‹ Les dynamos a courant continu, fonctionnement, calcul et constructionChapitre 88 sur 140 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

munir les pôles d'un certain nombre de fentes profondes. La première machine de ce genre a été exécutée par TAuteur en 1890 aux Ateliers de Construction d'Oerlikon.

O. Conclusions

Ce que nous venons de dire peut se résumer en quelques règles à suivre dans la construction des machines dynamoélectriques à courant continu.

a) L'enroulement de l'induit doit être symétrique, et on doit y réduire au minimum les joints et soudures.

b) Le nombre de lames du commutateur doit être très grand et en rapport avec la puissance delà machine. Toutefois, le diamètre du commutateur doit être réduit autant que possible [équation (104)].

Pour les machines à haute tension, le voltage maximum entre deux touches du commutateur ne doit pas dépasser 30 à 40 volts.

Pour établir la valeur de cette tension^ dans les machines à tambour enroulé en série, on peut se servir de la- formule

__2pE

qui montre que les machines à tambour à grand nombre de pôles ne se prêtent pas facilement aux hautes tensions.

c) Les Tableaux p. 230 à 232 conduisent à cette conclusion

qu'une machine est d'autant meilleure que le rapport - est

plus petit. Les dynamos pour lesquelles cette quantité est supérieure à0,7 ou 0,8 doivent fonctionner très mal. En pratique on ne devra pas dépasser 0,5. Substituons la valeur 0,7 comme limite maximum dans Téquation (106) ; nous trouvons :

3(1±:ê*)1,4 . S(l=beO

emat = ,-7c-^- . f. . ^ -SvQ - ou apprOXim. /p ^n >-Q -

(0,51c? -h 2!o)37) ^^ 0,50c;pTi

Cette expression comprend deux inconnues dont l'une e' peut être évaluée a priori sans grande erreur.

La machine n® 19 en particulier qui fonctionnait encore

2i6 GHAP. VI. DÉCALAGE DBS BALAIS ET ETINCELLES

convenablement à la moitié de sa charge, donne dans ce cas :

'"" — 0,5.2,55.2.0,87.11,15 " ^'^^^^^ d'où l'on déduit :

I = 1000 ^-^ = 470 ampères

ce qui est bien à peu près la moitié de la charge.

d) Pour que ~ soit petit, il faut que M soit grand. L'équa-

tion (107) montre que ceci aura lieu si 3 est grand et si i, ^^ e, î) sont petits.

Si une machine donne des étincelles, on pourra donc l'améliorer en augmentant l'entrefer et éventuellement en coupant les cornes polaires, c'est-à-dire en diminuant p. Toutefois^ comme on augmente c en même temps, il sera bon de s'assurer par le calcul si l'amélioration n'est pas illusoire.

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