‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 243 sur 672 · M. 18..7rûc 0 reowy Èx · texte numérisé non relu

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4. Cf. celle de I Prér. 11, 7, qui éclaire la combinaison de Le. 18.

5. Is. var, 14-15 ; xxvin, 143 ; DAN. 11, 35. 6. Par exemple, après Is. xxvin, 16 (Jürrcner, I, 401).

PARABOLES a15

lique. Quoi qu'il en soit, le prenuer Evangile et le troisième terminent leurs paraphrases par des menaces qui doivent expliquer l'impression fàcheuse que produit sur les membres du sanhédrin la

parabole des Vignerons.

Marc, x, 12. Et ils avaient envie de s'emparer de lui, etils craigenirent la foule. Car ils avaient compris qu'il avait dit pour eux la parabole. Et le laissant,

Marru. xx, 45. Et les chefs des prêtres et les pharisiens, ayant entendu ses paraboles, comprirent qu'il parlait d'eux. 46. Et bien qu'il eussent envie de

Eve 219) iles scribes et les chefs des prêtres eurent envie de mettre la main sur lui à l'heure même, et ils craignirent le peuple.

Car ils avaient compris

s'emparer de lui, ils qu'il avait dit pour eux

foule,

ils s'en allèrent,. craignirent la celte parabole.

parce qu'elle le regardait comme un pro-

phète.

. Cette conclusion du récit mérite d'attirer l'attention du commentateur, parce que, tout en se rattachant originairement à la parabole, elle paraît avoir une signification plus importante que celle que le contexte invite maintenant à lui attribuer. Si on l'entend bien, la parabole a défini la situation de Jésus à l'égard des Juifs, spécialement du judaïsme officiel, qui a causé sa mort. Jésus est le fils du propriétaire, l'héritier de la vigne, le Christ fils de Dieu ; le judaïsme ofliciel est son meurtrier. En conséquence de cette idée, les évangélistes disent que les autorités juives, ayant compris que Jésus annonçait leur réprobation, avaient formé le projet de l'arrêter, et en étaient empêchées par la crainte du peuple. L'indication de Marc ne vise pas un simple incident, une réflexion passagère des sanhédristes ; elle dépeint une situation qui est censée exister à partir de la parabole, et elle découvre la perspective de la passion. Mais cette perspective se referme brusquement, l’'évangéliste disant aussitôt que les sanhédristes s’en allèrent ! : détail particulier, sans correspondance réelle avec la situation générale qui vient d’être esquissée. La chute n'est pas si abrupte dans Matthieu et dans Lue, où la notice singulière du second Évangile a été corrigée. Mais on peut

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.qu'on vient de lire, en termes un peu adoucis, à la fin de la para-

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316 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES d

dire que l’allégorie des Vignerons, qui, à son début, ne. au contexte, n'y tient pas davantage à la fin. C'est, d source commune des deux Synoptiques, une pièce rapportée. L dication : « et le laissant, ils s'en allèrent », se rattache to naturellement à l'incident qui précède la parabole ! : les membres — du sanhédrin, déconcertés par la question que Jésus leur pose au sujet de Jean-Baptiste, se retirent prudemment, peu soucieux de donner à l’assistance le spectacle de leur embarras ; ils vont maintenant tendre des pièges à celui qu'ils regardent comme un novateur dangereux, et ils le feront interroger par des aflidés sur le tribut de César.

