PHASE DE DÉVELOPPEMENT GRAVIDIQUE
Ce développement prolonge et complète la prolifération observée pendant le cyele sexuel.
M acroscopiquement la glande mammaire augmente considérablement de volume. C’est ainsi que chez la lapine, au moment de l’accouplement l’aire glandulaire mesure envi-
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ron 3 em. 5 de long sur 2 em. 5 de large et est séparée des olandes du même côté par un intervalle de 4 centimètres environ. Dès le cinquième jour après le coït elles mesurent de 6 à 8 centimètres de longueur sur 4 à 5 de large et les intervalles ont disparu entre les glandes mammaires d’un même côté qui ne forment plus qu’une seule nappe glandulaire en apparence continue depuis la base du cou jusqu’à la racine des membres postérieurs.
La structure de ces glandes mammaires apparaît après étalement sur lame de verre et coloration en masse.
Deux phénomènes s'associent pour constituer le développement complet de la glande :
— L’étalement de l'appareil excréteur canaliculaire.
— l'édification de l'appareil sécréieur alvéolaire.
Les canaux excréteurs se ramifient dichotomiquement du centre à la périphérie où la prolifération est la plus importante. Le maximum d’élongation de cet arbre canaliculaire est réalisé chez la lapine cinq Jours après l’accouplement.
« Les dernières ramifications se sont recouvertes de nombreuses digitations pédiculées qui donnent l’impression de feuilles attachées par leur pétiole sur les plus fins rameaux d’un arbre » (ANceL et Bouin). C’est aux dépens de ces formations vésiculaires que va s’édifier l'appareil secréteur et que vont se constituer les lobules glandulaires.
À l'extrémité de chaque canal se forme une saillie piriforme qui lui semble appendue, c’est le lobule formé par un groupe d’acini. Chaque lobule est séparé par une bande con- Jonctive des lobules voisins avec lesquels il constitue un lobe.
Ce processus de lobulation commence surtout lorsqu’est terminé l’étalement de l'appareil excréteur c’est-à-dire vers le cinquième jour après l’accouplement et se continue jusqu’au seizième jour environ où le maximum de lobules est définitivement constitué.
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La glande a alors sa structure tubulo-alvéolaire composée typique. à
L'aspect histologique de l’acinus est caractéristique et bien précisé par les reconstructions de Mazrarskr (1902). C’est une vésicule sacciforme raccordée au galactophore de dernier ordre par un collet très court.
Cette vésicule est bordée d’une rangée unique de cellules cubiques sécrétantes, en dehors de laquelle des cellules myoépithéliales constituent un dispositif contractile analogue aux paniers de Bozz' des glandes salivaires (Lacroix, 1894). Le tout est entouré par une membrane basale ou limitante.
Parallèlement à ce développement du tissu épithéhal qui est le plus marquant et le plus étudié il faut insister sur les remantements du tissu conjonctif dans lequel baigne l'arbre épithélal excréteur et sécréteur.
Le développement du parenchyme glandulaire repousse à la périphérie une partie du conjonctif à mailles larges qui l'entoure et le tasse ainsi en une zone péri-glandulaire dense de soutien. |
Au contraire, autour des conduits le tissu conjonctif forme une couche délicate, c’est le « tissu du manteau » de BERKA (1911). Cette couche palléale pendant le développement de la glande est riche en capillaires sanguins très dilatés. Elle est le siège d’une infiltration œdémateuse avec des cellules lymphocytiformes, des polyblastes, des plasmocytes et des fibrocytes tellement nombreux que son aspect rappelle une infiltration inflammatoire (BERKA).
Dans l’ensemble, trois faits caractérisent ce développement gravidique :
-— Etalement et arborisation du système excréteur.
— Constitution de l'appareil sécréteur.
-— Congestion considérable du stroma conjonctif péricanaliculaire.
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