‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 491 sur 672 · V. 49 D; supr. p. 584, n · texte numérisé non relu

V. 49 D; supr. p. 584, n

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Marc, mais le rédacteur paraît l'avoir détachée tout exprès du dis-

cours !, pour ne pas terminer celui-ci comme le précédent, et peutêtre aussi parce qu'il ne voyait pas de prophétie en rapport avec le fait particulier de l'arrestation de Jésus, tandis qu'il en trouvait pour la passion du Christ * et pour la fuite des disciples”.

Le récit de Luc présente dans l'ensemble un caractère moins simple et plus étudié que celui des deux autres évangélistes. Après que Jésus a repoussé avec indignation le baiser de Judas, les disciples, « voyant ce qui allait arriver », lui demandent s'il faut attaquer la troupe qui suit le traître. Avant qu'il ait répondu, l'un d'eux a tiré son épée et coupé l'oreille droite au serviteur du grand prêtre *. Jusque-là on peut ne voir dans la forme de la narration qu'une façon plus dramatique de raconter les faits qui sont énoncés dans Marc. L'ordre d’arrêter 5, qui s'adresse à tous, bien qu'un seul ait frappé, correspond mieux à la situation que les considérations générales qui se lisent dans Matthieu. Suit la guérison de l'oreille coupée, détail qui n'est pas à discuter au point de vue de l’histoire, et qui a été introduit beaucoup moins par souci de merveilleux, que pour expliquer comment l'incident du coup d'épée n’a pas eu d'autre suite, les disciples étant invités à s'abstenir de toute violence, et celle qu'ils ont commise étant déjà réparée 7. La demande des disciples et la réponse de Jésus ont d’ailleurs toutes les apparences d'additions rédactionnelles, superposées à la simple donnée de Marc, pour expliquer la situation. La formule concernant l'accomplisse-

RACE ME TD ST, #- 2. Cf Mr. xvu, 22; supr. p. 60.

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