LES NOBLES DE MONT, D'AUBONNE ET DE COSSONAY
Il ne saurait entrer dans notre plan de rapporter, génération par génération , ce qui concerne la branche de la famille de Mont issue du donzel Etienne, et cela d'autant moins qu'un des tableaux généalogiques accompagnant ce Mémoire est consacré à cette branche. Nous nous bornerons donc à indiquer ici brièvement ses destinées.
Perret soit Pier^^e (I) de Mont, fils du donzel Etienne, fut le successeur de celui-ci.
Le 14 novembre 1350, Humbert Alamandi, sire d'Aubonne, fils et héritier de dame Agnès de Villars, fil un échange avec son cher vassal Perret, fils de feu Etienne des Monts, donzel, habitant d'Aubonne. Il lui remit des biens (res), terres et possessions, situés dans le territoire et la seigneurie de Bavois% avec la directe seigneurie des
* Titres du baill. de Morges, >'" 171.
* Entre autres la dîme sur la terre mouvante du mavor de Bavois.
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biens remis, en échange de la grange de Codrey, avec ses fonds, droits, fruits, terres, prés et bois, que lui céda Perret des Monts '. Celui-ci excepta de cette cession la dîme sur la terre de feu Vuillerme de Yens, tenue par le sire Pierre de Gumoëns, chevalier, et sur la terre des nommés Douboz, de Bavois. Le seigneur d'Aubonne se réserva la jurisdiction haute et basse sur les biens remis à Perret des Monts, et celui-ci confessa qu'il les tenait de lui à titre de fief-.
Lors de l'échange important fait le 2 novembre 1358, entre le comte de Namur, sire de Vaud, et Guillaume de la Baume, seigneur deL'Abergement et d'Aubonne, celuici, remettant au premier ce qu'il possédait à Bavois, se réserva l'hommage dû pour le fief que Perret de Mont tenait de lui au dit Bavois, sur les biens et revenus duquel fief le dit Perret avait barre, clame, saisine, lod et vende e t ban de barre ^ Le comte de Namur ordonna, le 22 du même mois de novembre (à Morges), à son châtelain d'Yverdon et à tous ses officiers, de se conformer à cette réserve*.
Le donzel Perret des Monts, dont il vient d'être parlé, épousa Alexie , fille de Perrin Conon , riche bourgeois de Cossonay. Leur fils Jean (II) des Monts, donzel, d'Aubonne, hérita, en 1386, la moitié de la succession de Nicolet
' Dès le bois, nommé Deveiis de Bavois, jusqu'à la terre de Vuillerme de Yens, sur Gumoëns, et dès le bois du sire Jean de Lévremont, chevalier, seigneur du château de Bavois, jusqu'aux bois d'Oulens.
* Titres du baill. de Morges, N" 135.
' Ibidem, même numéro. Perret de Mont avait ainsi le droit de gager ses censiers et la directe seigneurie sur sou tîef.
* Titres du baill. de Morges, N» 135.
Perrin, son oncle maternel \ et devint par là possesseur de biens importants à Gossonay et dans la baronnie de ce nom. Aussi ses descendants résidèrent-ils à Gossonay et à Aubonne-. Ce donzel Jean de Mont est celui qu'Artaud, sire des Monts, avait substitué à son héritage, ainsi que ses hoirs portant le nom et les armes de Mont, à l'extinction de la lignée masculine d'Aymon de La-Sarra, héritier du testateur, et de celle de son frère Nicod. Toutefois, ron n'apprend pas que les descendants du donzel Jean de Mont aient fait valoir leurs droits à cette succession lorsque la seigneurie des Monts et celle de Genollier passèrent à la maison de Saint-Trivier, qui n'y en avait pas. (Voir plus loin.)
Jean (II) de Mont laissa trois fils, nommés: Pierre (II), François (I) et Jea7i (III).
Pierre (II) de Mont, donzel, était syndic et recteur de Gossonay, sous les années 14i6 et 1423'. On ignore à quel titre il tenait un fief considérable au village de Pen- Ihalaz, procédé du donzel Henri de Disy. Il le reconnut, à cause de la baronnie de Gossonay, sur les mains du commissaire Mermet Pipin*. Héritier du chevalier Aymonod Guichard, de Gossonay, on ne sait pas à quel titre, il posséda aussi les fiefs que celui-ci avait tenus ^ Pierre de
' Voy. Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonaij, pag. 47. Aussi, pour ce qui concerne la famille Conon et ses richesses, notre Chronique de la ville de Gossonay, pag. 7 et note 6 à la dite page.
