CHAP. IV. DÉTERMINATION DE LA PERMEABILITE
se refroidissent plus rapidement ; la conductibilité magnétique se modiGe nécessairement aussi.
Pour parer à cet inconvénient, TAuteur a construit un appareil(l) qui n'exige que des barrettes de 80 millimètres de longueur et de 500 mm^ de section et qui présente^ outre une exactitude très suffisante pour les besoins pratiques, l'avantage d'un maniement simple et rapide.
Les mesures pour l'établissement d'une courbe complète de saturation n'exigent que 5 minutes.
La construction de l'appareil dont il s'agit repose sur le principe de la balance magnétique.
D'après Maxwell, l'effort de traction qu'un aimant de section S et d'une densité de lignes B peut développer est
(91) Z — g^j X 81: X « OUO ^**^^-
On tire de là
(92) B = y/^J!LX|!>
ou B =
Par conséquent, lorsqu'on connaît Z, on pourra calculer B en faisant usage de l'équation 92.
Tableau desB et Zpour une barrette cT essai de 25,
5"*/m de diamètre
kçr.
or 00
(1) Des appareils de ce genre sont en usage aux Ateliers d'Oerlikon, dans ceux de M. J. Farcot à Saint-Ouen, à l'Arsenal du Lloyd Autrichien à Trieste, chez MM. Easton, Anderson et C" à Erith, etc.
l'api'areil 193
La Ggure lOo montre l'élévation de l'appareil, la Qgure 106 une vue extérieure ainsi que la façon de le disposr.
Sur la barretle d'essai a est disposée une bobine les chapes b et c, qui ont une section beaucoup plus grande que a, forment avec la barrette d'essai un circuit magnétique complet. La chape supérieure b repose sur deux couteaux d, de sorte que les surfaces polaires cylindriques ee se trouvent toujours à la même distance, quelle que soit la position de l'appareil. La
surface /, ainsi que les surfaces par lesquelles se termine la barretle, doivent être très exactement polies. Pour faciliter ce travail, la bobine est portée par un chariot, ce qui permet de la déplacer légèrement sur le côté. La chape g sert à réaliser l'équilibre ainsi qu'à faciliter le réglage du levier k.
Calibrage de l'appareil, — On détermine d'abord le point zéro en déplaçant le poids i jusqu'à obtenir l'équilibre. Le point correspondant est marqué d'un trait verlical.
En suspendant successivement à la cbape g les poids Z, correspondant aux diverses valeurs de B qu'on trouve dans li* Tableau précédent, et en déplaçant le poids i, on peut d^ler-
196 CHAP. ir. DÉTBIIMINATION DE l~i PERMÉABILITÉ
miner à chaque moment les positions d'équilibre qu*onmar(fae d'un trait vertical.
Un dernier trait de l'échelle indique la densité des lignes de lorce lorsque la chape est enlevée. Dans ce cas, en calculant B et Z on doit encore ajouter le poids de la chape. De celte
façon, on évite de surcharger les couteaux et on supprime la nécessité d'avoir un levier trop long.
11 va de soi que, pendant qu'on effectue les mesures, l'appareil doit être placé dans le sens horizontal ; en effet, on n'obtient qu'avec cette position des résultats absolument exacts.
Si Ton doit effectuer souvent des mesures de ce genre, il est bon de munir l'ampèremètre du courant d'excitation d'une échelle qui indique, au lieu des ampères, directement les ampères-tours par centimètre de longueur des lignes de force ( ^ g des ampères-tours totaux).
Supposons maintenant qu'il s'agisse d'essayer une barrette donnée : on placera d'abord le poids i à un point correspondant au nombre déterminé de lignes (en maintenant lachape g suspendue), et on réduira, à l'aide d'un rhéostat, Vinlensitè du courant d'excitation, jïisqu à ceque V armature de THectroaimanl se détache. On peut également maintenir le courant constant, et déplacer la position de l'équilibre par un mou-
CORRBCTIOX DES RESULTATS 197
vement de rotation lent jusqu'à ce que Tarmature soit détachée.
Correction des résultais (fessais. — Tandis que, lorsqu'on a affaire à des saturations fortes, on peut négliger la résistance de la chape et celle des surfaces ee, les lectures des degrés moins élevés de saturation exigent, surtout lorsqu'on a affaire à du 1er forgé ou à de l'acier, une petite correction.
En effet, avec les dimensions indiquées, on a besoin pour vaincre la résistance magnétique de la chape et de l'air ainsi que les résistances au passage des surfaces par lesquelles se termine la barrette, d'un nombre d'ampères-tours de
lUOO ' 1000
ou bien, rapporté à un centimètre de la longueur de la barrette, de
Par le premier terme, on tient compte de la résistance du fer^ par le deuxième de celle de Tair (0,2 mm).
Ainsi que nous l'avons déjà dit, les mesures sont suffisamment exactes pour les besoins pratiques. Alors même que la résistance de correction a été prise deux fois trop petite ou trop grande. Terreur maximum possible est. pour le fer forgé, jusqu'à 10 000 lignes, de 20 % à peine ; dans le cas des saturations fortes, cette erreur disparait complètement.