‹ Les dynastes de GeroldseckèsVosgesChapitre 8 sur 42 · EdeU. Cron., liv. IV, p · texte numérisé non relu

EdeU. Cron., liv. IV, p

moulier cl que les Hohengeroldscck descendent, selon toules les probabilités, d'un de ses cousins germains.

Le deuxième Gis d'Olhon 1 er , Bourcard, est, ainsi que nous l'avons dit plus haut, l'auteur présumé des sires de Hohengeroldseck et de Thiersberg.

Le troisième, Othon II, continua la maison de Geroldseck-ès- Vosges.

Enfin, on peut sans doute également ranger parmi les fils d'Othon I er , bien que la filiation ne soit plus, cette fois, établie par titres, un chanoine de la cathédrale de Strasbourg, nommé Berthold, qui vivait dans la seconde moitié du douzième siècle et qui est mentionné 1° dans un acte de 1160, comme preposilus S. Pétri et chanoine de la cathédrale; 2° dans un acte de 1193 et dans le nécrologe de la cathédrale, sous le titre de grandchantre : Bertoldus cantor, Berlholdus cantor de Geroltesckke. Il mourut le 22 août (XI cal, septemb.), avant l'année 1201

Il règne quelque incertitude sur la personnalité des Olhon et des Bourcard de Gcroldseck qui sont mentionnés dans un très-grand nombre de pièces de la seconde moitié du douzième siècle. Qu'Othon I er ait eu un fils . nommé comme lui et un autre fils du nom de Bourcard, c'est ce qui ressort positivement de la charte de 1127 que nous avons déjà citée. Il résulte également de l'acte de 1120, où le même Othon 1 er est qualifié senior, qu'il était d'un âge avancé à l'époque où on l'y mentionnait et que, par conséquent, les diplômes, de 20 ou 30 ans postérieurs, dans lesquels le nom d'Othon reparaît, peuvent être attribués sans scrupule à ses descendants.

Mais l'incertitude commence alors qu'il s'agit de déterminer si toules ces pièces concernent un seul et même personnage, Othon II, ou si elles se partagent entre lui et un certain Olhon m, que Sciiœpflin suppose avoir été son fils et dont Grandidif.r paraît mettre en doute l'existence*. Après un examen attentif des dates, nous n'hésitons pas à nous ranger à l'avis de Sciiœpflin ; en effet, on retrouve les Olhon de Geroldseck dans les chartes jusqu'en 1193 : pour qu'Othon 1 er fût qualifié de senior en 1120, il fallait que son homonyme Olhon II eût déjà atteint l'âge d'homme,

t. Grandioikh, op. cit., t. III, p. 5, note 3, et p. 11, note 1. Le nécrotoge porte textuellement : XI cal. septemb., Bertoldus cantor obiit, gui dédit dimidium mansum Schajtoldesheim, et le Livre de la règle de la calhédralc porte : In Schn/toldesheim est dimidius mansus, minus uno agro, quem dédit Berlholdus , cantor de Geroltesckke.

2. Schœpflin AU. illustr., L II, p. 621, j 365; Graxdimbr, Œuvres liist. inéd., t. II, p. \, note 2.

car on n'aurait pas donné l'épithète de senior au père d'un enfant; et si Othon II avait 20 ou 25 ans en 1120, il est impossible qu'il soit encore représenté comme agissant et guerroyant soixante-treize ans plus tard. Les dernières pièces qui puissent lui être attribuées sont celles de 1172 el 1182, où il est mentionné avec son frère Bourcard 1 er , et encore admettrions-nous sans peine qu'elles s'appliquent de préférence à Othon M et à Bourcard H.

Quant aux Bourcard, le problème est d'autant moins aisé à résoudre que le nom de ceux dont l'identité est enveloppée de nuages, reparaît pendant une période de 120 ou 130 ans. On est généralement d'accord sur un point, c'est que les nombreuses pièces que nous aurons à analyser se rapportent à trois personnes différentes : Bourcard I or , frère d'Olhon H; Bourcard II, fils d'Olhon H, et Bourcard III, fils de Bourcard II; en effet, la filiation de Bourcard III est authenliquemenl établie, et les frères Othon el Bourcard sont mentionnés ensemble dans des chartes trop récentes pour pouvoir être attribuées aux deux dynasles de ce nom cités avec leur père Othon I er dans la charte de 1127.

Nous tenons donc pour démontrée l'existence et d'Othon III et des trois Bourcard. Mais, d'une part, nous ne pouvons affirmer, en l'absence de tout document exprès, qu'Othon III et Bourcard II, en les supposant frères, soient les fils d'Olhon II; et, d'autre part, nous reconnaissons volontiers que certaines pièces peuvent êlre attribuées avec autant de vraisemblance à Othon 111 qu'à Othon II, à Bourcard II qu'à Bourcard 1 er , à Bourcard III qu'à Bourcard II, et vice versa.

Sous la réserve de ces observations, voici les documents dans lesquels il est question de ces différents dynastes :

En 1 143, Otto, hujus loci advocatus, est mentionné dans une charte d'Anshelme, abbé de Marmoulier, relative à une donation faite à l'abbaye d'un bien sis à Loubach. En 1147, Otto, advocatus , est témoin d'une convention conclue entre l'abbé Ansbelme et Bourcard, évêque de Strasbourg, au sujet d'une donation faite aux religieuses du Sindelsberg 1 .

Otto de Geroldsecken, advocatus cœnobii S. Stephani in civitate Argenlinensi, Olhon, avoué du couvent de Saint-Étienne , à Strasbourg, est mentionné, en 1157, dans la charte de l'évêque Bourcard concernant ce couvent*.

En 1158, Otto de Geroldiseckke, advocatus istius loci minoris , figure, avec Hezelin de Wangen, comme témoin d'un contrat passé entre l'abbé

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