‹ Les Dystrophies MammairesChapitre 35 sur 66 · ACTION SUR LA CROISSANCE CORPORELLE · texte numérisé non relu

ACTION SUR LA CROISSANCE CORPORELLE

La prolactine semble exercer une action importante sur la croissance de beaucoup d'animaux à sang chaud.

Chez les pigeons normaux ou hypophysectomisés l’administration de prolactine entraîne une augmentation de poids de 10 à 20 ®%, en une semaine.

L'administration d’extraits pituitaires exempts de pro- Jactine entraîne une chute de poids de 5 à 20 % par semaine.

Chez les mammifères les résultats sont variables : chez la souris on note cependant une augmentation de poids et un

renforcement de l’action de l'hormone thyréotrope sur la croissance.

Ces faits ont entraîné RippLe et ScHoozey à discuter l’individualité de l’hormone hypophysaire de croissance (Evans).

Ils basent leur conviction sur un certain nombre de faits expérimentaux sur le pigeon hypophysectomisé.

— Après hypophysectomie l'intestin perd 15 % desa longueur, 20 % de son poids, le foie et le pancréas perdent respectivement 20 à 60 % de leur poids.

— L'injection de prolactine empêche cette atrophie et permet un accroissement pondéral de l’animal de 3 grammes par semaine.

— Un extrait hypophysaire total agissant aussi sur la croissance des autres endocrines a une action plus marquée sur l’intestin et ses annexes, l’accroissement pondéral est de 5 grammes par Jour.

— Un extrait hypophysaire sans prolactine permet une atrophie considérable des organes digestifs, et une chute du poids corporel.

Au total 1l semble donc que la croissance corporelle ne résulte pas de l’action d’une unique hormone de croissance hypophysaire, mais de l’action synergique de plusieurs hormones agissant chacune sur une région déterminée. RibpLe dit d’ailleurs n’avoir Jamais observé d’hormone dite de croissance qui soit exempte de prolactine et d’hormone thvréotrope.

La prolactine apparaît ainsi comme une des multiples mitosines d’origine hypophysaire, avec une spécificité d'action bien moins étroite que celle qu’on lui avait assignée tout d’abord. Ceci cadre d’ailleurs avec le fait qu’on trouve de la prolactine dans lhypophyse de toutes les classes de vertèbres (poissons, ete.).

Si nous insistons sur ces notions, c’est qu’elles nous semblent présenter une importance considérable pour la compréhen-

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sion de la physiologie de la glande mammaire. En effet, elles éloignent nettement celle-c1 des corrélations génito-mammaires qui ont'constitué pendant longtemps l’ensemble des connaissances sur Je déterminisme physiologique de la glande mammaire.

MÉCANISME DEËLA SÉCRÉTION DE LA PROLACTINE

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