personne ne saurait lui refuser, en nous basant sur nos propres expériences, nous croyons qu’il faut admettre des études architectoniques assidues pendant au moins trois années consécutives, avant d’avoir acquis la manière de dessiner personnelle qui se voit dans les quatorze feuilles conservées à Munich. Comme d’autre part, ces documents ne peuvent être, ainsi que nous l’avons démontré, postérieurs à 1 5 3 3 , nous devrons fixer l’année i53o comme étant la dernière limite à laquelle Jacques Androuet aurait entrepris les études d’architecture. Et, comme il n’est que légitime d’admettre un séjour de deux ou trois ans en Italie, que Du Cerceau ne se rendit certainement pas en ce pays sans posséder une certaine connaissance du dessin et une vocation prononcée pour les arts, on est amené par cet ensemble de faits à fixer l’âge que Jacques Androuet devait avoir atteint, en i53o, c’est-à-dire dix-huit ou vingt ans. Sa naissance ne saurait donc être en aucun cas postérieure aux années iâioou 1 5 i 2 .

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