‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 440 sur 672 · CE. I · texte numérisé non relu

CE. I

A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, II. 34

LES RVRRU Ines SYNOPTIQUES ke

rellement de la part de Paul, qui a vu surtout dans symbole et la continuation du sacrifice de la croix.

ce point de vue théologique, la fraction du pain, symbole d mort, s'offrait la première à l'esprit, et permettait de compren TS sans difficulté le symbolisme du vin. Dans la relation de Lue, les | éléments eucharistiques n'ont pas de signification distincte; mais, distribués aux disciples, ils opèrent et représentent leur union avec < Jésus, l’idée de la mort du Sauveur et celle de l'eucharistie comme k. mémorial de la passion étant seulement indiquées par la ne 1 LR tion du pain, et sous-entendues dans les paroles qui accompagnent la 7% présentation du calice t. Dans l° usage ordinaire des Juifs, la bénédie=) tion de la coupe précédait celle du pain, et il est tout naturel que les chrétiens, dans leur repas de communauté, se soient conformés | d'abord à cet usage, que reflètent le texte occident de Luc et les prières de la Didaché ; mais l’ordre de la distribution était inverse 55 de celui de la bénédiction, le pain étant et donné avant xs qu'on fit passer le vin ?. Saint Paul, qui ne s'occupe pas spires de l’ordre des bénédictions, mais da sens qui s'attache aux éléments distribués, suit l'ordre de cette distribution, signifiant par une parole caractéristique le symbolisme de chaque élément. Il est. LT évident que son récit n'est pas à prendre comme une description de” la cène chrétienne ; mais on peut ajouter qu'il n'est pas à prendre. davantage comme une description historique du dernier repas de

Jésus. 4

En acceptant le texte de Luc tel qu'il se trouve maintenant cons-« titué, les commentateurs ont été amenés à supposer que la première. coupe distribuée par Jésus n'était point la coupe eucharistique, : mais une coupe du festin pascal, expressément représenté comme distinct du repas eucharistique, ou bien, au contraire, que cette coupe se confondait réellement avec la seconde, et que l'évangélisten avait mentionné par anticipation la coupe eucharistique, les paroles : « Je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne », étant. appelées en quelque sorte par ce que Jésus dit de la pâque dont il ne.

Cf. J. Werss, Lk. 619.

Cf. Vox per Gozrz, Das Gebet i. d. ält. Christenheit, 214-216 ScHanz, Lk. 505, 507 ; Hozrzmann, 409.

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mangera plus!. Mais les paroles de Jésus touchant la pâque ont été

rédigées pour introduire le récit même de l'institution eucharis-

tique; il est peu probable qu'elles aient influencé la forme de ce récit, puisqu'elles en dépendent quant à leur origine. Cette seconde hypothèse, paraît contredite par le texte, où l'indication : « après le souper ? », marque la place de la coupe eucharistique par rapport à la distribution de la première coupe et à la fraction du pain, qui ont eu lieu pendant le repas. Mais on peut faire valoir aussi bien, contre la première hypothèse, que la coupe mentionnée d’abord par Luc est une coupe eucharistique, une coupe de souvenir, un symbole sacré. Il est évident qu'on n’a pas épuisé le sens des paroles concernant ce premier calice, si l’on veut que Jésus dise : « Buvez le vin que voici; car, pour moi, Je n'en boirai plus en ce monde. » Au cas où l’arrangement actuel du texte remonterait à Luc lui-même, la meilleure façon de fésoudre les difficultés serait encore d’admettre que l'évangéliste a fait une combinaison, médiocrement réussie au point de vue littéraire, du récit qu'il a trouvé dans une de ses sources évangéliques, et de la relation que lui fournissait la première Épitre aux Corinthiens *. Nonobstant les apparences, la première coupe ne doit pas être distinguée réellement de la seconde. Mais qui ne voit combien il est invraisemblable que l'évangéliste ait adopté une rédaction aussi défectueuse ?

Paul a raconté aussi l'institution de l'euchanistie“. Il ne.

se réfère pas à la tradition apostolique, bien qu'il lui doive pourtant l'idée de son récit, mais au Sauveur lui-même, parce que, sans doute, il a conscience de ne pas rapporter simplement le fait de l'institution, mais de l'interpréter en même temps avec

1. Mexer, ap. B. Weiss, 634. Certains commentateurs catholiques, anciens (par ex. s. Augustin) et modernes, ont soutenu qu'il s'agissait de la même coupe et du même contenu.

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