‹ Les eaux de ParisChapitre 28 sur 152 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

traitement annuel et viager de 20,000 livres ; ils étaient chargés de la direction de tous les travaux.

Les premières machines à vapeur établies furent celles de Chaillot; elles montèrent, en 24 heures, disent les prospectus de MM. Périer, 48,600 muids d’eau (i 3,500 mètres cubes) à 140 pieds au-dessus de la Seine, dans quatre réservoirs placés sur les hauteurs de Chaillot l.

On commit une grande faute en choisissant cet emplacement de Chaillot, situé à l’aval de Paris, c est-à-dire1 dans la localité la moins convenable pour recueillir de l’eau potable. Pourquoi cet emplacement fut-il adopté? C’efet ce qu’il est difficile de dire aujourd’hui. On nous a affirmé qu’un des principaux motifs fut la proximité de la route de

actionnaires auraient perçu, par leurs dividendes, une somme égale à leur mise de fonds.

1 Ces quatre réservoirs ont cessé d’être en service, on le verra plus loin, le 23 février 1858 ; ils ont été remplacés par ceux de Passy, places beaucoup plus haut. Leurs altitudes sont les suivantes.

Lo plus élève 58“\71 , soit û 03“. 91 au-dessus du niveau d’étiage de la Seine. Le second. . 58'".04, — ,55".2i

Le troisième. 57“,55, — 52“.55

Le quatrième 56“.6C, — 31». 86 —

Versailles, qui devait permettre au roi de visiter les machines, et cetle.raison, à une époque d’aulocratie monarchique, pourrait bien être la bonne. Il est probable que ce qui contribua encore à décider le choix de cet emplacement fut l’heureuse disposition des coteaux de Chaillot, qui, étant très-rapprochés de la Seine en ce point, permirent d’établir les réservoirs à peu de distance des machines. Mais il est plus difficile de justifier le choix de l’emplacement des machines du Gros-Caillou; cette localité est évidemment dans des conditions plus défavorables que les terrains placés en amont de la Bièvre, au pied du promontoire de l’Hôpital, dont la déclivité était aussi convenable que celle des coteaux de Chaillot, pour l'établissement des réservoirs, et qui, de plus, étaient situés en amont des égouts de Paris. Quoi qu’il en soit, la prise d’eau de la Seine fut établie au-dessous de la capitale, et celte faute devait, plus tard, durement peser sur le système de distribution des eaux de Paris1.

1 On doit dire qu’à cetle époque, l’action des égouts, sur la pureté de l’eau du fleuve, était bien moindre qu’aujourd’lmi. Sur

, fl

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