‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 54 sur 672 · B. Weiss, E · texte numérisé non relu

B. Weiss, E

3. V. 46. sion Alev dÈ Oradoyiouos y adroïs (D omet sioÿAfev... aûtoïc), T0 vis av eïn ue%wy aÿr@y. On peut traduire : « qui était le plus grand d'eux », c’est-à-dire d’entre eux, ou bien : « qui était plus grand qu'eux ». (B. Weiss, E. 344.) La

place du pronom favorise la seconde interprétation, et le v. 48 ne l’exclut pas, bien qu'il semble s’accorder mieux avec la première. Si Luc a pensé à une question hypothétique sur les dignités du royaume, c’était pour ne pas faire double emploi avec xxrr, 24. Était-ce aussi parce qu'il pensait à Paul, qui n’était pas des Douze ?

4. V. 47. sidws (NB, Ss. Sc. ; ACD etc. it. Ve. id) roy ixhoytouoy xth.

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ciple. Mais, tout en s'inspirant:

pensé, comme Marc, « au petit » Paul, et s'être contenté de dire «

passer encore au pied de à montagne de la transfgnrs

Marc, 1x, 38. Jean lui dit « Maître, nous avons vu quelqu'un chassant les démons en ton nom, qui ne nous suit pas, et nous l'avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas. » 39. Et Jésus dit : « Ne l'empêchez pas. Car il n’est personne qui fasse un miracle en mon nom,et qui puisse aussitôt mal parler de contre nous est pour nous. 41. Car verre d’eau pour la raison que vous qu'il ne perdra pas sa récompense. »

La suite de Marc devient de plus en plus défectueuse et décon=. certante, si l'on ne regarde pas au-delà du sens littéral. Dans la pensée de l’évangéliste, l'incident de l’exorciste se relie à ce qui précède, et Luc lui-même l’a compris ainsi, en indiquant explicite-

l. Eotsev adro map” Eaur@ équivaut à Mc. 36, £ornsev ad<0 èv uécw aÿräy, Maïs”

Luc, n'ayant pas localisé la scène, ne marque pas la place de l'enfant par ra ay P Ù GEST 1%

port aux disciples, qu'on ne peut se représenter autourde Jésus comme dans la maison de Capharnaüm, Ss. « il le mil près d'eux. »

2. V. 4S. 0 yàao uxootepos èv räotv buiv brdéoywv, oùtoe éotiv méyac. Ss. « celui

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qui est petit e{ enfant (rai rauôlov) pour vous, celui-là est grand. » D omet

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prend un enfant, comme dans Mare, et le met auprès d à-dire au milieu du groupe formé par les disciples. et ceux-ci la leçon qu'on Lo dans Matthieu, mais eni

l'enfant vient d'abord, puis la rétfiautiée sur le Se pe!

disciples, qui doit être grand ?, Luc ne dit pas le plus gran sa pensée, le plus petit paraît s'identifier à l'enfant, type d du

quiconque vous donnera à

de Matthieu, ue semble

Luc, 1x, 49. Et prenant la parole, Jean dit : « Maître, nous avons vu

quelqu'un qui CE en ton nom # les démons, et nous l'avons empé- L ché, parce qu'il ne nous suit pas. »

50. Et Jésus lui dit : « Ne l'empê- … chez pas. Car celui qui n'est pas, GORE vous est pour vous. " . 40. Car celui EL n où pas à boire un êtes au Christ, je vous dis en vérité

ment le rapport. Si Marc n’a pas de transition !, ce n'est pas pour signifier l'absence de lien chronologique ?, c'est parce que le rapport logique lui semblait rendre superflue toute indication de synchronisme. IL est évident que la conclusion touchant le verre d’eau offert au disciple rejoint ce qui a été dit touchant ceux qui reçoivent les petits au nom de Jésus. Ces idées connexes ne devraient former qu'une seule sentence : Matthieu les présente réunies dans le discours de mission. Si le rédacteur du second Évangile les à séparées par l'histoire de l'exorciste étranger, c'est qu'il a voulu obtenir ainsi une leçon particulièrement significative. Autrement rien ne l'empêchait de placer l’histoire de l’exorciste après les paroles concernant ceux qui reçoivent les disciples, et la récompense qui leur est réservée. Il faut admettre ou une arrière-pensée, ou une perturbation du texte, ou un groupement artificiel du fait et des sentences.

La seconde hypothèse est purement gratuite, et elle est contredite par les différences qui se remarquent, pour la forme du discours, entre la parole sur ceux qui reçoivent les petits, et celle qui concerne le verre d’eau offert aux disciples. Dans le premier cas, Jésus dit : « qui reçoit un de ces enfants, me reçoit ? » ; dans le second cas : « qui vous donne un verre d’eau sera récompensé # ». Bien que, dans la source primitive *, la sentence principale ait rapport à la réception des disciples, elle est devenue une lecon aux disciples sur la réception des petits: ce n’est pas un accident de copie qui a fait ce changement. La sentence concernant le verre d'eau est liée à la parole : « qui n'est pas contre nous est pour nous », et ce rapport ne résulte pas non plus d’une transcription fautive.

Selon la troisième hypothèse, l’évangéliste aurait parlé de l’homme qui chassait les démons au nom de Jésus, parce que cette anecdote lui avait été rappelée par la parole : « qui reçoit un de ces enfants en mon nom Ô »; et ce serait encore la même formule qui

1. V.38. on aûr@ 6 ’Iwdvns (NB). C (Ss.) lit d’abord axoxpiBei dè. D, ànexpiôn ’lwdvns rai ire. Autres témoins, àrezxptün dë... Àëyov.

2, B. Weiss, E. 229. La conduite de Jean attesterait un défaut d’humilité.

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