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DISTRIBDTION. REGARDS INDÉPENDANTS DES FONTAINES

des pompes Notre-Dame; mais, en somme, lesfonlaines publiques prenaient les quatre cinquièmes de l'eau qu'on é(ait censé distribuer, les concessions un cinquième seulement. Les services publics étaient donc d'autant mieux desservis que, sur 200 concessions, 74 étaient accordées aux communautés religieuses, aux collèges et aux hospices qui s'administraient librement, mais n'étaient pas moins considérés comme de véritables établissements publics.

4° On comptait 36 fontaines de puisage, toutes pourvues de château d'eau à l'exception d'une seule. Il y avait, en outre, 11 regards qui étaient sans fontaines, c'est-à-dire qui distribuaient l'eau par des conduites spéciales, soit à des fontaines plus ou moins éloignées, soit à des particuliers. Le nombre total des châteaux d'eau était donc de 46. Plusieurs de ces châteaux d'eau furent érigés depuis 1624 pour la distribution des eaux par bassinet, conformément aux prescriptions des lettres patentes du 26 mai 1655 '.

On se servit pour cela des anciens regards des conduites, souvent sans qu'une délibération du bureau ait paru nécessaire, et on continua à désigner ces petits édifices sous le nom de regard.

Voici, dans l'ordre du tableau, les regards qui furent ainsi transformés de 1624 à 1675 :

Regard rue des Marionnettes, derrière la maison de la Providence. — Ce château d'eau fut désigné depuis sous le nom de regard de la Providence. Il fut supprimé, comme les autres ouvrages du même genre, après le rachat des concessions gratuites, vers 1854'.

Regard de la grande Écurie. — Cet ouvrage était situé près de la fontaine de l'Echelle, dont il sera question ci-après, dans

• Voy. page 528.

- Sis rue de l'Arbalète, nMl de la carte.

remplacement occupé par la rue de Rivoli; il ne figure pas sur la carte Gomboust (1650) et est nommé pour la première fois dans le partage des eaux de 1673; il existait encore en 1775, lorsqu'on a reconstruit la fontaine de l'Arbre-Sec sur les dessins de Soufflot, portait alors le nom de regard des Grandes-Écuries ou de Regard-Brulé, et distribuait 11 pouces 125 lignes d'eau *. 11 était détruit en 1857, au moment du rachat des concessions. Ce regard appartenait au Roi ; c'était par permission spéciale du Roi, el notamment en vertu d'un arrêt du conseil du 25 juin 1671, qu'il distribuait trois pouces d'eau pour le service delà ville.

Regard du Petit-Pont contre V Hôtel-Dieu. — Ce regard, dont il ne reste aucune tradition dans le service, est détruit depuis longtemps.

Regard du collège des Quatre-Nations. — Ce collège occupait l'emplacement du palais de l'Institut. Le regard n'alimentait que la fontaine sise sur le quai, qui a été remplacée par les lions bien connus du public. Ces lions ont eux-mêmes cessé de verser de l'eau dans leurs vasques en 1865.

Regard de l'hôtel de Soissons. — Situé rue Coquillière, près de l'angle le plus rapproché de Saint-Eustache, il ne doit pas être confondu avec la fontaine construite beaucoup plus tard, au pied de la tour de Catherine de Médicis : cette tour était alors dans les jardins mêmes de l'hôtel. Le regard n'existait pas en 1656, car il ne figure pas sur la carte de Gomboust \

Fontaijw du coin de Rome. — Sise dans une impasse qui formait le prolongement de la rue au Maire et (jui portait le nom

• Voy. page 550.

' Regard de Soissons, n* 20 de ta carie.

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