* Les nobles de Mont avaient à Gossonay une maison forte soit tour, entourée de fossés et située hors de la ville. Voy. Les fiefs nobles de la baronnie de Gossonay, pag. 48.
* Arch. de la ville de Gossonay.
* Les fiefs nobles de la baronnie de Gossonay, pag. 63 et la suivante. » Ibidem, pag. 64.
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Mont habitait la ville de Gossonay et il en fut de même de son fils, le donzel Nicod de Mont, lequel, possesseur des fiefs de son père, les laissa, par testament, à sa sœur Marie, épouse du noble Pierre de Bionnens, docteur dans les deux droits*. Un autre fils de Pierre de Mont, le donzel Rodolphe, époux de Nicolette, fille du donzel Pierre de Gossonay-, n'avait pas laissé de postérité. Les fiefs de ce rameau de la famille de Mont, dans la baronnie de Gossonay, passèrent aux nobles de Bionnens.
François (I) de Mont, fils de Jean (II) et petit-fils du donzel Perret, tenait le fief que ce dernier avait possédé à Bavois, par suite de l'échange qu'il avait fait avec Humbert Alamandi, sire d'Aubonne. On trouve des reconnaissances rurales relatives à ce fief, faites sous l'année 1433, en faveur du donzel François de Mont^ Les destinées ultélérieures du fief précité ne nous sont pas connues. — Dans l'année 1428, François de Mont, donzel, de Gossonay, agissant au nom de la chapelle de Saint-Etienne, fondée dans l'église de Gossonay par feu Nicolet Perrin, donzel, avait reçu de Pierre de Lilla, curé de Penthalaz, six livres lausannoises, pour acheter deux coupes de froment, mesure de Gossonay, de cens, au profit de la dite chapelle*.
Les nobles Georges Marchand et Jacques de Daillens, arbitres, rendent, à une date qui n'est pas indiquée mais doit être placée entre les années 1440 et 1460 ^ une pro-
' Les fiefs nobles de la baronnie de Gossonay, pag. 64.
* Recherches sur les dynastes de Gossonay, etc., pag. 235 et la suivante. ' Titres du baill. de Morges, N» 135,
* Ibidem, N» 446.
" Période durant laquelle Etienne Aymonod était prieur du prieuré de Cossonay.
nonciation entre Etienne Aymonod, prieur de Cossonay, d'une part, et Claude, fils de feu François, fils de feu Jean de Mont, donzel, et Jean Marchand, donzel, en qualité de tuteur des enfants de feu Jean (Ul), fils de feu le prénommé Jean de Mont, d'autre part. Le prieur réclamait certaines censés dues sur des maisons et d'autres biens provenant des Conon et l'exécution de fondations pies faites par eux et aussi par feu Jean (II) de Mont, donzel. Aux termes de celte sentence les nobles de Mont assigneraient au prieur dix livrées annuelles de terre, pour la célébration d'une messe quotidienne ^
La descendance du donzel François de Mont a existé jusqu'au commencement du XVII® siècle.
Jean (IV) de Mont, dit l'aîné, fils de Jean (celui-ci était le frère du donzel François de Mont précité), fut avoyer de Payerne, pour le duc de Savoie, et acquit la bourgeoisie de cette ville. Il devint seigneur de Sévery, par son mariage avec Claudine, l'une des filles du donzel Pierre de Sévery, dit le jeune. En qualité de mari de celle-ci, il prêta quernet, pour la terre de Sévery, en faveur du duc de Sa-
' Arch. de la ville de Cossonay. Sous l'année li84 (16« novembre), Benoît «le Montferrand, évêque de Lausanne, érige en bénéfice perpétuel la chapellenie fondée par Nicolet Perrin dans la chapelle de St. Etienne de l'église de Cossonay, et reconnaît aux nobles Jean de Mont, l'aîné, de Payerne, et Jean de Mont, le jeune, d'Aubonne, le droit de patronage soit de présentation du chapelain, sous réserve pour lui-même du droit d'institution et de destitution de celui-ci. (Arch. de la ville de Cossonay.) D'un autre côté, le donzel Nicod de Mont reconnaît, en 1470, en faveur du prieuré de Cossonay, une censé de trois sols, assignée sur tous ses biens, pour une tombe de famille dans la chapelle de St. Nicolas de la même église. (Ibidem.) Cette chapelleci pourrait avoir été fondée par les nobles de Disy, desquels les nobles de Mont auraient eu droit à son égard.
