CHAPITRE IV
PHYSIOLOGIE DE LA VISION DES COULEURS CHEZ LE SUJET NORMAL ET CHEZ LE DYSCHROMATOPE
La partie du spectre solaire visible par un œil normal ne représente que le 1/8 de l'étendue totale du spectre.
Tandis que dans la partie moyenne de 440 à 640 millimicrons la moindre variation de longueur d’onde s'accompagne d’une variation sensible du ton, aux extrémités (région terminale froide et région terminale chaude), de grandes variations de longueur d'onde ne sont pas perçues. (Polack).
D'autre part, le maximum de luminosité se trouve, pour l'œil adapté à la lumière du jour, comprise entre 590 et 600 millimicrons. Si l’œil est adapté à la pénombre, le maximum : se déplace vers le vert et atteint 540 millimicrons; en même
temps, l’extrémité à ondes courtes devient plus claire que
l’extrémité à ondes longues. Quand l’éclairement du spectre tombe au-dessous d’un certain seuil, le spectre est vu entièrement gris.
Chez les dyschromatopes ces constantes physiologiques
de l’œil sont modifiées. Le déplacement du maximum lumi-
neux du spectre se combine avec une extension des unito-
- nales, dans le cas de dyschromatopsie appelée couramment
daltonisme. Si le déplacement du maximum lumineux se
fait vers le rouge, le sujet est aveugle pour le vert; s’il se
fait vers le violet, le sujet est aveugle pour le rouge. Lorsque le déplacement du maximum lumineux existe seul