D'OR
facile dans l’ensemble des . composant son bassin d alimentation, il en est aussi de même de toutes les : impuretés qui y sont distribuées, à savoir: eaux usées des cultures, des maisons d'habitation dont quelques-unes dominent directement la source; eaux qu, au moment des grandes pluies, circulent sur la route imrhédiatement audessus de la faille: eaux des égouts divers, on pourrait même incriminer Le eaux sales ayant pour origine le
ravin de Ficajola qui est, pour la partie inférieure, un véritable cloaque; enfin les eaux du ruisseau d ’Alletta après leur emploi, à l’état d'irrigation pour la culture du ravin allant vers le chemin de Montserrato. Il en résulte que la fontaine de Ficajola est sous la menace constante d’une contamination.
Il ne suffit pas pour qu’une eau soit tn léresre comme bonne, qu’elle soit fraîche, limpide, sans odeur et d’un goût agréable, il faut surtout, et c’est là la condition indispensable, qu’elle soit absolument et constamment à l’abri de toute pollution, c’est-à-dire privée de bacilles pathogènes. Comme ce n’est pas le cas pour l’eau de Ficajola, la ville de Bastia ne doit pas l'utiliser comme eau potable (1).
Les eaux très abondantes presque sans utilité pour les usages domestiques sont exclusivement actuellement affectées au lavage du linge.
Le débit minima est de 252 mètres.cubes par 24 heures et le débit maxima de 470 mètres cubes par 24 heures. *
Les différentes analyses que nous avons faites de ces eaux nous ont donné les résultats suivants :
(4) Extrait du rapport de M. Hollande remis à la mairie de Bastia en 1921.
— 96 se
Prélèvements du 24 juin 1914 = s
Eau limpide. en Témpérature dé Veau 7 r l0e
Températurorde Vale, den
ANALYSE CHIMIQUE Degré hydrotimétrique total..... 27°5 =
Degré hydrotimétriq. permanent. Sea Résidu à 4109.52: A ie
Perte au:roupe ren nr
Résidu res: A a dd Matière organique RENE NET EM E À ae 1 : aie 2: Nibrites nice Re ANT hé teEsd
Nitrales=enne ss En ER Ar di
AmMmoniaque. .:...10. SEE traces
Silice pme A is à Oxyde de fer et alumine....,.... 12 BF fe Chan HELENE RS A ne Den Magnésie 40. 0. a . LT AE) Sulfates (en SD)... Een er Ron
Chlorures (en NaC1) + D 7 ESS per Phosphates (en P20°).......:../:néant
Degré alcalimétrique ::.21::24.10 Me me # 8 Que Ë : ae :
ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE 0 2
1° analyse
2° analyse
Colonies non liquéfiantes.. 182 par ec. d’eau Nombreuses colonies liquéfantes.
Polbdeillé te 2e enr. résullat positif
> analyse
Les colonies liquéfiantes ont envahi les plaques de gélatine et empêché la numération.
CO baGihe ns nr résullat négatif
CoNcEusIoNs. = Eau assez bonne au point de vue chimique, mauvaise au point de vue bactériologique par les germes liquéfiants et le coli-bacille qu’elle renferme.
10° EAU DE BEVINCO
L'analyse de l’eau de Bevinco qui a été reconnue potable, a été faite à Paris par le Laboratoire municipal de chimie.
Les résultats sont les suivants:
AO PA DoqQue LR ou e 60.
Carbonate L'OTAN ESSOR SET Re En 67 Autres sels de chaux (calculés en sulfate)... 7 ÉIDÈAU IE ET TI NT ER Re 31 Chlorures alcalins en chlorure de sodium. 23 ., Matières organiques (en acide, oxalique).… SL
Une autre a été faite par le Laboratoire de l'Ecole des Mines qui, quoiqu’il trouve un grand nombre de colonies organiques, conclut à une eau potable.
La série d'analyses que nous avons faites, nous ont
amené aux résultats suivants:
Prélèvements du 30 mai 1914 faits au robinet de notre Laboratoire
Eau limpide.
