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LA PÉRIODE SÉNILE

La période sénile est-elle aussi caractérisée par une involution avec atrophie progressive des éléments canaliculaires dont seuls persistent les plus volumineux.

De même, la glande mammaire des mâles et des femelles castrées présente une structure uniquement canaliculaire et un développement extrêmement restreint.

LA GLANDE MAMMAIRE PENDANT LES PÉRIODES D'ACTIVITÉ SEXUELLE, EN DEHORS DE LA GESTATION

Pendant les périodes, plus ou moins longues, plus ou moins rapprochées, d'activité de l’ovaire et de l’appareil génital, la glande mammaire présente des modifications assez 1mportantes. Celles-ci sont d’ailleurs variables suivant les espèces et suivant le type du cycle génital des différents amimaux. Cependant là encore si on considère les étapes fonctuonnelles de ce cycle on met en évidence des états correspondants de la glande mammaire, les seules différences observées tenant à la durée des différentes phases.

En effet, tous les types de fonctionnement de l’ovaire et de l'appareil génital sont centrés sur un phénomène essentiel, l'ovulation qui conditionne la fécondabilité.

C’est par rapport à ce phénomène que se placent deux phases fonctionnelles bien différentes :

— Avant lovulalion, c’est une phase préparatoire à la fécondation ; elle correspond suivant qu’on considère l’état de l’ovaire, du vagin ou de l’utérus, à la maturation folliculaire, à l’état folliculinique de l’endomètre, à la kératinisa- Uuon vaginale,

— Après l'ovulation, c’est une phase préparatoire à la nidation, elle correspond à la formation du corps jaune ovarien, à l'aspect folliculino-lutéinique de la muqueuse uté-

rine. S'il y a fécondation, cette phase aboutit à la gestation, sinon elle fait suite, suivant les cas, soit à une période de repos sexuel, soit à un nouveau cycle.

L'aspect de la glande mammaire est lui aussi déterminé par ces deux phases, les différences suivant les espèces étant uniquement en rapport avec la durée de celles-ci.

Pendant la phase preparatoire à la fécondation, il y a développement de la glande, mais portant uniquement sur les éléments canaliculaires. Ce développement est restreint et assez variable dans les espèces à eycle court (1). Dans les espèces à cycle long le développement mammaire est mieux caractérisé (2).

Dans tous les cas 1l y a une prolifération importante des canaux dont la lumière est dilatée, apparition de bourgeons terminaux à paroi bi ou tristratifiée (HArTMAnNx) ce qui les différencie des acini proprement dits qui sont unistratifiés. On constate de nombreuses mitoses, le tissu conjonctif péri-canaliculaire est le siège d’une infiltration importante de lymphocytes et de polynueléaires. Cette prolifération atteint son acmé au moment de l’ovulation.

Dans les espèces à ovulation provoquée les constatations sont divergentes. AnceLz et Bouin (1911), chez la lapine, observent un développement important des canaux et la formation de bourgeons terminaux, par contre, Hammonp et MarsnazLz (1930), chez le furet, n’ont pas observé de développement de la glande pendant l’œstrus prolongé.

A près l’ovulation, le développement de la glande mammaire est très variable suivant la durée de la phase où la nidation est possible.

Dans les espèces à cycle court et à phase lutéinique pratiquement inexistante (rat, souris), les auteurs (3) s’accor-

(1) Surrer 1921, Turner et Scaurrze 1931, Cocswezz 1928, GARDNER et Srronc 1935, Turner et Gomez 1933, Coze 1933. (2) Lors et Hessezsere 1917, Turner et Gomez 1933, MarsHaALL et HALNAN

1917, Hartrmann 1923.

(3) Surrer 1921, Turner et Scaurrze 1931, Turner et Gomez1933, Core 1933.

re

dent pour déclarer qu'il y a régression mammaire immédiatement après l’œstrus.

Dès que la phase lutéinique est assez longue la glande mammaire évolue parallèlement et de façon d’autant plus complète que la durée de cette phase est plus importante.

Le fait caractéristique est l'apparition d’une prolifération alvéolaire qui débute parfois dans la phase folliculinique mais reste toujours très discrète. Ce sont alors de véritables acini qui apparaissent, ils ont un épithélium umistratifié ce qui les différencie des bourgeons terminaux aux dépens desquels ils se constituent d’ailleurs par transformation de la deuxième assise épithéliale en une couche myo-épithéliale.

Cette prolifération acineuse est particulièrement bien marquée dans les espèces à longue phase lutéinique (1).

Par contre, chez le cobaye, Lors et HEssELBERG ont montré qu'il y a régression de la glande mammaire dès l’ovulation, malgré la formation de corps Jaunes persistants.

Dans l’ensemble, si on fait abstraction de ce dernier eas, on peut admettre avec Turner que lorsque la phase lutéinique est courte ou absente, la prolifération porte uniquement sur le système canaliculaire ow à peu près. Quand le cycle est étendu et la phase lutéinique longue, le développement lobulaire est important et peut même être comparé à celui de la gestation (marsupiaux) et s'accompagner de phénomènes sécrétoires.

Dans la comparaison de l’évolution parallèle de l’appareil génital et de la glande mammaire au cours du cycle sexuel, c’est la notion de durée des différentes phases qui semble le facteur essentiel.

Si les phases sont courtes et les intervalles rapprochés, les modifications mammaires sont peu caractéristiques à tel point que Garner sacrifiant 43 souris femelles n’a pu d’après l'aspect des mamelles établir aucune corrélation avec la phase du eyele sexuel et l’état des ovaires.

(1) Marsnarz et Haznax 1917 (chienne), Harrmann 1923 (oppossum), O'DoxocuuEe 1912 (dasyurus)

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