‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 511 sur 672 · V. 70. où oby et 6 vios zoù Üeo · texte numérisé non relu

V. 70. où oby et 6 vios zoù Üeo

6. Et PS. u, 7, non (comme le veut B. Weiss, Lk. 658), au sens même du psaume et au sens où les sanhédristes pouvaient l'entendre. Il n'y a sans doute pas lieu de distinguer ici (avec Hozcrzmanw, #16) entre le sens des sanhédristes et celui de l’évangéliste.

tion de blasphème, peut-être parce que Luc a omis ce qui concerne le grand prêtre, et que le geste de Caïphe déchirant son vêtement n'avait sa pleine signification que pour les lecteurs nés dans le judaïsme ; plutôt encore parce que l'évangéliste, comprenant que Jésus n'a été condamné que par Pilate, omet, avec la condamnation du sanhédrin, le blasphème qui la motive; peut-être aussi lui répugnait-il de présenter Jésus condamné, même injustement, comme blasphémateur, sans compter que ses lecteurs auraient pu’ne pas voir en quoi consistait le blasphème. La prétention au titre de « Fils de Dieu » serait le véritable grief du sanhédrin contre Jésus, quoique la dénonciation devant Pilate s'inspire d’une considération différente. Il semble donc que Luc, guidé par la source de Mare pour l’omission de la séance de nuit chez Caïphe, soit secondaire par rapport à Marc dans la description de l'interrogatoire qu'il met dans la séance du matin, cette description n'étant pas autre chose qu'une transposition, une adaptation et une interprétation de ce que Marc a raconté touchant la séance nocturne du sanhédrin.

, Selon les deux premiers Évangiles, la réponse de Jésus est considérée par le grand prêtre comme blasphématoire !. Caïphe déchire ses habits en signe d’indignation et de douleur : c'était le rite prescrit, en pareil cas, pour tous ceux qui entendaient le blasphème ?, et les évangélistes ne mentionnent ce détail que pour mieux définir, au point de vue du judaïsme légal, l'accusation de blasphème, non pour signifier les sentiments intimes ou l'hypocrisie? du grand prêtre. On sait déjà que cette accusation s'explique beaucoup mieux par rapport à la théologie de Marc et de Matthieu que par la vraisemblance de l’histoire. Les merabres du sanhédrin sont dits s'être accordés avec Caïphe sur la question du blasphème, et avoir

1. Mc. 63. 6 OÈ aoyreoedc Oiaponbas tods yit@vas aûtod Aéyer” tt Ext J£Eiav Eyouey (Ss. « Qu'avez-vous encore besoin ? » Lat. k. : « Quid adhuc opus est vobis ?») paptipwv ; 64. mrobaare tic Bhaspmuiac" ti buiv oaiverar; Mr. 65. rôte 6 apyrepeds

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2. Il va de soi qu'on ne meltait pas tous ses habits en pièces, mais on faisait une déchirure à l'endroit de la poitrine. Selon Maïmonipe, (ap. Scnanz, Mt. 530), « longitudo rupturae palmus erat.. Non fit in interula seu indusio linteo, nec in pallio exteriori ; in reliquis vestibus corpori accommodalis omnibus fit, etiamsi decem fuerint. ». |

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