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Les ducs de Bourgogne

Un homme érudit , qui est en position de connaître le fond des choses , m'écrit de Bruxelles : Vous aurez raison de ne pas vous fier aux promesses des Académies; croyez-moi, faites comme si l'Académie royale de Belgique n'avait rien dit.

Si j'en croyais mon correspondant , je devrais donc renoncer à voir les documents de l'histoire des arts , aux xive et xve siècles , réunis par le premier corps savant de la patrie des Van Eyck, c'est-à-dire que j'aurais dérangé mon plan de publication et changé l'ordre de mes recherches sans autre résultat que la triste victoire d'un chercheur isolé sur tout un corps de l'État.

Non , je ne crois pas que la Belgique , qui a tant fait pour son passé , en même temps qu'elle assurait sagement son avenir, recule devant la tâche si facile et si belle de mettre en évidence et en relief sa gloire la moins contestable et la plus grande ; qu'elle renonce à écrire l'histoire des arts dans les Flandres , quand elle possède des historiens qui généralisent

IIe PART. — TOM. II. «

aussi bien que MM. Kervyn van Lettenhove1, de Gerlach2, Schayes3, qui secouent la poussière des archives d'une main aussi vigoureuse que M. Gachard, ou qui savent pénétrer dans les détails de la monographie, comme MM. A. Wauters4, Polain5, Van der Meersch 2, et tant d'autres archéologues dis-

1 L'histoire de Flandre, conduite jusqu'à l'année 1792, a déjà six forts volumes in-8°. C'est un monument d'érudition consciencieuse, de style élevé, de narration facile. L'auteur a trouvé dans son patriotisme et dans une sorte de libéralisme communal, qui sent son cru, une couleur chaude et des élans passionnés. L'histoire exigeait peut-être, à l'égard des souverains, de la noblesse et des alliés, une impartialité plus grande ; elle pouvait demander à l'écrivain qu'il n'oubliât pas que ce luxe, que ces fêtes, que tous ces encouragements donnés aux arts, loin d'être une source de corruption et d'immoralité, ont plus fait pour la prospérité et la gloire des Flandres, que la turbulence des communes. Il est évident pour tout esprit non prévenu que si les comtes de Flandres , si les ducs de Bourgogne n'étaient pas intervenus entre les cités flamandes , elles se dévoraient entre elles. La parcelle de patriotisme qu'on aperçoit dans leurs dissensions , dans leurs rivalités , elles la doivent à l'antagonisme du sujet contre son souverain. Sans doute ces princes ont eu des torts, ils étaient hommes ; mais n'est-ce pas se montrer par trop Flamand que d'admirer et de vanter, à Bruges même, l'esprit libéral des Gantois !

Après un long siècle de vertige le temps est venu de faire la part aux peuples comme on l'a faite à la noblesse et aux rois. Les peuples, il est vrai, n'ont rien à gagner à ce retour vers l'impartialité.

2 L'histoire moderne de la Belgique est un titre littéraire parmi les autres titres de cet homme distingué.

3 L'histoire ancienne de la Belgique a été approfondie par ce savant. * M. Alexandre Wauters a écrit l'histoire de la ville de Bruxelles en

collaboration avec M. Alex. Henné. Sans sortir d'un cadre dont la critique peut approuver les limites , il a trouvé dans son sujet la matière de trois volumes de 650 pages, d'une impression serrée et d'un grand format. Recherches originales , données heureuses, aperçus nouveaux, style facile et en rapport avec le sujet, tout est réuni dans cet ouvrage.

5 L'histoire de Liège, la chronique de Jean le Bel (une découverte importante) et vingt dissertations, qui sont des ouvrages, forment l'excellent bagage littéraire de cet érudit.

6 11 est l'auteur d'une histoire des imprimeurs belges, dont l'industrie, comme on sait, s'est répandue dans toute l'Europe.

