Cf. Braxpr, loc. cit
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ment des Écritures a été remplacée, sans doute avec int pour plus de clarté, par cette autre : « Mais c’est ici votre la puissance des babe 1,» | DRE
Les termes sont choisis en rapport avec la circonstance: mais : « l’heure » ne signifie pas seulement « la nuit » comme le temps le A plus propice aux actions honteuses, et « la puissance des ténèbres » ne désigne pas seulement un pouvoir qui veut s'exercer dans l’obscurité 2, L'heure est le temps que Dieu abandonne à la perver- « sité des hommes, pour la faire servir à l'œuvre du salut. La pensée … de la Providence est suffisamment indiquée, et elle ne peut pas être absente de ce passage, quiest substitué, comme équivalent, à l'accomplissement des prophéties: quant à la « puissance des ténèbres », … c’est la puissance du démon, prince des ténèbres ?. En cette nuit, le démon et ses auxiliaires ont la permission d'accomplir leur œuvre d'iniquité, d'où Dieu fera sortir le salut. Il semblerait que Jésus soit resté libre jusqu'à la fin de ce discours, puisqu'on dit seulement au commencement du paragraphe suivant que les satellites le prirent. On ne parle pas de la fuite des disciples, dont la défection n’a pas été annoncée explicitement.
Ces omissions sont réfléchies et accusent un travail de seconde main. Luc ne veut pas éloigner les disciples, parce qu'il entend les rendre témoins, à Jérusalem, des apparitions du Christ ressuscité 4. Il a bien senti la contradiction mal dissimulée qu'offre le second Évangile, et qui est passée aussi dans Matthieu, entre ce qui est dit de la dispersion des disciples, qui est supposée s'accomplir aussitôt après l'arrestation de Jésus, et ce qu'on lira plus loin de leur présence à Jérusalem le matin de la résurrection *. Il semble que,
- selon le récit primitif de la passion, les apôtres étaient complète-
ment déconcertés par l'arrestation de leur Maître, et n'avaient rien de plus pressé que de se soustraire eux-mêmes aux poursuites ; Pierre seul suivait Jésus jusque chez le grand prêtre; il n'est pas sûr que les onze fussent encore à Jérusalem le soir de la passion; du moins ceux qui n'étaient pas encore partis se hâtèrent-ils, après
. V. 53 b. aXX’ aürn éotiy OuGv ñ Woa ai ÉEovoia ro sxbtous.
Opinion de B. Weiss, Lk. 650-651.
Cf. Horrzmanx, 415 ; Scnanz, Lk. 529.
WERNLE, 33.
BranDr, 22-23.
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cet événement, de regagner la Galilée. Le récit de la découverte du tombeau vide, où les apôtres sont supposés réunis autour de Pierre, ne s'accorde pas avec la donnée, certainement plus ancienne, qui montre les disciples éperdus et dispersés dès la nuit de l'arrestation !.
On pourrait supposer que, pour le récit même de celle-ci, Luc aurait conservé des traits primitifs, par exemple l’ordre que Jésus donne de laisser faire les satellites; mais toute la scène paraît arrangée, en partant du second Évangile, de façon à l'interpréter et à le corriger. On a vu que l'évangéliste amène les chefs des prêtres, les stratèges, les anciens du peuple, sur le mont des Oliviers, pour rendre vraisemblable le discours qu'il emprunte à Marc. Il n'a pas senti que la présence de tous ces personnages était une invraisemblance plus grande que celle du discours même ?. La mention qu'il en fait n'est d'ailleurs qu'une transposition de ce que dit Marc * touchant les prêtres, scribes et anciens qui ont réuni la troupe que Judas devait conduire à Gethsémani. La défense que Jésus adresse aux disciples peut aussi bien avoir été ajoutée, et pour les mêmes motifs, que la guérison de l'oreille coupée. Il n’est donc pas certain ni même probable que Luc dépende, pour les délails qui lui sont propres, d'une source autre que Marc, et antérieure au second Évangile.
Marc, xiv, 51. Cependant un jeune homme le suivait, n'ayant qu'un drap sur le corps, et ils le saisirent. 52. Mais celui-ci, lâächant le drap, s'enfuit nu.
Marc, à la fin de son récit, rapporte un incident si peu important par lui-même qu'on a pu y voir un souvenir personnel, et qui est, d'autre part, si mal lié au contexte, si singulier de tournure, si vague en dépit de son apparente précision, que l'on peut se demander s’il représente véritablement une donnée d'histoire. Ni Matthieu ni Luc n'en font mention, mais ce n’est pas raison pour supposer “ qu'il appartiendrait à une couche tout à fait récente du second Évangile. Sa bizarrerie expliquerait suffisamment l'omission de la part de rédacteurs qui ont pu le juger insignifiant.
LCENINS xVr, 32: QÉ. 796.