‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 585 sur 672 · Ps. xxxvisr (xxxvu · texte numérisé non relu

Ps. xxxvisr (xxxvu

Mavrs. xxvu, 57. Et le soir étant arrivé, vint un homme riche, d’Arimathée, appelé Joseph, qui, lui aussi, était disciple de Jésus.

58. Allant trouver Pilate, il lui demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'il lui füt remis. 59. Et prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un Imceul propre, 60. et il le déposa dans son sépulcre neut, qu'il avait fait tailler dans le roc ; et après avoir fait rouler une grande pierre à l'entrée du sépulcre, 1l s'en alla.

: set ont pu FE célie: conception, dont Luc lui-même n+ tient pas compte historiquement, puisque les femmes seules demeurent pour la sépulture. Il paraît impossible de démêler dans ces particularités ce qui vient de évangéliste lui-même et ce qu'il a

pu trouver dansla source ou les sources qui lui ont fourmi ses récits de la résurrection.

Lvc, x, 50. Etil y eut un homme appelé Joseph, qui était membre du conseil, homme vertueux et juste, 51.

qui n'avait point consenti à leur dessein et à leur action, (originaire) d'Arimathée, ville des Juifs, (et) qui attendait le royaume de Dieu : 32.

étant venu trouver P1late, il lui demanda le corps de Jésus. 33. Et layant descendu, :l l'enveloppa d’un linceul et le déposa dans un sépulere taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. 34.

Et c'était un jour de préparation, et le sabbat allait commencer.

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Eacnsav. Ps. Lxxxvin (Lxxxvn), 9. Eutxcunes zobc yumcrads nou r”Enaë.

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était nécessaire pour la journée du sabbat, où le travail était in à dit ; au coucher du soleil, le sabbat commençait ! : il était donc urgent d'enlever le corps de Jésus et de lui donner la sépulture. On observe? que, si le vendredi eût été le jour même de la pâque, le | repos sabbatique aurait dû être respecté de la même mamière® : Joseph d'Arimathée n'aurait pu vaquer à tous les soins de la mise au tombeau. Et l'on trouve là un argument en faveur de la chrono- logie johannique. Mais, outre qu'il est permis de se demander jusqu'à quel point la sépulture des défunts pouvait être retardée quand deux Jours fériés se suivaient ainsi, on sait déjà l'incertitude qui affecte le rapport chronologique de la mort de Jésus avec la pâque “. La pâque du dernier repas dans les Synoptiques, et celle du crucifiement dans le quatrième Évangile, le sabbat de la sépulture et le dimanche de la résurrection sont des données symboliques, dont il est maintenant difficile à l'historien de dégager le point de départ dans la réalité des faits. On remarquera que l'indication de Mare : « car c'était le vendredi », vient comme en surcharge. C’est uniquement par cette sorte de glose, connue d’ailleurs de Matthieu, de Luc et de Jean, que se trouve déterminé le jour de la semaine où eut lieu la passion *.

D'après la coutume romaine, le corps de Jésus, s'il n'avait été

1. Mc. 42. ai #ôn Via yevouévne, èrei nv racaozeur), 6 otiv rcosdfBarov. Ss.Mlit simplement; « Et l'on était au sabbat. » L’indication du « soir » est en rapport avec le schéma chronologique du rédacteur (J. Weiss, AE. 335) : on a eu « le matin », v. 1, comme point de départ du jugement ; la troisième heure, v. 25, comme point de départ du supplice ; la sixième, v. 33, comme point de départ des ténèbres; la neuvième, v. 34 (37) pour la mort; « le soir », douzième heure {six heures de l'après-midi), marque la fin de cette terrible journée. Mr. 57 retient seulement oŸ{as 2è yevouévne. Luc transpose l'indication après le récit de la sépulture, v. 54. zai quéca nv rapaszreuñs ai oéfBaroy irégwa- #2v. D lit seulement %v à ñ quioa rcosa864rov (cf. supr. Mc. 42). L'expression « se lever », appliquée au sabbat, est transportée du jour naturel, qui commence au lever du soleil, à la journée religieuse qui commençait le soir, au moment où l’on allumait les flambeaux.

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