INTRODUCTION. . m

(ingués dont elle a formé les classes de son académie. Non , encore une fois non , elle ne laissera pas un étranger compulser sous ses yeux ses riches archives et conquérir cette gloire à son détriment. J'ai confiance en sa promesse et j'attends d'elle , comme le monde érudit l'espère , ce nouvel effort de dévouement patriotique.

Ce second volume des preuves de mon Histoire des ducs de Bourgogne se ressent défavorablement du plan nouveau que j'ai adopté. Tandis que le premier est rempli de faits importants, tandis que le troisième le surpassera en indications neuves, en données d'une grande portée, celui-ci languit quelque peu dans les inventaires , les pièces détachées et les rectifications, mais c'est le sort de toutes ces collections et , pour être moins apprécié ou plus difficilement appréciable , le labeur de Fauteur n'en a pas été moins pénible.

Les inventaires et les pièces comptables forment donc le fond de ce second volume; inutile d'insister sur l'intérêt de ces documents, il n'y a pas une science, pas un art, pas une industrie , qui ne trouve à y puiser des renseignements curieux; notre langue elle-même y a son histoire anecdotique.

L'ordre par dépôt littéraire et par grandes archives adopté dans ma publication , m'obligeait à publier en tête de ce volume l'inventaire de Charlesle-Téméraire , qui est conservé à Lille1. Cet ancien

brouillon original , écrit sur papier, n'est pas daté et il n'a pas d'intitulé, mais il est facile de se convaincre par la nature des objets décrits , comme par la rédaction de plusieurs articles, que nous avons là l'inventaire des joyaux , livres, linge, tapisseries et meubles laissés par Philippe-le-Bon à son fils1, et rédigé par le garde des joyaux du duc Charles, qui fondit ensemble les objets appartenant en propre au duc régnant2, avec ce que lui laissait son père. On trouve même plusieurs additions postérieures à l'année U67, date de la mort de Philippe-le-Bon , et quelques retranchements, dont Fun est daté du 12 février U693.

Le comptable avait enregistré tout d'abord les articles au fur et à mesure de leur entrée et pêlemêle comme ils se présentaient, il comprit plus tard qu'il fallait adopter un ordre méthodique pour qu'on se retrouvât dans ce dédale. Il est résulté de là deux rédactions distinctes, qui présentent des différences non-seulement dans le libellé, mais aussi dans le détail des descriptions et jusque dans le nombre des articles. J'ai cru devoir publier ces deux rédactions qui se complètent l'une l'autre4.

Les archives de Lille, comme je l'ai déjà dit, ont perdu , à l'époque de la révolution de 93 , la presque

1 N°» 2043, 2408 et suivants.

1 Ko» 2361 , 2701.

3 No 2227.

4 Le premier va du n° 2001 au n° 3351 ; le second du n<> 3352 au n° 3988.

INTRODUCTION. y

totalité des pièces comptables , telles que mandements et ordonnances de payement, certifications de dépenses faites et quittances de sommes reçues. Ces pièces, écrites sur de petites feuilles, souvent sur des lanières de parchemin , furent enlevées des archives par des commissaires républicains qui prétendaient les envoyer patriotiquement aux arsenaux pour la confection des gargousses , tandis qu'on sait très-bien que les grandes chartes étaient seules propres à ce service. Elles furent vendues au poids, au profit des commissaires, toujours par pur patriotisme, et perdues pour l'érudition. L'histoire doit les pleurer. C'est la plus sensible de nos pertes , car tandis que les comptes n'enregistrent que sommairement le fait, ces actes le relatent en détail, souvent dans ses circonstances les plus minutieuses. J'espérais beaucoup d'un résidu de pièces non classées que je trouvai dans une salle basse de l'hôtel des archives de Lille1, et le peu de temps que je consacrai à son examen fut assez fructueux pour me donner la certitude qu'un dépouillement complet et régulier produirait des résultats importants. Ce travail, que je n'ai pu qu'ébaucher, revenait de droit au garde des archives et à ses employés ; il n'a pu être exécuté dans les trois années qui viennent de s'écouler, et j'offre aux érudits2 ce que j'ai recueilli et ce que je dois aux communications obligeantes de M. Le Glay.

