‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 226 sur 807 · xvr, 8 (supr. p · texte numérisé non relu

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A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques. 17

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Il va de soi que son langage n'a rien den cn contient un nombre relativement considérable de mot contrent pas dans le reste du Nouveau Testament !, des Î très négligées, sinon irrégulières ?, des mots hébreux ou araméens diminutifs *, des mots qui reviennent très fréquemment, sans nécess comme il arrive à cerlaines personnes dans la conversalion *, des tour= nures hébraïquesf. Sa phrase est une enfilade de Prop où l'on remarque souvent une accumulalion de participes 7. Il a plus de latinismes qu ‘aucun autre écrivain du Nouveau Tee ü

pas un a écrivain, mais un homme qui a une cé a culture, un y certain goût, une certaine idée de ce que doit être un livre bien fait et. convenablement écrit. Le sien aura donc un plan, qui ne sera pas très … artistique ?, mais qui aura du moins l'avantage d'être assez régulier. Son langage est empreint d'une certaine rhétorique pieuse, un peu redondante, mais solennelle et sonore. - Les discours de Jésus x sont ré :

. On peut voir les chiffres et les exemples dans JacquiEr, {istoire des livres | de Nos Testament, X1, 412.

2. 2EeXfôvzee nABov (1, 29). zai 27 Xfov... zai 1 boy (xiv, 16). zai 3XDiv..… 7 203€ À buiv

ros oÙtes (11, 7). ofe..…. zouudtn (xt, 19): 2x Zatû:60e (ax, 24) 470

{xiv, 45). 09 uaxpôbev (v, 6; vi, 3; x1, 13). d

3. Passages cités supr. p. 254, n. 2. Il semble bien que le rédacteur y met de «4 l'affectation, pour la couleur locale, et que ce n’est point souvenir traditionnel D

{voir supr. p. 103, et le commentaire). Mais cela prouve du moins qu'il savait ÿ l'araméen. a %. Ovyarotoy (v, 23: vis, 25), zocdouov (v, 41-42; vi, 22, 28), zuvaetov (wir, 27-28), à ozdgrov (XIV, #7), rhououoy (ant, 9: 1v, 35), y0v0tov (vus, 7). On a relevé aussi sa - …

préférence pour les négations multipliées : oùx£t où ur (XIV, 25), umôevi pmèev (x, ee oùx ovdets (111, 27), etc. :

. L'adverbe sdû5< se rencontre quarante- eus fois (trente-cinq fois dans LX, 4

pis fois seulement dans x-xvr. JacQuiER, 11, #13), et souvent sans qu'il failleen presser la signification. Emploi fréquent de £pyouat avec un infinitif (1, #5; mn, L 23: 1v, 1, etc. Vingt-six fois. Sur la portée de cette locution, cf. Darman, 21- 22).

6. gofeiy 20Boy néyav (1v, #1), Baacsnuias Bhaspnusiv (111, 28), sans compter les formes analogues dans les citations de 1v, 42 et vir, 10.

7. Voir, par exemple, 1, #1: v, 25-27, 33; xiv, 67; xv, #3. Emploi fréquent du participe avec 2ivat ou ëAeïv : voir 1, 6, 39; m1, 6; v, à.

S. Ônvaprov, zv50c, zevtuolov, zo0pavrns, xpdfatroe, Àcyiov, Eéotns, STEx0v TOP, LYAYOV TO!EiY.

9ACÉ: supr.p. 120:

crée, parfois avec une médiocre invention, selon son propre génie !. Dans les récits, au contraire, il est sec, incolore et bref, enclin parfois à supprimer des détails nécessaires ?; il n’est pas conteur, et 1l manque de la vivacité qu'on trouve dans Marc, aussi bien que de l'harmonie artificielle qui se rencontre dans Luc. Il a des combinaisons singulières, comme dans l’histoire des deux aveugles * et dans celle des deux possédés . Sa préoccupation des prophéties l'induit quelquefois à altérer le bon équilibre des récits primitifs Ÿ, et le soin qu'il prend de marquer l’accomplissement des prophéties anciennes cause des répétitions monotones. « Cela se fit pour que la parole du prophète fût accomplie 5 », tel est le refrain dont 1l ne se lasse pas. Les récits de la naissance du Christ n'ont guère plus de charme que la généalogie qui les précède : ce n'est pas une légende populaire, mais une série de combinaisons exégétiques 7. Son imagination parait avoir été aussi pauvre que sa foi était naïve : le grand ressort du merveilleux, dans ses deux premiers chapitres, est le songe révélateur ; il en abuse véritablement. Certains récits ne sont pas exempts de gaucherie : Joseph découvrant l’état de sa fiancée, l'étoile qui conduit les mages, la femme de Pilate invitant son mari à ne pas assumer la responsabilité de la mort de Jésus, les défunts qui ressuscitent au tremblement de terre, les gardes à qui l’on fait dire que le cadavre de Jésus a été enlevé pendant leur sommeil.

Le vocabulaire de Matthieu est moins personnel que celui de Marc* ; son style est plus correct : il n'évite pas, et l’on dirait même que, pour certains cas, il préfère des hébraïsmes que Marc et Luc ne connaissent pas, ou qu'ils n'ont pas voulu garder. Il suffit de rappeler ici l'emploi des formules : « royaume des cieux », « Père des cieux ? ». Cependant il n'affecte pas limitation du langage biblique ; sa phrase est généralement coulante, mieux construile que celle de Marc; à cet égard, on peut dire que Mat-

1. Voir l'analyse (supr. pp. 136-137), et le commentaire des discours évangéliques.

2. Par exemple, au commencement de l’histoire du paralytique, 1x, 2.

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