‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 458 sur 672 · UE · texte numérisé non relu

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V. 37. za pera àvouwv 2koy!sün. LXX ëv roïs dvouots #koyisün.

tion où se trouvent leur Maître et eux-mêmes. Jésus s'abstient de

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double conclusion, attendu que les mots : « Car te regarde touche à sa fin ! », n’ont pas pour but de détermi cation des paroles BR mais d'expliquer le cha dont il a été parlé auparavant. Le DAPPORE de la citation avec ce qui précède n'est guère plus rigoureux qu'avec ce qui suit. Elle paraît donc avoir été introduite en commentaire de la déclaration : « Ce qui me regarde touche à sa fin. » Le Sauveur affirme que sa destinée” est sur le point de s’accomplir. Cette destinée était réglée par la volonté du Père, et la glose prophétique invite à penser qu'elle était annoncée dans les Et tue. Le texte d'’Isaïie est amené en témoignage des desseins providentiels, pour signifier que le Christ doit mourir de la mort des scélérats. Mais cette remarque ne s'ac= corde pas avec la recommandation de prendre l'épée, et les disciples, en disant : « Voici deux épées », n'en tiennent pas compte.

Les disciples entendent à la létire la recommandation de Jésus. | Ils lui présentent deux épées qu'ils avaient avec eux? Certains commentateurs * ont pensé que ce pouvaient être deux grands | couteaux de boucher, comme ceux dont on se servait pour tuer Es l'agneau pascal. Mais, puisque Jésus parlait d'épée, on ne voit pas pourquoi les disciples lui présenteraient des couteaux sous le même 4 nom #. Ils pouvaient avoir eu ces épées avec eux durant le voyage, … ou bien même se les être procurées depuis leur arrivée à Jérusalem. Les disciples ne croient pas à un besoin immédiat de recourir … à l'épée pour se défendre ; mais leur observation montre qu'ils n'ont … pas davantage en vue l'avenir lointain; ils songent à une éventua-. ; lité qui pourrait se produire bientôt, et sans changement de la situa- »

leur donner d’autres explications, et il se contente de leur répondre : C'est assez? ». &.

1. V.37. zai yap to reot éod téhos Eye. B. Weiss, Lk. 644, observequ'ilne faut pas sous-entendre fe upévoy après 70 roi uoÿ; on le devrait cependant si 37 a faisait loi pour l° MR us de 37 b; mais =£hos, dans 37 b, marque un terme, et ei rekssûñvær, dans 37 a, un accomplissement ; dans la pensée ce : dernier rédacteur, c'est 37 aqui détermine le sens général du verset, V. 38. xp, Üod uéyaoat ôe Do.

Par ex. HorrzmAnn, 413.

. Cf. B. Weiss, loc. cit.

ixavoy éoriv. D, apxsi. Ss. ajoute : « pour vous ».

Que signifie cette conclusion ? Le sens naturel est que deux épées satisfont au besoin du moment ; mais on ne voit pas très bien pourquoi deux épées pourraient suffire à la défense de tous, dans les prochains périls !. Jésus, supposent les commentateurs, veut faire entendre que les disciples n'auront pas du tout besoin d'épées, et que lui-même n'entend pas être défendu de la sorte ?, ou bien qu'il veut couper court à la conversation 5, à moins que sa réponse ne soit à double entente, et n'implique à la fois la méprise des apôtres et l'intention de clore l'entretien #. Il est probable que l’évangéliste a retenu la mention des deux épées afin de préparer l'incident qui se produira lorsque les émissaires du sanhédrin mettront la main sur Jésus; dans ce cas, il pourrait bien avoir aussi retenu les mots : « C’est assez », sans vouloir signifier autre chose que la suffisance de deux épées pour l’accomplissement des desseins providentiels dans le cas présent. Mais telle ne peut être l’idée primitive. Il semblerait que, dans l'instant où ces paroles ont été prononcées, Jésus ne songeait nullement au sort ultérieur des apôtres, mais au péril qui grandissait autour de lui et des siens. La fin était proche : le monde allait user de violence contre le Christ, et Dieu allait réaliser en lui son dessein. Le Sauveur prévoit un attentat contre sa personne, et il a l'intention d'y résister ?. Mais l’événement va se produire dans des conditions qui rendront les deux épées inutiles et non seulement insuffisantes.

La parole concernant la nécessité de l'épée ne fait pas naturellement suite à l'annonce du reniement; elle a pu venir d'abord après ce qui est dit du premier qui doit être serviteur 6, ou bien encore

Ainsi l'entend J. Weiss, Lk. 628.

Hofmann, ap. B. Wruss, loc. cit.

. Nôsgen, Plummer, ibid.

ScHANZ, 522, « triste ironie ».

. Pfleiderer, ap. HozrzMann, 413. On objecte que le port d'armes était interdit Je la nuit de la pâque : mais était-on à la nuit de la pâque, et Jésus aurait-il eu scrupule d’enfreindre cette coutume ? D'autre part, on ne saurait dire, avec WeLLHAUSEN, Le. 125, si le : « C’est assez » a été dit « avec une résignation triste », parce que le moyen de défense était « ridiculement insuffisant ». Il faudrait savoir comment Jésus se représentait le péril. Le même auteur, qui n’admet pas la mission des Douze, est amené en conséquence à voir dans les vv. 35-36 une pièce de remplissage conçue par l'évangéliste.

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