D'omet rpûs adros. Ss. Se, : « Et Jésus leur dit
2. Série de propositions coordonnées dans les vv. 5-7, où le cas est posé ; le tout est gouverné par is € bu@v, au commencement du v. 5, à quoi répond Xéyw Suiv xt1., v. 8, où est exprimée la conclusion, censée inévitable, de l’histoire présentée en forme d'hypothèse. Cf. Jüricner, II, 268.
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communicative. « Qui d’entre vous », etc., revient à dire que pas un auditeur ne contestera que les choses se passeraient comme on va l'exposer, s'il se trouvait lui-même dans le cas indiqué.
Deux amis habitent le même village, et l’un des deux vient, au milieu de la nuit, trouver l'autre. Un hôte, un voyageur, un ami, qu'il n'a pu songer à éconduire, et qu'il devait honorablement recevoir, lui est arrivé à l'improviste. Il n'a rien à lui offrir, et, sachant que son ami et concitoyen n'est pas au dépourvu, il vient lui demander trois pains. La demande n'est pas exagérée, et elle est faite avec la civilité qui convient en pareil cas !. Si l'ami refusait, le solliciteur ne saurait à qui s'adresser, à cette heure où tout le monde dort. Mais l'ami lui-même est déjà couché ; comme il ne. faut pas le supposer très riche, ni logé dans une grande maison, et qu'on n'a aucun motif d'admettre qu'il mente en disant qu'il est au lit, c'est de sa couche qu'il répond à la demande que l'importun fait du dehors; et le ton de la réplique est beaucoup moins obséquieux que celui de la requête *. Qu'on ne l'ennuie pas, sa porte est fermée depuis longtemps, avec toutes les précautions que l'on prend pour la nuit: ce serait une affaire maintenant que de l’ouvrir; sans compter que les enfants dorment auprès de leur père, et qu'on les éveillerait en se remuant dans la maison, et en faisant du bruit. Il est clair que ces difficultés ne sont pas insurmontables, et que l'homme ne ferait pas plus de tapage en se levant qu'il n'en fait en parlant. Aussi bien celui qui est à la porte ne se lasse-t-1l pas de répéter sa prière. N'est-il pas vrai que l’autre, s'il ne le fait à raison de l'amitié qui les unit, du moins pour se délivrer du son importunité, lui donnera ce qu'il souhaite? L'opiniâtreté 4 de demandeur gagnera ce que l'amitié ne lui aurait pas fait obtenir.
1. V. 5. ofe, 7oñ00v mot speïs äprous. Au lieu de gikos pou rapesyévero à lit gios uor répeoriv 4x” àypoë.
2. Lui de dit pas g'ke, mais, sans autre ménagement (v. 7) : ur or x6rovs TA0EYE.
3. Cela est supposé dans le texte ordinaire; les mss. lat. et la Vulgate ont,
‘au v.8 : « Et si ille perseveraverit pulsans, — dico vohis etc. » Glose explicative.
4. ayadtx, dans NCD etc.; avaiôs1a, dans AB etc. C’est à raison de cette avatôerx, de l'insistance opiniâtre avec laquelle le solliciteur renouvelle sa demande, qu'il est exaucé. Par là on apprend qu'il a continué de frapper et de prier jusqu'à ce qu'on lui donnât ses pains. Jüricner, Il, 273, observe qu'on aurait tort de prendre l'avais pour une vertu chrétienne.
comporte est que, si un homme exauce la prière dans ces cond
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tions, à plus forte raison Dieu. Toutefois ce n’est pas la simple cer-…
titude de l’exaucement que l'on fait valoir, mais la nécessité morale
de l'exaucement d'une prière persévérante et que Dieu n'a pas. semblé d'abord entendre. Le point de vue de l'exhortation : « Demandez et vous recevrez », est beaucoup plus large que celui de la parabole, et il ne se justifie pas par l'exemple de ce qui arrive
ordinairement parmi les hommes. Dans cette parabole, comme
dans celle de la Veuve, la persévérance dans la prière est la seule
condition d'exaucement qui soit visée par le récit. Peu importe. que l’homme ait demandé des pains pour un autre, car il en aurait
pris sa part, et il ne s'agit pas d'encourager le désintéressement
dans la prière. La demande portait sur une chose nécessaire et qui
pouvait, qui devait même être légitimement accordée. Mais ce n'est
pas vers ces conditions qu'est orientée la pointe de l'histoire. Jésus
a voulu dire que, si un homme ne résiste pas à l'obsession de la
prière, dans les conditions où il peut être prié par un autre, on ne
peut concevoir que Dieu y résiste indéfiniment. Dieu est meilleur
que les hommes, et l’action ne lui coûte pas comme à eux. Que l’on
ne se rebute donc pas de son silence temporaire !.
Luc, x1, 9. « Et moi je vous dis :
Demandez, et on vous donnera;
Marru. vu, 7. « Demandez, et
on vous donnera; cherchez, et
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vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. 8. Car quiconque demande obtient, qui trouve, et à qui frappe on ouvrira.
cherche
9. Y a-t-1l parmi vous un homme qui, si son fils lui demande du pain, lui offrira une pierre, 10. ou bien, s'il lui demande un poisson, lui offrira un serpent? 11. Si donc vous, qui êtes méchants, savez donner quelque chose de bon à raison votre Père qui est aux cieux don-
vos enfants, à plus forte
nera-t-1] de bonnes choses à ceux qui le sollicitent. »