‹ Les Dystrophies MammairesChapitre 38 sur 66 · PR OT · texte numérisé non relu

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(1934) en particulier a obtenu une diminution considérable de la sécrétion lactée chez la vache par thyroïdectomie, et une augmentation au contraire par l'administration de thyroxine.

Rerce et Turner observent après injection de thyroxine une diminution du taux de la prolactine dans l’hypophyse, Mac Queen Wizzrams obtient le même résultat par thyroïdectomie. -

L'influence des facteurs nerveux.

Celle-ci a pu être mise en évidence par l’étude minutieuse du fait suivant d'observation courante : la succion du mamelon par les jeunes favorise la sécrétion lactée, la cessation entraine le déclin de cette sécrétion.

Cette découverte est due essentiellement aux nombreuses expériences de SELyE, CozLip et Thomson et de SELYE et

Mac Keown (1934).

— L’excitation mécanique du mamelon produit chez le

rat et la souris non gravides un état de pseudogestation

avec développement complet de la glande mammaire et même lactation si cette influence s’exerce suffisamment longtemps.

— Pendant la lactation, si on sectionne les mamelons et si en même temps on extrait le lait des canaux galactophores à l’aide d’une pompe, la sécrétion s’arrête. D’autre part, si on lie les canaux galactophores et qu’on laisse les petits téter, la sécrétion persiste. C’est donc bien la succion et non Pévacuation du lait qui favorise la sécrétion.

— Cette action n’est pas locale car si on sectionne certains mamelons et non d’autres, toutes les mamelles continuent à secréter.

On peut donc conclure avec Sezye, CorLrr et THomson, SELYE et Mac K£sowx qu'il y a là un arc réflexe à centre

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hypophysaire dont la voie centripète est nerveuse, la vote centrifuge humorale (prolactine). k

—— La voie centripète nerveuse du réflexe restait à préciser.

— Elle n’est pas sympathique comme le prouve l’ineffieacité de l’extirpation du plexus hypogastrique et du ganolion mésentérique inférieur (Rein 1930) du ganglion cœliaque (Buscn) ou du système sympathique en totalité (Cannox et Briemr 1931, Baco 1932, Brouna 1932).

—— Ixcezsrecx (1935) a démontré qu’elle passait par axe cérébrospinal. En sectionnant la moelle entre la dernière dorsale et la 17e lomhaire chez des rates lactantes on provoque lanesthésie des mamelons inférieurs. Si on recouvre d’un corset de leucopiaste les mamelons sensibles, la sécrétion se tarit, les jeunes meurent.

Si on laisse découvert un seul mamelon sensible, toutes les mamelles sécrètent, les petits se développent normalement.

L'effet sur l'hypophyse de la succion du mamelon a été étudié en se basant sur la teneur en prolactine del’hypophyse et sur son aspect histologique.

__ Dyesczin (4936) a étudié les hypophyses de rates castrées après mise bas, les unes allaitant, les autres non. Il conclut que l'excitation continue des terminaisons nerveuses du mamelon suflit à déterminer des modifications histolooiques de Phypophyse et l'empêche en particulier de prendre l'aspect d’hypophyse de castration.

__ Rerce et Turwer (1936-37) ont montré chez le rat que le stimulus nerveux de la succion du mamelon entraîne une baisse notable du taux de la prolactine dans lhypophyse. Celui-ci est trois fois moins élevé que chez les rates

qui n’ont pas allaité après la mise bas.

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B. — Lx RÔLE DE L'HYPOPHYSE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LA GLANDE MAMMAIRE

Un certain nombre de:faits permettent de penser que l’hypophyse joue un rôle dans le développement de la glande mammaire.

— L’'hypophysectomie entraîne une atrophie rapide de la glande mammaire et des mamelons.

Pratiquement on n’en trouve plus trace une à deux semaines après hypophysectomie chez le rat.

Cette atrophie est infiniment plus intense et plus rapide que celle qui suit la castration. L’hypophysectomie semble donc agir par un autre mécanisme que la simple suppression de l’activité gonadotrope.

—— Les effets de l’hypophysectomie sur le développement expérimental de la glande mammaire.

L'analyse des effets de la folliculine et de la progestérone sur la glande mammaire après hypophysectomie devaient permettre de voir si ces hormones agissaient sur la glande directement ou seulement par l'intermédiaire de l’hypophyse. Les premières expériences faites dans ce sens permirent d'observer que la glande mammaire des animaux hypophysectomisés répondait normalement à l'injection d'hormones ovariennes (1).

Par contre tous les travaux récents s'accordent pour admettre qu’il n’y & aucune réponse de la glande mammaire à la jolliculine chez les animaux hypophyseciomisés (2).

Les résultats des premiers expérimentateurs s'expliquent peut-être par des hypophysectomies incomplètes.

— Présence d'une « hormone mammogénique » dans le lobe antérieur de l’hypophyse.

(1) Rurxen 1932, Freup et de Jonen 1935 sur le rat ; Aspezr et SFIDENS- TEIN 1935 sur le lapin ; Nezson 1935 sur le cobaye.

(2) Sezve et Corrr 1936, Rercr, Turner et Hizz 1936, Asrwoop, GEs

cHicKTER et Rauscn 1937 sur le rat ; Gomez, Turner, Garpner et Hire 1937 sur la souris ; Lyons et Pencnarz sur le cobaye, -

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