‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 651 sur 807 · Et Jésus dit : « Qui · texte numérisé non relu

Et Jésus dit : « Qui

m'a touché? » Et tous

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serai sauvée. » 29. Et aussitôt sa perte de sang fut arrêtée. Et elle sentit en son corps qu'elle était guérie de l'infirmité. 30. EL aussitôt Jésus, qui avait senti en luimême la vertu sortir de lui, se retournant dans la foule, dit : « Qui a touché mes vêtements? » 31. Et ses disciples lui dirent : « Tu vois la foule qui te presse, el tu dis : Qui m'a touché? » 32. Et il regardait

teau. 28. Carelle disait: fille; ta foi t'a sauvée. » s'en défen a: « Si je touche seule- Et la femme fut guérie dit : « Maître, le ment ses vêtements, je dès cette heure.

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Le serre et te presse.

46. Et Jésus dit : « Quelqu'un m’ touché; car j'ai senti qu'une vertu était sortie de moi. » 47. Et la femme, voyant qu'elle n'était pas

ignorée, vint en tremblant, et, pros-

ternée devant lui, elle déclara devant tout le peuple pour quel motif elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie tout à coup.

#8. Et il lui dit : « Ma fille, ta foi

l’a sauvée; va en paix. »

alentour, afin de voir celle qui avait

fait cela. 33. Et la femme, effrayée

et tremblante, sachant ce qui lui

était arrivé, vint se prosterner de-

vant lui et lui dit toute la vérité.

34. Et il lui dit : « Ma fille, ta foi £ l’a sauvée; va en paix et sois gué- & rie de ton infirmité. »

Parmi la foule se trouvait une femme affligée, depuis douze ans, d'une perte de sang. Marc décrit avec un certain plaisir l'impuissance des médecins dont les soins inutiles ont absorbé tout l'avoir de la malade. Ces détails, entièrement omis par Matthieu, sont très

abrégés dans Luc. Même l'indication : « et qui avait dépensé toute

sa fortune en médecins », a chance d'être une glose empruntée à Marc, car elle manque dans plusieurs anciens témoins. La leçon primitive serait : « Et une femme, en perte de sang depuis douze ans, qui n'avait pu se faire guérir par personne !., » L'hypothèse d'un proto-Marc, où aurait manqué ee que n'a pas le troisième ivangile, est fort inutile ici. Luc a bien pu élaguer ce développement comme superflu, sans qu'on invoque encore sa qualité de .

1. V. 43. zai yuvn oùoa y Büoet aiuatos 470 Été dudera, fris OÙ loyusev à 'oÿbevoc Uepareulivar. C’est le Lexte que- suppose Ss., qui se lit dans B, et, avec variantes, dans D. Il était facile de compléter : ris [iateoïs rposavalwiousa 0ov tov Biov], d'après Mc. 26 : zai roXà raoÿoa 570 roAÂGY tarocv ai Oaravisasa rà rac'adtis rave. Sur les médecins, cf. Tos. 1, 10; Eccr. xxxvIrr, 1-2.

médecin pour expliquer sa façon de résumer un passage peu flatteur pour les gens de sa profession.

À raison de sa maladie, l’hémorroïsse était dans un état d'impureté légale, et n'avait le droit de toucher personne !. D'autre part, elle n'osait pas dire son infirmité, ni en demander la guérison, surtout devant témoins. Comme elle connaissait la puissance miraculeuse de Jésus, elle résolut de se faire guérir sans le demander, en touchant à la dérobée les vêtements du Sauveur. Elle avait fait en elle-même réflexion que cela suffirait pour lui rendre la santé. En se glissant dans la foule qui se pressait autour du Maitre, elle arriva jusqu'à lui, par derrière, et toucha son manteau *. Matthieu et Luc ? précisent davantage et disent « la frange », ou « la houppe » du manteau, c'est-à-dire une des houppes # dont la la Loi * recommandait d'orner le manteau à ses quatre extrémités. Il est probable que la femme tenait à toucher cette houppe plutôt qu'une autre partie du vêtement, à cause de sa signification religieuse ".

Marc néglige cette particularité, peut-être parce qu'elle n'avait pas d'intérêt pour ses lecteurs 7. Mais 1l est remarquable qu'elle se trouve à la fois dans le premier et dans le troisième Évangile, sans être dans le second. Ou bien la rencontre est fortuite $, et les deux rédacteurs anticipent une indication générale que Marc donnera plus loin *: ou bien l'un d'eux, Matthieu, a fait l’anticipation et a été copié par l'autre!": ou enfin il a existé un récit antérieur où 1l était question de la houppe, et non du vêtement en général. Ce récit serait la source commune des trois Synoptiques, à moins que « la houppe » n'ait accidentellement disparu du texte de Marc ‘!, après quil eut servi aux deux autres évangélistes. Les deux premières hypothèses ne sont pas vraisemblables.

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