nn now. Cf. I Sam. xxrv, 7, A1, etc
7. I ne serait pas conforme au style des généalogies hébraïques de traduire : « Jésus-Christ, fils de David (et) fils d'Abraham ».
: j re à 4 + LE ru
LES ÉVANGILES SYNOPTIQL
IQUES
Messie promis au peuple juif, celui en qui se réalisent les prome faites aux grands ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob.
D'Abraham à David, la liste est conforme à celle que fournit la %:
Chronique !. La mention des frères de Juda s'explique par l'intention de signaler en bloc les patriarches des tribus israélites, héritières des promesses. Celle de Thamar, de Rahab, de Ruth, et plus loin de Bethsabée, a de quoi surprendre, car le nom de ces personnes, à l'exception de Ruth, rappelle des souvenirs médiocrement édifiants. On conçoit cependant que Thamar et Bethsabée ? aient figuré dans la généalogie, parce que leur nom pouvait sembler presque inséparable de celui de leurs fils. Mais pourquoi désigner Bethsabée comme « celle qui fut femme d'Urie ? »? Aurait-on craint de laisser oublier le double crime qui la rendit mère de Salomon? Quant à la courtisane Rahab, les anciens textes ne disaient pas qu'elle eût épousé Salmon et füt devenue mère de Booz, mais la tradition haggadique avait développé sa légende :. Il serait puéril d’objecter que le bisaïeul de David n'a pu être fils d'une femme qui vivait au temps de Josué. La légende ne connaît pas ces difficultés. Ce qui est plus extraordinaire, c'est que l'évangéliste ait trouvé opportun de mettre cette femme dans la généalogie du Christ. On est moins étonné, après cela, d'y trouver Ruth la Moabite. Sa qualité d'étrangère lui aura valu l'honneur qu'elle partage avec Thamar l’incestueuse, Rahab la prostituée, Bethsabée l’adultère. Toutes ces femmes sont entrées par une voie extraordinaire ou irrégulière dans la lignée messianique, et l’on dirait qu'elles sont, pour l'évangéliste, comme des types de Marie, qui entre, elle aussi, par une voie miraculeuse, dans la même généalogie ?. Cette combinaison est visiblement artificielle et surajoutée au schéma primitif, qui n’a d'autre intérêt que celui de la descendance, et qui ignore la conception virginale. Il ne paraît pas possible d’aller
l: 1 CHRON. 1, 34: 15, 4-15.