1 Voyez tome I, page lx.

2 Du n° 3991 à 4062.

Il y a dans ces pièces des renseignements dont je ferai ressortir en son lieu toute l'importance. Qu'il suffise ici de dire que les noms de Claiz de Fribourg1, le célèbre orfèvre , de Jean Le Tavernier, l'habile enlumineur, s'y trouvent en association avec de nouveaux renseignements sur des artistes déjà cités, tels que Hue et Jean de Boulogne , Jean Hennequart, Pierre Coustain , etc., etc. Ces renseignements sur des artistes tombés dans l'oubli , acquièrent une valeur toute pratique quand ils se rapportent à des monuments encore existants. Ainsi les offrandes nombreuses apportées à l'église de Saint-Esprit-lez-Rue, devraient se retrouver dans la chapelle construite à cette époque déjà reculée et si heureusement conservée à la nôtre2. La statue de la sœur du duc Philip pe-le-Bon , sculptée par Guillaume Vlenton3, de Paris, en 1440, ornait encore, il y a cinquante ans, l'église des Célestins. La duchesse de Bedford avait été enterrée dans un caveau à droite du chœur. En 1 847, alors que l'administration municipale voulut donner plus d'extension aux casernes de la garde municipale, elle décida qu'on les construirait sur l'emplacement de l'ancienne église des Célestins, si toutefois la commission des monuments historiques autorisait la suppression de ce qui restait de l'ancien édifice, et après qu'on aurait retiré des ca-

1 No 3991.

2 Dans l'arrondissement d'Abbeville. La commission des monuments historiques l'a classée et la restaure.

INTRODUCTION. VII

veaux , sous la surveillance de personnes honorables, les ossements qui pouvaient encore s'y trouver. Je fis partie de ces deux commissions. L'invasion des vandales révolutionnaires n'ayant laissé à l'église que ses quatre murs , et ces murs n'ayant , ni dans leur appareil, ni dans leurs moulures, aucun caractère archéologique , je votai pour son abandon aux nécessités municipales. La seconde commission procéda dès lors à l'exhumation des ossements. On déblaya le sol jusqu'à une profondeur où la sonde indiquait que le travail des générations s'était arrêté. Là tout était en désordre, les caveaux avaient été effondrés, toutes les tombes violées et les ossements entassés pêle-mêle à mesure que l'avidité sordide des patriotes s'était trouvée satisfaite. Dans un caveau de forte construction nous trouvâmes , mêlée à quelques ossements, une plaque de plomb1 qui portait, gravée en creux et en caractères gothiques, l'inscription suivante :

Cy gist très haulte , puissante princesse mada

me anne de bourg11' fille de feu treshault et puissant prince jehan duc de bourgne conte de flandres dar

tois et de bourgne famé de treshault et puissant prince jehan gouvernant et regent le roy"'e de france duc de bedfo

rd qui trespassa en Vostel de bourbon à paris le xmie jour de novembre mil quatre cens trente deux. Le doute n'était plus permis, nous avions là le

« Celte plaque a 34 centimètres de longueur sur 18 centimètres 50 millimètres de hauteur ; elle a été déposée dans le musée de l'hôtel de

VHl LES DUCS DE BOURGOGNE.

caveau destiné à conserver la dépouille mortelle de cette sœur de Philippe-le-Bon qui fut quelque temps le gage et le ciment d'une union où le duc de Bedfort avait tout à gagner, où le duc de Bourgogne perdit jusqu'à sa qualité de Français. Devant cette tombe, il est bon de le rappeler, le fils de Henry V, le régent de la France, fut grand surtout parce qu'il resta Anglais. Oublions les torts de son beau-frère, il sut les réparer en les faisant payer cher à ses alliés.

