PANNE
La plupart de ces décès n’ont donc pas été causés par le traitement chirurgical.
Sur 73 malades opérés avec survie 52 ont été complètement guéris et 18 ont eu une amélioration notable. Deux malades seulement n'ont pas été guéris et du dernier le résultat nous est inconnu.
Cette statistique est éloquente et ces résultats nous permettent d’avoir une grande confiance dans le traitement chirurgical, d'autant plus que dans la plupart de ces cas il s'agissait de dysenteries graves.
Il nous semble utile de passer maintenant en revue les différentes opérations employées jusqu’à présent et d’en étudier les résultats.
I. Les entéroanastomoses sont des opérations qui ne remplissent pas les conditions qu’on demande au traitement chirurgical des dysenteries. En outre c’est une intervention grave, que tout malade ne peut pas supporter. C’est pour ces raisons que cette opération n’a pas été souvent employée.
Sur 7 cas publiés, 3 malades sont morts, 3 ont guéri et le dernier a vu son état sensiblement amélioré.
Les résultats des entéroanastomoses ne sont donc pas très bons et ceci s'élève contre leur application.
IT. Les fistulisations ont été employés très souvent pour le traitement des dysenteries ; la littérature nous fournit 31 cas, 26 appendicostomies et 5 caecostomies.
Sur 26 appendicostomies on ne signale qu'un cas de mort, et un cas dont le résultat est inconnu. Les autres 24 ont guéri ou se sont sensiblement améliorés par ce traitement. Le résultat des fistules caecales est encore meilleur puisque tous les 5 cas publiés ont guéri.
Nous sommes d'avis d'employer les fistulisations
CE DRN PS
pour les cas de dysenterie légère, car elles nous permettent le traitement des ulcérations intestinales par des lavages thérapeutiques.
III. Les bouches larges nous permettent les lavages du côlon et en partie elles mettent celui-ci au repos ; aussi les résultats sont-ils en général bons.
a) La colostomie gauche n’exclue qu'une petite partie du gros intestin. Pourtant sur 8 cas publiés on signale 6 guérisons et seulement 2 morts.
b) Par la colostomie droite nous mettons au repos la presque totalité du gros intestin. Sur 9 cas publiés nous trouvons 4 guérisons, 1 amélioration, 3 morts et un insuccès.
c) La caecostomie a été employée très souvent et nous avons trouvé 20 observations publiées, dont 12 avec une guérison complète, 3 avec une amélioration sensible et 5 cas de mort.
d) L’'iléostomie n’a pas été employée très souvent et nous n'avons pu réunir que 3 cas. Les résultats ne sont pas très bons, car pour 1 guérison il y a 2 morts.
En résumé : sur 40 cas de bouches larges on a obtenu les résultats suivants: 23 guérisons, 4 améliorations, 12 morts et un insuccès.
IV. Les anus contre nature remplissent le mieux les conditions demandées au traitement chirurgical. Ils mettent au repos le côlon et nous permettent d'agir directement sur les ulcérations par des lavages thérapeutiques.
a) L'’anus iliaque gauche ne met au repos qué L'S :liaque et le rectum et ne permet d'opérer des lavages que de ces parties de l'intestin.
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Sur 5 cas publiés 3 ont été guéris, un a été amélioré ; le dernier n’a pas donné de résultat satisfaisant.
Il est curieux de constater ces résultats obtenus sans exclusion complète du gros intestin, ce qui pourrait faire croire que les ulcérations se localisent cependant parfois à la partie inférieure du gros intestin.
b) L’anus caecal n’a pas été employé très souvent :
jusqu’à présent, mais il a donné de bons résultats. Sur 3 cas publiés il y a 2 guérisons et une amélioration.
c) L’anus iléal remplit très bien les conditions exigées du traitement chirurgical. Le côlon est complètement exclu et par l’anus on peut faire des lavages de tout l’intestin malade.
Nous avons employé cette intervention pour. les cas de dysenterie que nous avons soumis au traitement chirurgical et nos résultats ont été bons.
Sur 9 cas publiés nous avons trouvé 4 guérisons, 2 améliorations et 3 morts.
Dans les cas de dysenterie grave nous sommes d’avis de faire au malade de suite un anus contre nature, soit un anus caecal, soit un anus iléal.
En résumant les résultats des 17 cas publiés, qui ont été traités par un anus contre nature, nous obtenons : 9 guérisons, 4 améliorations, 1 insuccès et 3 morts.
V. Les résections coliques n’ont pas été employées très souvent, car c'est une opération sérieuse. Pour faire disparaître toutes les ulcérations il faut s’adresser à la colectomie totale.
La littérature ne nous fournit que 3 cas ; deux des malades sont morts et un a été guéri.
Nous sommes d avis que dans les cas désespérés, où malgré le traitement par un anus contre nature les ma-