‹ Les dynastes de Mont, soit des Monts, seconde maisonChapitre 13 sur 37 · NICOLAS DE MONT, CHEVALIER · texte numérisé non relu

NICOLAS DE MONT, CHEVALIER

ci, par Aymon deLa-Sarra, héritier d'Artaud, sire des Monts, en faveur du comte Amédée de Savoie, dans l'année 4408. Ce seigneur reconnut alors un grand nombre de redevances féodales dues à Mollens '. Et lorsque, sous l'année 1517, la noble Claude de Saint-Trivier, dame de Mont-le-Grand, fit donation en faveur du duc Charles de Savoie de la dite terre et seigneurie de Mont-le-Grand et de ses dépendances, on trouve Mollens désigné dans le nombre des villages qui appartenaient à la seigneurie donnée ^ Enfin, il ressort d'informations officielles prises, dans l'année 1556, par ordre du gouvernement bernois, concernant les forêts du Jura vaudois, que, selon un acte du 17 novembre 1548% la communauté de Mollens avait, entre autres choses, reconnu en faveur du seigneur de Mont, la côte soit montagne, dès le dit village de Mollens, en dessus, dans la dîmerie du dit lieu, avec les excers (esserts) existant en la dite montagne ; de plus, l'usage de la dite communauté dans les pâturages et bois de la montagne précitée, sous la censé annuelle de 20 sols \

L'avouerie de Mollens appartenait au chevalier Nicolas des Monts, le cadet des fils du chevalier Humbert. Nous avons vu ci-dessus que le prédit Nicolas est déjà titré de chevalier dans l'année 1240.

Il fut en querelle avec le couvent de Romainmotier au sujet d'un moulin que celui-ci avait fait construire sur l'eau dite II Voirons (le Veyron), entre Ballens et Mollens,

* Grosse Balay, fol. 187.

' Titres du baill. de Morges, N» 596.

' Signé Jean Poppu, notaire, résidant à Rolle.

* Titres du baill. de Morges, N» 659.

dans l'avouerie de cedernier lieu, à rétablissement duquel le chevalier Nicolas s'opposait. Néanmoins, au mois de juillet de l'année 1257, du consentement de ses fils Girard et Jean, le chevalier Nicolas, dit de Mont, fit l'abandon, en faveur des religieux de Romainmotier, de toutes ses prétentions sur le moulin précité. 11 scella la lettre de cette renonciation, qui fut aussi scellée par Aymon, prieur de Romainmotier, avec la permission de l'évêque de Genève*.

Le chevalier Nicolas des Monts ( de Montibus) entra dans l'hommage du prince Pierre de Savoie. Le 7 mai 1260, il vendit à ce prince, pour le prix de 20 livres de Genève, son clos du château de Mont% et certains autres biens, et reprit le tout de lui en augmentation des autres fiefs à raison desquels il était déjà le vassal de ce prince\ Quels étaient ces autres fiefs ?

L'épouse de Nicolas de Mont se nommait Colombe. Elle avait fait un legs à l'abbaye deBonmont, en exécution duquel le dit chevalier Nicolas, du consentement de ses fils Gérard et Jean, fit donation, le 13 juin 1261, en faveur de la prédite abbaye, d'une pièce de terre située entre le ruisseau du Rupalay et une parcelle de vigne prés de Hautecour, en présence de Guillaume, curé de Mont, de Hugues de Hautecour, prêtre et de Guillaume de Prangins,

* Cartulaire de Romainmotier, pag. 499. Nous nous demandons pourquoi la permission de l'évêque de Genève était nécessaire pour que le prieur Aymon apposât son sceau à l'acte dont il est ici question ? Et pourquoi, si la permission d'un évêque était nécessaire, le prieur Aymon ne la demandait-il pas à son évêque diocésain, celui de Lausanne?

' « Septum suum situm infra castrum de Montibus. »

' Pièces justificatives, N» 4.

Page 1