‹ Les eaux de ParisChapitre 56 sur 152 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

décembre 1850, furent terminés le 20 juillet 1852.

Enfin, en 1858, le service municipal a fait ériger, sur la place de Breteuil, la tour en fonte au-dessus de laquelle montent les eaux et qui remplace l'échafaudage en bois de la cour de 1 abattoir.

Les travaux du puits de Grenelle ont coûté £>90,140 fr.

La tour de la place de Breteuil et ses accessoires 169,250 54

Dépense totale 559,570 fr. 54

Aujourd’hui le débit du puits de Grenelle est très-régulier, il est de9'40 mètres cubes par 24 heures. La température de l’eau est constante, et s’élève à 27° 50. Sa pureté est très-grande; essayée à l’hydrotimètre, elle donne 9° 50 environ en temps ordinaire ; dans les sécheresses exceptionnelles de 1858, le débit n’a pas varié, mais les essais liydrolimétriques ont donné alors jusqu’à 12°.

Le succès récent du forage du puits artésien de Passy est venu ajouter un tribut, nouveau à la

quantité d’eaux dont on peut disposer dans la capitale. Commencé en 1855 par M. Kind, sondeur saxon , ce puits a reçu les eaux jaillissantes le 24 septembre 1861. Son débit était énorme, au début, puisqu’il était de 20 mille mètres cubes en vingt-quatre heures. Il faut toutefois attendre les travaux définitifs de tubage, pour être fixé sur le véritable rendement de la source artésienne du bois de Boulogne.

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