Cf. Jünrcuer, I, 136 ; et supr. p
3. On peut croire que la source donnait, après Le. 34-35, les comparaisons du voleur et du serviteur, qui suivent, dans Matthieu, ce qui est dit des gens « pris » et « laissés ». WErNLE, 78. Peut-être y avait-il encore, avant les deux comparaisons, celle des serviteurs vigilants.
Luc, xn, 37. « Heureux ces serviteurs que le maitre, à son errivée, trouvera veillants.
Je vous dis en vérité qu'il se ceindra et les fera mettre à table, et, passant devant eux, les servira. 38. Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils! 39.
Or, sachez que si le maître de la maison
quand le maître de la maison viendra : le soir, où à minuit, ouau chant du coq, ou le matin ; 36.
que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. 37. Et ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez! »
Marrx. xxiv, 45. « Qui est le serviteur fidèle et prudent que le maiîlre a préposé à ses domestiques pour leur donner la nourriture en temps (opportun) ? 46. Heureux ce
de peur
serviteur, que son maître, à son arrivée, trouve faisant ainsi! 47. Je vous dis en vérité qu'il le préposera à tout ce quil possède. 48.
Mais si le mauvais serviteur dit en son cœur : « Le maître tarde à venir », 49. et qu'ilse mette à battre ses compagnons, et à manger et à boire avec les ivrognes, 50. le maître de ce serviteur viendra au Jourqu'il ne s'attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas, 51. et il le mettra en pièces, et lui fera sa part avec les hypocrites. Là il y auia les plenrs et le grincement des dents. »
l'heure que vous ne savez pas. »
savait à quelle“heure le voleur viendra, il veillerait et ne laisserail pas forcer sa maison. 40. Vous aussi, tenez-vous prêts, parce que le Fils de l'homme viendra à l'heure que vous ne pensez pas. »
Luc, xu, 41. Et Pierre dit : « Seigneur est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tous? »
42. Et le Seigneur dit « Qui est l'intendant fidèle et prudent que le maître prépose à ses domestiques, pour leur donner la pitance en temps (opportun)? 43. Heureux ce serviteur, que le maitre, à son arrivée, trouve faisant ainsi! 44. En vérité Je vous dis qu'il le préposera à tout ce qu'il possède. 45, Mais si ce serviteur dit en son cœur:
« Mon maître tarde à venir », et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger,
à boire et à s'emivrer, 46. le maître
de ce serviteur viendra au jour qu'ilnes y attendra pas, et à l'heure qu'il ne connaîtra pas ; il le mettra en pièces et lui fera sa part avec les infidèles. »
Luc, x, 47. « Ce serviteur, qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra beaucoup de coups; 48. et celui qui, sans savoir, aura fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. À quiconque aura été donné beaucoup, beaucoup sera demandé; et à qui l’on a confié beaucoup, on réclamera davantage. »
Les trois relations concluent en recommandant la vigilance ; mais ce thème est développé avec une indépendance entière par chacun des évangélistes. Marc paraït s'inspirer de la parabole des Talents, que l’on trouvera un peu plus loin dans le premier Évangile, pour
la us ds qui lui fournit le thème de son exho veiller, puisqu on ignore quand le moment décisif arrivera !. posez qu'un homme, partant pour un voyage ?,remette le gouverne- 4 ment de sa maison à ses serviteurs, Re + à son portier de veiller, il est évident que tous ces serviteurs et le portier devraient être attentifs à leur devoir, afin de n'être pas surpris par le retour du maître. Cette comparaison n'est pas régulièrement développée ni appliquée par l’évangéliste. On remarque dans la suite du discours un mélange d'éléments pris de divers côtés, et qui ne sont pas entièrement fondus ensemble. La maison et les biens confiés aux serviteurs rappellent la parabole des Talents, mais l'application de la comparaison rappelle plutôt la parabole des Serviteurs qui veillent en attendant leur maître 5. La mention du portier “ auquel on prescrit de veiller sert à relier ensemble les deux morceaux; mais la suture est incomplète, parce que la comparaison est abandonnée justement en cet endroit, et que, dans la dernière partie du discours, l'application se confond avec la parabole. -
Jésus donc recommande à ses disciples de veiller, c'est-à-dire d’être toujours prêts à son avènement, parce qu'ils ne savent pas quand « le maïtre de la maison ÿ », c'est-à-dire lui-même, arrivera. Au lieu d'être partagée en trois dalles comme dans le passage parallèle du troisième Évangile, la nuit est partagée en quatre veilles, selon l'usage romain : le soir, de six à neuf heures; le milieu de la nuit, de neuf heures à minuit ; le chant du coq, de minuit à trois heures du matin; le matin, de trois heures à six heures. Cette modification est imputable à l'évangéliste. Le conseil de ne pas s'endormir $ pourrait être une réminiscence de la parabole des Vierges. Pour finir, l'évangéliste, qui a fait adrésser tout le discours à quatre disciples seulement, a soin de mettre dans la bouche de Jésus ces paroles : « Et ce que je vous dis, je Le dis à tous », c'està-dire à tous les disciples et à tous les fidèles : « Veillez. » Il est
4. V. 33. BAérete, aypunvsire" oùx Oidate yap nôtre 0 xapOs ÉdTtv.
2. V. 34. 6s avlowros arodnuos xtA. Cf. Mr. xxv, 14. donep yào avopurag aronuGv 4TÀ.