Température dé léau. eee, 4 195 Température dé AIT; sr Pret + 1895
ANALYSE CHIMIQUE
Degré hydrotimétrique total..... ES Degré hydrotimétriq. permanent. + 7° RéSIQU A AO RE ee 124 milhgr.
Perte at Touses 3 = RéSIQU, RC sr enr 94 = — Matiéré-orpaniques 0 ermimne 0 — 9 Ni dar me Dr en néant Nitlratés es Meet rene néant AAAONLAQUEÉ ue, de too néant :
DICO PRET ER PRET EE Ste CT NITOT Oxyde de fer et alumine......... néant Chat RE RENE 36 milligr. 7 MAGNÉSIO ER AT Me 152 Siilates (6h SD mr LR TT — 5 Chlôrures- (en Naô =: 2 20 © — Phosphates en: P20%):-"2,, 120 néant Degré -alcalimétrique.-" 5... 139
ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE
. 1° analyse Colonies non liquéfiantes..... = 150 par ce. d’eau Colonies liquéfiantes ,,.....:. nombreuses
CON PAGES EREANE EX .... résultat positif
2° analyse
Prélèvements faits à la borne-fontaine de l'intersection du boulevard du Palais et de la rue de l'Opéra le 15 juin 1914, après quelques jours de pluie. Eau trouble.
Nombreuses colonies liquéfiantes qui ont empêché la numération.
. Coli-bacille . it sn. VéSULtAt POosilif
Deux autres analyses bactériologiques de l’eau de Bevinco prise au barrage ef en ville ont été faites. La pré-
sence du coli-bacille a été constatée trois fois sur les qua-
tre ensemencements opérés.
‘CONCLUSIONS. — D'une composition chimique d’eau potable, l’eau de Bevinco doit être considéré ée comme non
jotable au point de vue bactériologique.
Les examens auxquels nous nous sommes livrés, démontrent bien que les eaux de Bastia sont souvent contaminées soit accidentellement, soit d’une facon constante. Les épidémies de fièvre typhoïde semblent déene s’expliauer.
En préseñce de ces fréquentes épidémies, M. le médecin aide-major Aruaud, chef du laboratoire de bactériologie du Service de Santé de la Corse, en 1916, fut appelé à étudier les eaux alimentant la ville. Toutes ses analyses révè-
lent la présence du coli-bacille (une moyenne de 100 par
litre pour les eaux de sources, 200 pour Peau de rivière). Son rapport conclut à la non potabilité de toutes les eaux
dans l’état des choses; il conseille de procéder à la réfec- {ion des défectuosités actuelles de canalisation des eaux,
que nous avons signalées plus haut, et préconise une épuration par la javellisation utilisée avec succès aux armées
pendant la grande guerre. Ho Æ
Si l’on devait envisager une stérilisation des eaux, nous conseillerions l’emploi de l’ozone pe ÉÈVE adopté efficacement par la ville de Paris.
Le système Van der Made qui est approuvé par le Laberatoire du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, peut s'appliquer aux plus petits comme aux plus | orands volumes d’eau et permet d ‘utiliser n “HDORLe quelle eau. ° S :
Dans ce procédé, pour rendre l’eau saine et potable, “E 4 est prévu en effet, en plus de l’action de l’ ozone, une ins- ‘aflation de filtration avec dispositif de nettoyage de fil- x tres, capables de fournir aux ozoniseurs toujours de l'eau limpide. Ce système de filtration à déjà une grande supériorité sur celui qui est employé pour l’eau de Bevinco qui ne retient même pas les matières en suspension. Mais le moyen le plus sûr et le plus naturel serait évidemment celui qui consisterait à ne débiter en ville, pour l’alimentation, que de l’eau de sour ces reconnues potables bien captées et bien canalisées. | se Nous donnons ci-après l’étude de certaines eaux, non | utilisées, qui pourraient être appelées à grossir le débit des eaux de sources existantes. :