CHARTES SE RAPPORTANT A LA MAISON D'AUBONNE
Jacques (III), coseigneur d'Aubonne, vend à Jean Davyd, bourgeois de ce lieu, un cens de dix sols genevois, dû sur le chésal de Longirod.
Anno 1267.
Archives cantonales, registre d'actes divers rière Aubonne, Coppet, etc., de l'an 1324, etc., fol. 34.
(Voyez ci-devant, page 150 et la suivante.)
De decem solidis census venditis per Jacobum, condominum de Albona, Johanni Daviz.
Item est liclera sub data anno Doraini millesimo ducentesimo sexagesimo septimo, quod Jacobus, condominus de Albona, domicellus, de consensu et de voluntate expressa domine Jordane, soreris sue, Aymonis et Jaquete, liberorum suorum^ vendidit perpétue Johanni dicto Davyd, burgensi Albone, et suis decem solides monete Gebennensis, qui sibi debentur annis singulis racione partagii et hereditagii in casali que sit apud Longirot in hominibus quondam domini de Albona, nunc existentibus in manu illustris viri domini Pétri, comilis Sabaudie, pro septem libris et decem solidis bone monete Gebennensis habitis. Promisit manutenere, etc.
Jean, coseigneur d'Aubonne, reconnaît tenir divers biens d'Agnès de Villars, dame du dit Aubonne, en augmentation du fief à raison duquel il est son homme lige avant tous seigneurs.
Anno 1322, 6 août
Grosse Fonjaletti, fol. 1.
(Voyez ci-devant, page 155 et la suivante.)
Anno Domini millesimo CGC" XXII° die VI" mensis augusli ad interrogationem nobilis domicelle Agnetis de Vilariis, domine de
Albona, Johannes condorainus de Albona confessus fuit et etiam recognovit se esse horainem ligium ipsius domicelle, domine sue pre universis, pro certo feudn qaod ab ea tenere noscitur, ut inde aliis litteris continetur preterquara anticura feodum et alias confessum: idem Johannes, pro sexaginta libris Lausannensibus quas idem Johannes habuit a dicta domina, accepit et in augmentationem ipsius feudi se tenere agnovit ab ipsa Agnete res inferius declaratas, videlicet vineam suam de Bayez... item vineam suam de Moraz... item vineam suam de Crusilly... item vineam quam ab ipsso tenet Hugo dou Costel in ioco prati Berteti... item vineam atque terram arabilem quas possidet subtus quercum de Moris... Pro quo quidem feudo et toto alio idem Johannes, cumdominus Albone, fecit homagium ligium eidem Agneti et promisit juramento suo et sub omnibus renunciacionibus assuetis contra non venire presentibus teslibus domino Johanne de Rossellione, canonico Gebennensi, Vuillermo de Greysiaco^, Johanne de Monte, Richardo et Stephano de Montibus et Roleto de Lavignye, domicello.
On trouve un Jean de Mont {de Monté) dans le nombre des témoins de la ratification faite, le 18 des kal. de juillet de l'année 1126, à Orbe, par Humberl (III) de Salins, de la donation qu'Anséric, archevêque de Besançon, avait faite en faveur du couvent de Romainmotier, de l'église de Saint-André, de Bannens, et de la concession du même Humbert de Salins, en faveur du couvent précité, des investitures de celui-ci dans la vallée Qlen et le désert du Mont des Fours. Jean de Mont est nommé l'avant-dernier parmi ces témoins, entre Pierre, clerc de Bannens, etAmisard *.
Jean de Mont apparaît encore, entre les années 1139 et 1148, au château de Grandson, dans le nombre des témoins d'une donation de divers serfs des deux sexes, faite en faveur du couvent de Romainmotier, par le sire Falcon de Grandson et ses frères. Il prend place, parmi ces témoins, entre Elie (Helias) d'Agiez et Erluin, miles d'Essertines. (Celui-ci est le dernier des témoins nommés '.)
Nous avons rapporté dans notre texte (pag. 11) qu'un Jean de Moni apparaissait parmi les témoins d'un accord, fait aux environs de l'année 1160, entre Conon de Grandson et Witfred, prieur de Romauimotier.
Jean de Mont, nommé dans les trois circonstances que nous venons d'indiquer, nous paraît être un seul et même personnage et nous nous en référons, pour ce qui peut
' Cartulaire de Homainmotier, pag. iiO.
* Ibidem, [lag. i75.
21^2 appe;ndice.
le concerner, aux conjectures que nous avons émises sur lui dans notre texte. (Voyez à la pag. 11, citée plus haut.)