Les comptes des dépenses du duc de Bourgogne sont remplis de prévenances galantes, d'attentions délicates pour sa sœur. La dernière, voilée de deuil, est consignée dans cette quittance. On voit dans cet acte le tombeau de la duchesse de Bedford , sculpté par Guillaume Vlenton , de Paris , s'élever aux frais de Philippe-le-Bon. Le caveau de la duchesse était surmonté d'un monument, dont le dessin doit se retrouver dans la portion de la collection Gaignières, recueillie sans aucun titre légitime à Oxford. Sur ce monument était couchée la statue de la princesse. Lors de la dévastation de nos églises , on fouilla les tombeaux uniquement pour chercher les joyaux d'or et les pierres précieuses. Si les ossements furent dispersés, c'est que, dans la hâte, on détacha la tête des morts ou qu'on arracha leurs doigts pour ravir plus vite la couronne, le collier et les bagues dont la

Cluny, et des épreuves en plomb en ont été données aux membres de la commission . Je compte réclamer l'original pour l'encastrer dans le piédestal de la statue de Vlenton, qui va figurer dans la salle de la sculpture du moyen âge, au Louvre.

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piété filiale avait voulu les enrichir au delà de la vie. Les pierres sculptées n'avaient aucune valeur, on en mutila bon nombre, par pure gentillesse; mais, en général, on les abandonna à M. Lenoir, qui en meubla son musée à peu de frais. C'est ainsi qu'il recueillit les précieux monuments des Célestins , et la statue couchée delà duchesse de Bedford fut du nombre. En 1 81 6 , lors de la dispersion si regrettable de cette collection, la statue de Guillaume Ylenton fut mise dans les magasins de l'école des Beaux-Arts, et elle y resta jusqu'à ce que le roi Louis-Philippe la réclama pour Versailles. Je l'ai fait rentrer, cette année, au Louvre pour qu'elle prît place dans les salles de la sculpture française du moyen âge, et on trouvera , dans ma notice sur cette collection , une appréciation des mérites de cette œuvre conçue encore dans les données du moyen âge et exécutée avec toute l'habileté de l'école de Dijon.

D'autres renseignements intéressants sont contenus dans ces pièces comptables : je ne citerai ici que la quittance1 annonçant l'arrivée, dans le port de l'Écluse , des galères de Venise chargées de ces verreries si recherchées dès lors , si recherchées encore de nos jours, et dont une partie est acquise, dans cette occasion , par le duc de Bourgogne.

J'avais résolu de procéder, dans la réunion de mes extraits, par dépôt littéraire public ou plutôt par l'ensemble des dépôts d'une même ville, mais

j'ai trouvé dans le titre d'appendice une excuse pour réunir quelques documents liés intimement à ceux qui précèdent. Ainsi l'inventaire du duc Philippe-le- Bon, daté du \% juillet 1420, m'a semblé devoir gagner en intérêt , placé en regard de celui de son fils et à un demi-siècle de distance. Je n'en ai donné qu'un extrait , et cependant je crois n'avoir rien omis d'essentiel1. J'aurais pu également introduire dans ce volume d'autres documents appartenant à la chambre des comptes de Lille et qui ne se trouvent que par suite de désordres dans les dépôts publics de Paris, mais ces documents n'ont pas une véritable importance, et ils seront mieux à leur place dans le dépouillement général des archives et collections publiques de Paris 2.

J'évite de toucher de nouveau à un point sensible que j'ai abordé en commençant cette introduction , j'entends parler du travail qui reste à exécuter dans les archives delà Belgique. J'ai dit pourquoi j'avais changé mon plan , j'ai exprimé mes craintes et mes doutes ; ici j'expose en peu de mots comment j'ai été amené à introduire dans cet appendice quelques dé-

2 Les sept numéros des Archives sont des comptes de voyage écrits sur rouleaux de parchemin, et je n'ai rien trouvé d'intéressant dans les n°» 590, 92 , 93, 94, 95. Dans le rouleau 589 je lis: Neuf douzaines de pains pour les chiens — à Guyot du Tour façon d'oubliés , 2 s. pour sucre, moustarde, 3 porcs, 3 veaux, 22 moutons, 213 poules, 200 œufs, pour l'aménage de 11 dains de Hesdin. Le n° 591 ne m'offre que ce passage : A l'oste de madame pour un douzaine de groz pains à faire tranchoirs. — Ces renseignements , on le voit, sont de peu d'intérêt.