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voie, dans l'année 1495, sur les mains du commissaire Michel Quisard'. -Ces époux ne laissèrent qu'une fille, nommée Anne, qui fut dame de Sévery après ses parents, et l'épouse du chevalier François de Saint-Saphorin -.
Noble Jean (V) de Mont, dit le jeune, fils de Claude, qui l'était du donzel François mentionné ci-dessus, était syndic et gouverneur de Cossonay, dans l'année 1511^ Jacques, l'un de ses fils, fut banderel d'Aubonne et laissa seulement deux filles : Françoise, successivement épouse de Jean Valiffin, de Tongin, notaire, et d'André Tachet, de Romainmotier, aussi notaire (elle apparaît comme femme de celui-ci dans l'année 1584). Ce fut elle qui posséda, à litre d'alleu, le fief de Mont, à Cossonay^. Sa iœxxï Jeanne épousa : 1- Vuillesme Barillier, conseiller à Cossonay en 1546, notaire et lieutenant du châtelain de cette ville ; ^0 Nicolas Crinsoz, châtelain de Coltens^, qui acquit, en 1572, la seigneurie de ce lieu, des nobles Mestral ^
Noble François (II) de Mont, frère de Jacques, banderet d'Aubonne, fut père de noble Pierre (lll) ou Perrod de Mont, qui le fut de noble Jean (VI) de Mont, bourgeois
• Les fiefs nobles de la haronnie de Cossonay, art. Sévery. - Ibidem, même article.
' Arch. de la ville de Cossonay.
• Les pefs nobles de la baronnie de Cossonay, pag. i8.
'^ Arch. de la ville de Cossonay. Jeanne de Mont eut de son premier mariage un fils, Michel Barillier, conseiller à Cossonay, qui épousa en mars 1567, Michière, l'aînée des filles de noble Pierre Charrière, conseiller à Cossonay. Tous deux n'étaient plus vivants en l'année 1582. Jeanne de Mont laissa un fils de son second mariage, Jacques Crinsoz, qui fut coseigneur de Cottens et l'auteur d'une branche de sa famille.
• Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, art. Cottens. ' Arch. de la ville de Cossonay.
d'Aubonne'. Celui-ci fut le dernier de Mont. Il fit une discussion de biens dans l'année 1593. Sa femme se nommait Louise Goullaz*. Ce dernier représentant de la ligne masculine de la maison de Mont descendait par quatorze générations du sire Louis de Mont, le chef de cette maison et le fondateur de la chartreuse d'Oujon.
Il est à présumer qu'une noble Gabridle de Mont, apparaissant, à Aubonne, dans les années 1601 et 1610, était la fîlle du prénommé Jean de Mont. A la première de ces dates elle était veuve d'égrège Antoine Mayor, bourgeois d'Aubonne, tandis qu'à la seconde elle était devenue l'épouse de Jacques Maillard '^ Toutefois, la dite Gabrielle pourrait aussi avoir été la sœur du prédit noble Jean de Mont.
Les fiefs que les nobles de Mont tenaient à Bière, Mollens et Yens, sous la mouvance du château de Cossonay, se partagèrent entre les diverses branches de leur famille et passèrent, pour une part, aux familles de Bionnens et de Lavigny, en vertu d'alliances matrimoniales de celles-ci avec les nobles de Mont^
* Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, pag. 712, note.
* Inv. général des droits de la baronnie d'Aubonne, N» 653, et 2me partie, pag. 108.
' Les fîefs nobles de la baronnie de Cossonay, article Bière , Ballens, Molens et Yens. ISicolette, fille du donzel Jean de Mont (duquel ?), avait épousé noble Claude de Lavigny, l'aîné. (Voy. la note 1 de la page 711 du dit ouvrage.)
Les nobles de Mollens étant issus de ceux de Mont dans la ligne masculine, doivent trouver leur place dans le présent Mémoire consacré à ces derniers.
Nous avons appris que la famille de Mollens avait pour auteur Girard, frère d'Etienne de Mont, et qu'ils étaient tous deux les fils de Jean (I) de Mont , donzel, avoué de Mollens. On ignore pour quelles raisons le donzel Girard prit ce dernier nom.