Au mois de décembre de l'année ISS^, un accord a lieu entre les marguilliers de l'église cathédrale de Lausanne et Agnesson, veuve de Jacques, fils de feu Girard de Gumoëns-le-Châtel , fille du feu seigneur Jean des Monts, chevalier, et leurs enfants Jean et Jordane, au sujet de la receverie de la dîme de Bioley *. Ce seigneur Jean des Monts, chevalier, est Jean (I), sire des Monts, qui n'était plus vivant :iu mois de septembre de l'année 1317.
En l'année 1325 (jeudi, après la fête de saint Vincent), Jordauetle de Mont, veuve de Perrod de Blonay, coseigneur de Vevey, et leurs fils Jean et Aymon vendent à l'abbaye de Haulcrêt un cens annuel de 5 coupes de froment et de 7 setiers de vin -,
Nous présumons que la prénommée Jordanette était aussi une fille de Jean (I), sire des Monts, chevalier.
Perret de Mont, donzel, fait cession, le 27 mars 1357, en faveur de Guillaume de la Baume, seigneur de L'Abergement (et d'Aubonne), des droits qu'il a sur sept livrées, trois solidées de terre et dix deniers, de cens, à Corcelles sur Chavornay , le tout jadis constitué en dot par Hugues Alamandi , seigneur d'Aubonne , en faveur de Marguerite, fille de feu Huraberl Alamandi, seigneur du dit Aubonne, et épouse de Rodolphe de Gruyère ^ (Voyez ci-devant, à l'égard du donzel Perret de Mont, pag. 106 et la suivante.)
Jeanne de Mont, veuve du noble Pierre de Prez, de
' Archives cantonales, titres du bailliage d'Yverdon, N" 21. ' Ibidem, titres du bailliage de Vevey, N" 123. ' Titres du bailliage d'Aubonne, N» 238.
Bulle, lègue, par son testament daté du 14 mars 1497, entre autres, cent florins d'or de Savoie, de petit poids, qui lui sont dus pour reste de sa dot, par le noble Jean de Mont, de Payerne, son frère, à la chapelle de Saint-Nicolas, fondée dans l'église paroissiale de Bulle, pour la célébration d'une messe hebdomadaire. Son héritier universel est Pierre de Prez, qu'elle a eu de son dernier mari^ (Voyez ci-devant, quanta Jean de Mont, de Payerne, pag. 110 etlH.)
Un document, daté du 5 février 1400, rappelle la défunte Jaquemine, fille de feu Richard, seigneur de Mont, donzel, et épouse de feu Pierre de Vuillens. A la date que nous venons d'indiquer, les frères Ottonin et Girard, fils de feu Jean de Bonvillars, donzel, étaient les héritiers du prénommé Pierre de Vuillens, leur oncle -.
Nous n'avons pu faire l'indication de la dite Jaquemine dans notre tableau généalogique des sires de Mont ou des Monts.
Lorsque, en l'année 1288 (5 des nones de mars, v. st.). Jean (I), sire du château des Monts, renonça en faveur de l'abbaye de Bonmont à l'usage des pâturages auquel lui et les habitants de la paroisse de Perroy prétendaient dans toute la terre, châtaigneraie, côte et bois de Mortamulier, Aymon de Prangins, sire de Nyon, apposa son sceau à l'instrument de cet abandon, et cela à la prière du sire des Monts et pour plus grande force de celte concession. (Voy.
* Abbé Gremaud, Notice historique sur la ville de Bulle, Documents, N» LXXVII.
- Arch. cant., Inv. analyt. vert, paquet i64.
Pièces jitstif., N° 9 bis.) Celte sigillalion d'Aymon de Frangins avait sans doute sa raison d'être, et nous trouvons celle-ci dans la circonstance que, d'après le cartulaire de Montfaucon (à la bibliothèque de Besançon), dont nous avons publié un extrait dans nos Recherches .sur les dynastes deCossoimy, etc., (pag. 273), «tout seigneur du château de Frangins était homme de l'archevêque de Besançon pour vingt livrées de terre (d'annuelle rente), tenues à Etrelle, proche (juxta) Mont. » Le nom d'Elrelle a disparu, mais il y avait sans doute quelque connexion entre la localité qui le portail et !a terre précitée de Morlamulier, dont une partie était située entre les deux ruisseaux de Rupalai, vers la grange de Bougel qui appartenait à l'abbaye de Bonmont, le tout dans la proximité du château de Mont. La raison de la sigillation d'Aymon de Frangins est sans doute celle de l'approbation donnée par Fierre, sire de Frangins, et Jean, son fils, à la donation faite en l'année 1189, par Etienne de Bière, en faveur du couvent de Bonmont, de ce qu'il possédait dans la proximité des vignes de Balgels (Bougel). Et aussi la raison de la présence du même sire de Frangins lorsqu'Ebal de Grandson approuva la donation des dîmes des vignes de Bmigels (Bougel), faite en faveur du même couvent, par Louis de Mont et sa femme Amblare.
RÉPERTOIRE