INTRODUCTION

pouillements qui rentrent dans la catégorie des travaux que je réserve à l'Académie royale de Belgique.

M. Emile Gachet m'a communiqué et libéralement offert le dépouillement qu'il a fait des registres de la chambre des comptes de Brabant depuis l'année 1368 jusqu'en 1389. Je connaissais personnellement le savant chef du bureau paléographique de Bruxelles, j'avais pu apprécier son aptitude dans ce genre de minutieuse exploration et la conscience qu'il apporte dans ses travaux. Je n'ai donc pas hésité à enrichir cet appendice de ses extraits1. J'ai déjà dit, à propos de la comptabilité des comtes de Flandres, qu'il était utile de faire connaître quelles furent, avant l'avénement des ducs de Bourgogne, les tendances et l'activité artistique des divers souverains des Pays- Bas et de la Bourgogne ; les comptes de Brabant présentent un des côtés de ces aperçus2. On voit, du-

2 Je viens d'acquérir , à la vente de feu M. Monteil , tiois volumes ou registres in-4° de comptes du comté de Hainault. J'espérais qu'ils contenaient des indications curieuses sur les arts ou sur l'industrie; mon attente a été trompée. Ils sont purement administratifs. J'en extrais les articles suivants :

« Item payet et delivret pour les fraiz et despens des valiez des ju- » mens qui vinrent de Lombardie, depuis le jour de Pentecouste, l'an » xxxv (1435), jusquez au jour saint Leurench, en celui an, que les

» dittes jumenz se partirent pour aler à St Ghillain et pour les

>» frais et despenz de le gouvrenanche des dittes jumenz pour ce terme » et pour plusieurs parties délivréez as valiez de Renault Sollie et de le » Porkerie pour les estallons des diz lieus, ensi corne il appert par les » parties qui de çou, en j rolle, font plus pai faite mention, comptées par » Jehannet Wardain de la maison Daymuer et par les genz MS Henry » de Liedekergue lvj liv. xix s. ix den tour.

» Item delivret et payet pour les fraiz et despenz des buez et des vac- » uues de Savoye MS de Haynau et pour les fraiz et le gouvrenanche

Ml LES DUCS DE BOURGOGNE.

rant ces vingt années, le courant se diriger de la France dans les Flandres. Les artistes viennent de

» des valiez, qui wardèrent les dites biestez, tout l'iver, l'an xxxv, si » come en bleit et en saiglepour les diz valiez, et si corne en veche, en m fuerre et en estrain pour les dites biestes tout le dit terme. Si come » il apert plus plainement en j rolle qui de chou fait mention. Compteit » par le dessusdit Jehannet en nuxx liv. xi s. vi den. »

Toutefois on a relié à la fin du troisième volume les fragments d'un état des officiers domestiques du duc Philippe le Bon pour les dernières années de sa vie. Cet état est suivi d'une ordonnance dont je me réserve l'usage pour mon texte. J'extrais sommairement ce qui suit :

« Massin l'armurier, tousjours compté à trois solz par jour, présent et » absent et son cheval délivré en l'escuierie quant il est présent. (On » lit en marge et en surcharge.) Le premier jour de juillet, l'an mil cccc »lxj, MS le duc me commanda mettre et enregistrer, en ces ordon- » nances, Jehan Wagesquin, pour estre compté ou lieu de feu Massin » l'armurier, lequel est allé de vie à trespas et est le lieu du dit » Waghesquin aboly.

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