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I — LE-CYCLE MAMMAIRE CHEZ LA FEMME

Le premier, RosenBurG (1922) a étudié cette question. Il conclut qu’il existe un cycle mammaire extrêmement bien tranché, caractérisé par des modifications parallèles du tissu épithéhal et du stroma conjonctif, et parfaitement superposable au cycle de l’endomètre. Il donne le schéma suivant :

—— pendant l’intermenstruum (du 9 au 17€ jour du eycle environ) la glande est au repos, des galactophores grands ou moyens sont très espacés dans un stroma fibroïde.

— pendant le prémenstruum (la huitaine de jours qui précèdent les règles) les canaux prolifèrent, leurs extrémités se renflent en acini typiques, le tissu conjonctif péri-canali-

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culaire (le manteau de BErka) se différencie nettement, 1l est lâche, œdémateux, riche en cellules.

—— pendant la période menstruelle le processus néoformateur s'arrête, l’hypertrophie mammaire régresse, les vésicules terminales disparaissent, le tissu conjonctif du manteau s’atrophie.

— pendant la période post-menstruelle la régression continue, l’arborisation canaliculaire disparaît progressivement pour ne plus laisser finalement que quelques galactophores grands ou moyens épars dans le stroma glandulaire.

Le travail de RosenBuRG a suscité un certain nombre de recherches dont les résultats ne sont pas toujours concordants.

Tous les auteurs cependant sont d’accord pour admettre les modifications cycliques du stroma intra-lobulaire, œdème, congestion, infiltration lympho-plasmocytaire pré-menstruels, transformation fibreuse post-menstruelle.

Par contre les opinions sont extrêmement variables en ce qui concerne la prolifération cyclique de l’épithélium.

Certains confirment entièrement les conclusions de Ro- SENBURG (1).

À l’opposé d’autres nient complètement toute modificaton cyclique du tissu épithélial; ce que RosENBuRG aurait pris pour des phénomènes de prolifération ne serait que le simple gonflement de ces conduits résultant de l’œdème prémenstruel du stroma lobulaire (2).

Entre ces deux résultats extrêmes un certain nombre d'auteurs ont bien observé les phénomènes de prolifération épithéliale prémenstruelle avec phénomènes sécrétoires, mais n’ont pas constaté la régression complète de ces éléments dans la période post-menstruelle (3).

(1) Lorscuke 1925, LucasinGer y CEnraANo 1927, Scuuzrze 1933, Lewis et Gescuickrer 1934.

(2) Dreckmanx 1925, Drerricx 1925, Moskowrez 1926, Kucxkens 1929, Taw- Lor 1936.

(3) Poraxo 1924, Sessnine 1925, BerBericn et JAFFE 1925, Max Ernst

1925, Pazror 1935.

op

En effet deux faits paraissent à priori pouvoir être objectés à la théorie de RosENBURG.

D'une part, on comprend mal comment pendant la courte période du post-menstruum toute l’arborisation épithéliale édifiée peut disparaître, se résorber ou s’éliminer. Si une telle modification s'explique aisément au niveau de l'utérus par l'élimination de l’endomètre il n’en est pas de même pour la glande mammaire.

D'autre part, si la conception de RosenBurG était exacte l'aspect histologique d’un glande mammaire à quelque moment que ce soit serait remarquable par son homogénéité. Or il n’en est rien, bien au contraire, suivant les plages examinées l’aspect de la glande varie de façon considérable.

J. Grynrecr (1936) fait une hypothèse qui permet peutêtre de répondre à ces deux objections. Il pense qu’à chaque phase prémenstruelle il y a une poussée de prolifération épithéliale, mais que la régression des éléments néoformés s’étage sur un temps beaucoup plus long que la période postmenstruelle. Dans une glande à la période pré-menstruelle on trouverait done ainsi des éléments en voie de prolifération et d’autres au contraire à différents stades de régression.

Cette conception cadre à la fois avec ce qu'on sait de la prolifération de lépithélium mammaire sous les influences hormonales et avec les variations d'aspect histologique de la glande suivant les plages examinées.

I. — L'EFFET DES INJECTIONS HORMONALES SUR LA LA GLANDE MAMMAIRE DE LA FEMME

— L'effet de la folliculine est variable suivant l’âge du sujet (R. Morrcarp).

— Chez la femme adulte les traitements folliculiniques ne donnent que peu de modifications mammaires.

— Chez la filette MorrcarD à obtenu un développement mamelonnaire et canaliculaire important au cours du traitement par la folliculine d’une vulvo-vaginite gonococcique.

Par contre, l'action de la progestérone est pratiquement inconnue, la prolactine est utilisée en thérapeutique mais bien souvent inactive.

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