Les documents que l'on possède sur les nobles de Mollens ne sont pas suffisants pour que l'on puisse établir avec certitude le tableau généalogique de leur maison, toutefois nous indiquerons ici ce que nos recherches nous ont appris d'eux. Comme leurs consanguins de Mont on les trouve résidant à Aubonne et à Cossonay. Fut-ce peut-être aussi une alliance matrimoniale qui les amena dans cette dernière ville. ^ Selon le manuscrit Rebeur, Girard de Mollens, fils de Jean des Monts, reconnut, le 30 décembre 1300, sur les mains de Girard Besançon, chapelain de Cossonay, des possessions à {infra) Mollens, en faveur du seigneur de Cossonay , sous hommage lige avant tous seigneurs'. Or cette reconnaissance nous semble être en contradiction avec celle faite par son père, en l'année 1292, en faveur d'Humbert de Thoire et de Villars, sire
' Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, pag. 709, noie 2.
cl'Âubonne, comprenant la généralité des possessions du confessant à Mollens , et aussi avec la reconnaissance d'Etienne de Mont, frère du dit Girard, faite au nom de tous les deux, au mois de mars de l'année 1335, en faveur d'Humberl Alamandi, sire d'Aubonne, indiquant la même généralité à Mollens. Enfin la Grosse des fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, par Deloës, rappelle, en les spécifiant, les fiefs qui avaient été reconnus en faveur du seigneur de Cossonay, par Girard de Mollens et Etienne de Mont, son frère, et l'on apprend par cette indication que les fiefs reconnus par le dit Girard de Mollens se trouvaient tous situés à Bière. Nous inférons de ces diverses circonstances qu'il y a quelqu'erreur dans l'indication du manuscrit Rebeur.
Le donzel Etienne de Mollens est mentionné, sous l'année 1317, comme possédant une vigne à Trévelin, au vignoble d'Aubonne '. C'est évidemment Etienne de Mont qui est désigné dans cette circonstance sous le nom de Mollens.
Nous avons rapporté plus haut que la reconnaissance faite par le prénommé Etienne de Mont, en faveur du seigneur d'Aubonne, dans l'année 1235, le fut aussi au nom de son frère Girard.
Jean de Mollens, doyen de Fribourg, et Pierre, son frère, sont mentionnés sous l'année 1360'. Nous présumons qu'ils étaient les fils de Girard de Mollens.
Un acte est passé à Aubonne dans la maison de Perret de Mollens, en l'année 1376 ^ Pierre et Pierret de Mollens sont probablement le même personnage.
* Les dynastes d'Aubonne, pag. 341 et pag. 205 de notre tirage spécial.
* inv. général des droits de la baronnie d'Aubonne, a^^ partie, pag. 164. ' Titres du baill. de Morges, N» 75,
Nicod de MoUens, donzel, est l'un des témoins de l'hommage prêté, le 20 juin 1381, par Antoine, coseigneur d'Aubonne, à Guillaume de Grandson, seigneur de Sainte-Croix et d'Aubonne'. Il apparaît encore à Aubonne le 28 novembre 1384^
Le donzel Nicod était probablement un fils du donzel Pierre ou Perret de Mollens.
Lors de la rénovation des fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, faite dans l'année 1377 et dans les années suivantes, par le commissaire Deloës, Jean de Mollens, donzel, se trouvait absent du pays et ne reconnut pas son fief". Un document de l'année 1405 nous apprend que le fief de ce donzel comprenait, à Bière, 61 et •/« poses de terre, 32 fauchérées de pré, toute la forêt de Fey et 15 sols lausannois, de censé *. Jean de Mollens, donzel, était châtelain de Cossonay, dans l'année 1395. Il habitait cette ville, où il apparaît jusques dans l'année 1410, faisant partie, en 1402 et 1404, du Conseil de Cossonay et possédant des propriétés dans ce lieu ^
Le donzel Jean de Mollens nous semble avoir été le frère aîné du donzel Nicod.
Nous présumons qu'un autre frère du prénommé donzel K\cod ÎQl François de Mollens, d'Aubonne, donzel, qui devint l'époux de Marguerite, fille et héritière du donzel Nicod de Mex ^ dont il eut deux enfants : Etienne et Alexie.
* Les dynasies â! Aubonne, pièces justificatives, N" 33.
