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DÉS SEC Le
Jésus déclare que toute prière est exaucée. Et les commentateurs de trouver l’assertion fort sujette à restriction, comme si le Sauveur avait dû exposer scolistiquement en cet endroit toutes les conditions de la prière. Ils observent, non sans subtilité, que la prière devra être faite dans l'esprit de l'Évangile, et même que, si l’exaucement est promis, il n’est pas dit que l’objet spécial de la demande sera toujours accordé !. Le vrai fidèle, ne demandant rien que sous la condition du bon plaisir de Dieu, et en vue de sa plus grande gloire, ne peut jamais prier inutilement, et, du moins en un sens, il obtient toujours ce qu'il demande. Mais Jésus et le texte évangélique ignorent ces hautes considérations, si vraies qu'elles puissent être d'ailleurs. De l’assertion initiale et de la comparaison qui suit ressort une certitude d'exaucement non conditionné, la question de la prière étant posée dans les termes les plus simples, abstraction faite des objections que l’on pourrait tirer des faits matériels contre cette certitude religieuse. Le cas d'une prière qui n'aurait pas pour objet un besoin réel n’est pas envisagé; mais le cas d’une prière non exaucée, quand elle a pour objet un tel besoin, est déclaré impossible, sans aucune réserve ni distinction. La foi ne connaît pas les scrupules de la théologie. Si l’on ne doit avoir aucun souci de la nourriture et du vêtement, parce que Dieu y pourvoit, on doit de même être sans inquiétude pour le résultat des prières qu'on lui adresse pour un besoin quelconque, d'ordre spirituel ou temporel.
« Demander, chercher, frapper » sont ici des expressions métaphoriques pour désigner la prière; car les propositions générales que Jésus formule seraient fausses, et non seulement paradoxales, si on les appliquait à l’ordre commun des choses humaines ?, C'est auprès de Dieu seul qu'aucune demande n'est rejetée, aucune recherche vaine, aucun appel sans réponse. La façon de présenter la comparaison sous forme interrogative * s'est déjà rencontrée dans la parabole de l’Ami importun “. On doit y voir un trait de source et du langage même de Jésus. Il n'y a pas de père qui s'aviserait de donner une pierre à l’enfant qui lui demande du pain, ou