‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 133 sur 672 · LES DIX LÉPREUX · texte numérisé non relu

LES DIX LÉPREUX

Luc, xvu, 11-19.

Les circonstances marquées au commencement de ce récit paraîtraient indiquer encore une fois que le narrateur ne veut pas laisser perdre de vue le voyage de Judée; mais elles sont destinées surtout à localiser le fait qui va être raconté. Après une série de paraboles et de réflexions morales, l’auteur a besoin de reprendre le fil de son récit pour situer l’anecdote qu'il va raconter. Les sentences sur le scandale !, le pardon?, la foi”, le devoir“, qui précèdent l’histoire des dix lépreux, n'ont pas grand lien entre elles. Leur arrangement peut être dû en partie à l’évangéliste. La comparaison avec Matthieu invite à penser que les sentences concernant le scandale et le pardon suivaient, dans le premier recueil de discours, les paraboles de la Brebis et de la Drachme perdues. Le Prodigue, l'Économe infidèle et Lazare sont venus se placer dans l'intervalle par le fait de Luc ou d’un rédacteur intermédiaire. On sent quelque artifice dans la reprise de l’évangéliste.

La mention de la Samarie avant la Galilée vient probablement de la préoccupation qu'avait l’auteur d'expliquer la présence d’un samaritain parmi les lépreux qui ont été guéris par Jésus. Le Sauveur allait à Jérusalem; 1l se trouvait sur les frontières de la Samarie et de la Galilée’. On peut entendre qu’il contournait la Samarie, se dirigeant de l’ouest à l’est vers le Jourdain. D’après la place du récit, on croirait plutôt que Jésus devrait approcher de la ville sainte. Il n’en est pas loin en idée, car l’évangéliste paraît avoir

xvir, 1-2. Cf. supr. pp. 76-79.

xvu, 3-4, Cf. supr. pp. 92-94.

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