* Ibidem, pièces justificatives, N» 34.
' Les fiefs twbles de la baronnie de Cossonay, pag. 709.
* Mém. et Doc. publiés par la Société d'hist. de la Suisse romande, XXVI, pag. 107.
* Arch. de la ville de Cossonay.
* Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, pag. 729.
Ceux-ci vendirent, à la fêle de la Nativité du Seigneur de l'année 1418, à Pierre de Mont, donzei, de Gossonay, une censé de deux muids et demi de froment, mesure de Gossonay, surladîme dePenthalaz, pour le prix de 50 livres lausannoises*. Leur père, le dohzel François deMollens, ne vivait plus lors de cette vente, et leur mère Marguerite, fille de feu Nicod de Mex, donzei, n'était plus vivante le 6 avril 1408 -. Pierre de Mont accorda, le 2 février 1418, à Etienne et Alexie de MoUens la faculté de racheter la censé qu'ils lui avaient vendue \
Etienne de Mollens, donzei, posséda le fief de Mex. Sa femme Etiennetle est mentionnée sous l'année 1418*. Il apparaît encore dans l'année 1440, avec Jean de Treytorrens, son beau-frère^. Celui-ci était-il le frère de son épouse Etiennette ou le mari de sa sœur Alexie? Claudine, seul enfant d'Etienne de Mollens, lui succéda dans la possession du fief de Mex. Elle épousa Antoine d'Illens, seigneur de Billens. Une censé de deux muids de froment, mesure de Cossonay, sur le moulin de Penthalaz, est reconnue, en l'année 1460, en faveur des nobles Antoine d'Illens et Claudine de Mollens, sa femme ^ La dite Claudine, veuve d'Antoine d'Illens et fille du noble Etienne de Mollens, fait, en l'année 1479, donation de 24 sols annuels, en faveur du clergé d'Aubonne et les
' Titres du baill. de Morges, N» 433.
* Inv. bleu, testaments, N» 2179.
» Titres du baill. de Morges, N» 433.
* Titre cité dans la note précédente.
° Inv. général des droits de la baronnie d'Aubonne, â^^ partie, pag. 142.
' Titres du baill. de Morges, N° 637. Cette censé devait être rendue, chaque année, dans la maison des dits nobles conjoints, à Mex, ou bien à Cossonay, s'ils le préféraient.
assigne*. N'ayant pas d'enfants, sa succession passa, dans l'année 1487, en vertu de ses dispositions testamentaires, à Amédée de Ghissey , donzel , de Sallanches. citoyen de Lausanne-. On ignore quel litre celui-ci avait à recueillir cette succession. Avec Claudine de Mollens s'éteignit la maison de ce nom, dans la ligne féminine.
Un autre membre de cette maison fut le donzel Pierre (II) ou Perret de Mollens, fils du donzel Nicod. Il avait été, en 1399, l'un des témoins, au château d'Aubonne, du contrat de mariage d'Antoine, coseigneur d'Aubonne, avec dame Agnès de Vuippens^ On trouve Pierre de Mollens fixé plus tard à Cossonay et prenant part à l'administration de cette ville, de laquelle il était syndic sous les années 1418 et 1419 *. Il pouvait y être venu comme héritier du donzel Jean de Mollens, que nous présumons avoir été son oncle.
Le donzel Pierre de Mollens, fils du défunt donzel Nicod, testa à Cossonay, le 13 juillet 1448, sur les mains du notaire Delaydessoz et sous le sceau de la châtellenie de Cossonay. Par cet acte de dernière volonté il lègue 12 sols annuels et une coupe annuelle de froment, mesure d'Aubonne, à l'église paroissiale de celle ville (d'Aubonne), et il les assigne. Le testateur nomme héritière Rolette, fille de feu Guillermette, sa fille et de feu Antoine de Daillens, coseigneur de la Molière, lui substituant, si elle n'a pas d'enfants, le noble Jean de Gléresse, dernier mari de
' Inv. général des droits de la baronnie d'Aubonne, 2™' partie, pag. 171.
* Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, pag. 730. ' Les dynastes d'Aubonne, pag. 388.
* Arch. de la ville de Cossonay.
la prénommée Guillermette, sa fille, pour une moitié de son héritage, et pour l'autre moitié le clergé de l'église de Saint-Paul, deCossonay*. On n'apprend pas si ce cas de substitution vint à s'ouvrir.