FIG. 5 O
FRAGMENT D UN DESSIN DES TUTELLES, A BORDEAUX. Grandeur de l'original. (Chez M. Destailleur, vol. B, fol. 27.)
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9. Arc avec quatre colonnes corinthiennes et un fronton. — 10. Arc à trois arcanes et à colonnes corinthiennes. — 1 iv. Arc à une ouverture. — 12. Porte en arcade entre colonnes ioniques accouplées portant un fronton demi-circulaire ; elle se retrouve vol. F, fol. 3 7. — i3. Perspective d’une triple rangée de colonnes. (Vol. J, 79, un peu différent, gravée dans les vues d’optique.) — 14. Monument à deux étages, trois arcades corinthiennes dans le bas, trois fenêtres avec frontons en haut. — i5v. Deux chapiteaux ionique et dorique, avec leurs entablements. — ibv. Deux entablements et deux corniches. — 17. Le tombeau romain à Saint-Rhemy. — 18. Intérieur d’église de style bramantesque. — 19V. Deux arcs séparés par une colonne que Du Cerceau appelle ailleurs l’Arc de Ravenne. — 2iv. Probablement l’Arc de Titus. — 22. La moitié du temple de Bacchus. (Voy. arcs et monuments antiques gravés.) — 23. Perspective d’un portique . — 26. Rez-de-chaussée à trois travées avec colonnes corinthiennes couplées, une porte et deux niches avec frontons. — 27. Les Tutelles à Bordeaux, beau dessin dont notre figure 5o donne une partie ; hauteur totale, 0,364. — 29. Façade dans le genre du portail du temple de Jupiter des monuments antiques. (Série de Bâle.) — 3i. Le portique du Panthéon sans les niches et avec plafond droit. — 33. Extérieur du Colisée, — 35. L’Arc dans le genre de celui des orfèvres, à Rome.
Le dernier feuillet n’a pas de dessin et porte l’indication : Le xxxvi et dernier , dans une écriture de l’époque.
Comme exécution, ce recueil est le plus ancien en date après la série de Munich ; la manière dont le caisson de la corniche, fol. i5v, est dessiné est identique à celle des caissons du plafond, figure 2, de Munich. — La feuille i6v montre qu’elle a été exécutée peu de temps après le retour d’Italie, et l’ornement de l’archivolte, fol. 7, est très bien dessiné, sans trace du « chic » de la deuxième manière, et tout ce qu’il y a de plus fin comme exécution.
Plusieurs de ces dessins ont été gravés au trait par Du Cerceau. Ce sont : les sujets sur fol. 3, 4, 7, 17, 2iv (?), 3i avec variantes, et 33 ; nous voyons dans ce fait une confirmation, si cela était nécessaire, de la date reculée du recueil.
L’intérieur d’église, fol. 18, se trouve parmi les croquis du vol. J, sur le fol. 25 [Sur l’ordonnance du temple d'Isis ), rendu d’une façon plus soignée dans le vol. H, fol. 19 : « Le temple de la déesse Ysise » (ou Ysse ?), et a été gravé parmi les Temples, avec la légende : Ex templo Isidis.
11 semble donc permis de conclure de ce fait que Du Cerceau rapporta déjà d’Italie les dessins des Temples plutôt qu’il n’en eut connaissance après son retour en France.
Quant à la composition, feuille 8, si elle est l’œuvre de Du Cerceau, elle ne fait point honneur à son goût. L’ordonnance en est à la fois sauvage et extravagante. Le gorgerin des chapiteaux ioniques, d’une hauteur extraordinaire, est entouré d’une cravate d’énormes roses ou marguerites à feuilles d’acanthe du galbe le plus disgracieux ; une forme très analogue se voit gravée dans la dernière cheminée du château de Madrid ( les Plus excellents bâtiments de France ), par Du Cerceau.