TROISIÈME PARTIE
Voyons, avec ces éléments, quel sera le prix du mètre cube d’eau élevée par les machines à vapeur jusqu’à ses réservoirs.
Le prix de l’eau montée se compose de l’intérêt des sommes dépensées et des dépenses annuelles.
L’intérêt de 17,000,000 à 5 pour 100, est
de ...' 850,000 IV.
L’amortissement du capital des machines ou 6,550,000 fr., compté à 1 pour 100, donne 65,000 fr.
Les machines à vapeur dépenseront, pour leur travail d’élévation, une somme quotidienne qui peut s’évaluer facilement.
On sait que chaque cheval utile de machine à vapeur, coûte, à Paris, 1,000 fr. par an, pour charbon, entretien personnel et imprévu, soit, pour
onze cents chevaux 1,100,000 fr.
La dépense annuelle sera donc de850,000 65,000
H- 1,1 00, 000 = 2, 000, 000 fr.
100,000 mètres cubes d’eau par jour représentent, par an, 36,000,000 mètres cubes. Le
prix du mètre cube d’eau, montée à 64 mè- 1res, sera donc de ° »05fa*
En exécutant l’aqueduc de la Dhuis, d’après les données du projet des ingénieurs, l’eau dérivée coûterait, avons-nous dit, à peu près le môme prix, soit 0f,056. Ainsi l’eau de la Seine coûterait aussi cher à élever que les eaux des sources de la Dhuis
amenées à Paris par un aqueduc.
Voilà un argument qui nous paraît sans réplique. Malgré l’impureté notoire de l’eau de la Seine, impureté qui ne fera que s’aggraver, à quelque point que l'on place la prise d’eau, en raison du développement continuel des industries qui s exercent sui scs rives avant son entrée dans Paris; malgié les inconvénients généraux inhérents à 1 eau des lleuves, eau froide en hiver, tiède en été, trouble pendant une partie de l’année, qui a toujours besoin d’être filtrée et qui par conséquent soumet les populations à l’impôt incessant du marchand d eau filtrée ; — malgré tant de conditions défavorables, on comprendrait que 1 on se contentât des eaux de