Le fait n'est pas sans importance pour la critique de Marc mi. pour celle de la parabole. Puisque celle-ci a été insérée toute faite, dans un contexte qui lui était primitivement étranger, l’on peut se demander si elle n'a pas occupé une autre place, mieux appropriée à son contenu, dans une source ou une rédaction antérieure du second Évangile. Cette allocution qui décrit l'issue fatale du ministère de Jésus à Jérusalem, et qui veut expliquer les manœuvres par : lesquellesle sanhédrin a préparé la perte du Sauveur, n'aurait-elle pas été, à un moment donné, l'épilogue de la prédication hiérosolymitaine et le prologue de la passion? Une preuve matérielle de cette hypothèse paraît subsister au début du récit même de la passion dans Marc ?, où on lit : « Or la Pâque et les Azymes avaient lieu dans deux jours, et les chefs des prêtres et les scribes cherchaient comment ils se saisiraient de lui, par ruse, pour le mettre à mort. Car ils disaient : « Pas dans la fête, pour qu'il n'y ait point de tumulte parmi le peuple. » Sauf la mention de la Pâque, c'est ce

bole. Ne serait-ce pas la transposition de celle-ci qui aurait déterminé le dédoublement de la noticè concernant les agissements du sanhédrin ? Quand la parabole précédait immédiatement la passion, cette notice devait être ainsi conçue ?: « Et ils comprirent

4. xr, 27-33. La notice du v. 12, #2 apévrse «th, fait une transition excellente entre x1, 33 et x11, 13.

3. (xrr, 12 b). xai Éyvooav [oi &oyteoeïs xai oi Yoaumatets] Ôtt rp0s QÜTOLS TV Tapa- : , É rca , BoXnv eiev, (xiv, 1 D.) ai nrouv r@z: adrôv à Dow xoutioavres axoxteivwav. (2.) à

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PARABOLES SLT

qu'il avait dit pour eux la parabole. Et ils cherchaient comment ils se saisiraient de lui, par ruse, pour le mettre à mort. Car ils disaient : « Pas dans la fête, pour qu'il n’y ait point de tumulte parmi le peuple. » Or la Pâque et les Azymes avaient lieu dans deux jours ; et comme il était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, ete. » Le déplacement de la parabole aura entrainé l’indication qui la suivait, parce qu'on tenait encore à signaler l’impression produite par le discours de Jésus. De légères modifications auront été introduites dans le texte !, pour dissimuler l’arrachement et le double emploi. Il fallait, en effet, répéter ou retenir là notice, pour amener le récit de la passion, et on ’a retenue, probablement dans sa forme primitive, après la donnée chronologique, qui se rapportait d’abord, beaucoup plus naturellement, au repas de Béthanie, chez Simon le lépreux. La gaucherie qui se remarque dans le début de la passion est ainsi partiellement expliquée. La transposition aura été occasionnée par l'insertion du discours apocalyptique qui remplit maintenant le chapitre xut de Marc ?. On aura pensé que cette grande description du jugement et de la parousie ferait meilleur effet que l’allégorie des Vignerons, comme couronnement du ministère hiérosolymitain,et comme pendant correctif de la passion.

L'artifice de la combinaison adoptée par le rédacteur du second Évangile est moins sensible dans les deux autres, où les transitions et les sutures ont été améliorées. Matthieu, qui a logé les Deux fils avant les Vignerons, attribue aux deux paraboles l’irritation des auditeurs ; c’est pourquoi il dit d’abord que les sanhédristes comprirent ?, et se trouve, probablement sans intention, si toutefois il n’a pas connu la source de Mare, restituer l’ordre qui devait être suivi dans celle-ci. [1 explique pourquoi les sanhédristes craignaient la foule : c'est que l’on prenait Jésus pour un prophète. Renseignement assez banal, qui fait écho à un passage de Marc , ou tout simplement à la désignation que l'évangélisie a placée auparavant ? dans la bouche

1. x11, 12. époBd0nszv roy dyAoy est une atténuation de x1v, 2, d'après xr, 32.

2. Supposé qu'il n’y ail pas d’autres transpositions ou additions, x, 4-11 pouvait se lire sans difficulté après x11, 38-44.

3. V. 45. xai axobüoavtec... Tac rapaBolac avtod Éyvwoay Or mepi adr@v Àcyet 46. xal fnrobvtes aûroy xpatñoat époBnümoay Tobs yhous, mel els To0OPATNV AUTOV Ei4 Ov.

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