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suffira d'y renvoyer le lecteur 1 . Nous nous bornerons à dire ici que, de la moitié de la seigneurie de Geroldscck donnée par l'évèque de Metz à Henri, comte de La Petite-Pierre, la portion engagée aux Ramberg échut, par suite de l'extinction de la maison de La Petite-Pierre et après une série d'aliénations et de radiais partiels, à Claude de la Palu, comte de la Roche, seigneur de Varàmbon et de Wilcrsisse, qui tenait aux Lûlzclslein par la mère de son père; par acte du 25 avril 1485 (mardi après la Saint- Marc), Claude céda tous ses droits à ses cousins Guillaume et Smasman, sires de Ribeaupierrc et Hohenack*.
Les sires de Ribeaupierre acquirent encore, par la suite, le reste de la part primitive des comtes de La Petite-Pierre, plus une fraclion de la part qui, à l'extinction des Ochsenslcin, avait fait retour à l'église de Metz 1 (8 juin 1487), et obtinrent, le 11 mars 1497, de Maximilien, empereur d'Allemagne, l'autorisation de partir ou û'écarteler leurs armes de celles de Geroldscck-ès-Vosgcs 4 . Ils s'intitulèrent toujours , depuis celte époque, sires de Ribeaupierre, Hohenack et Geroldseck-ès- Vosges et portèrent : écarlelé aux 4 0r et 4 e , d'argent à trois petits écussons de gueules, 2 et 1, qui es de Ribeaupierre; au 2 e , d'argent à trois têtes d'aigles arrachées et couronnées de sable, 2 et i , qui est de Hoiieisack; au 3°, d'argent semé de billettes d'azur, au lion de gueules couronne d'or, qui est de Geroldseck-ès- Vosges. Ces quartiers passèrent plus tard, ù titre héréditaire, dans l'écusson de la maison de Deux-Ponts-Birkcnfeld et, comme armes de prétention, dans celui de la maison de Waldcck, où ils figurent encore aujourd'hui.
On trouverait difficilement en Alsace un territoire qui ait été plus souvent engagé, vendu, racheté et morcelé que la seigneurie de Geroldseck. Dans la seconde moitié du dix-septième siècle, les comtes de Fùrstenberg finirent par en réunir successivement toutes les portions entre leurs mains et prêtèrent, à ce titre, foi et hommage à l'évôque de Metz, en suite d'un arrêt de la chambre de réunion siégeant en cette ville. Mais, en 1704, par une transaction amiable avec cette maison, l'abbaye de Marmoulier rentra en possession de tout ce que les Fiirstenberg retenaient de son antique patrimoine. Elle était encore qualifiée en 1789 seigneur de la marche de Mai* moulier.
Ii Alt. ilhutr., t. II, gg 393 à 395.