AQUEDUC D'ARCUEIL. — REGARD D'ARRIVÉE
arrive au bord de la chaussée du boulevard Jourdan, à 10420 mètres du regard n" I.
C'est à partir de ce point qu'on a dû renoncer à conserver le tracé de l'aqueduc. Voici ce qui justifie ce changement : En quittant le boulevard Jourdan, l'ancien aqueduc s'engage sous le parc de Montsouris; je ne dis rien du chemin de fer de ceinture qui passe par dessous en souterrain, dans la traversée du parc ; mais la tranchée profonde de l'avenue Reille a rais à découvert et coupé l'ouvrage de Marie de Médicis. De l'autre côté de cette avenue, la Compagnie du chemin de fer d'Orléans vient d'établir la nouvelle gare du chemin de fer d'Orsay, sous laquelle la galerie se trouve complètement engagée et attaquée par les fondations de l'édifice. Au delà de celte gare, nous avons dû la couper pour construire les égouts de la rue d'Alésia. Plus loin, elle passe sous les bâtiments d'exploitation de l'ancienne gare du chemin de fer de Sceaux, puis sous le boulevard Saint-Jacques. Sur tout le reste de son tracé dans Paris, l'aqueduc est construit dans des propriétés particulières, ici sous des maisons, là dans des jardins, s'opposant partout à la construction des murs de clôture, des fosses d'aisances, des égouts et au forage des puits.
L'énorme zone de servitude dont il sera question ci-après était un véritable obstacle au développement de cette partie de la ville. Entre le boulevard Jourdan et le regard de l'Observatoire, sur une longueur de 2536 mètres, l'aqueduc devait donc, suivant moi, être supprimé.
Quoiqu'il ait cessé d'être en service sur toute cette longueur, je dois cependant décrire sommairement un ouvrage trèsimportant, le regard ou château d'eau de l'Observatoire.
Ce regard, qui porte le n° XXVIl, est situera 12 956 mètres du Grand-Carré; il est figuré sur le croquis de la page^208.
On y voit l'arrivée de l'aqueduc, les trois bassins dans lesquels l'eau se déversait et la galerie qui recevait la conduite de 0'",216 du plateau du Panthéon et de 0"',25 de la place Saint-
Michel, du Luxembourg et de Paris. J'ai fait figurer sur ce croquis
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un ouvrage important que MM. les ingénieurs Mary et Leforl y ajoutèrent en 1845; c'est un réservoir voùlé, d'une capacité de 1030 mètres cubes; il régularisait le service en emmagasinant les eaux qui, avant sa cons[ruclion, se perdaient pendant la nuit; quoique ces ouvrages aient été abandonnés, je crois que les ingénieurs tireront profit de ce plan de réservoir qui peut être réalisé dans beaucoup de distributions d'eau. Les piliers et les voûtes sont faits en prismes de béton de ciment de Yassy'. Les voûtes en berceau longitudinal sont supportées par des arcs-donbleaux qui relient les piliers.
Ces ouvrages élaient établis sur un terrain appartenant à la ville, rue de l'Observatoire n° 58; ils ont été cédés à l'iiôpilal de TEufant-Jésus.
Cet abandon d'ouvrages aussi importants est justifié par les considérations sui-
' Ce mode de construction de voûtes en prismes de béton n'est plus usité aujourd'hui ; on y substitue de la brii|ue (Voy. dans la suite de cette ouvrage, les réservoirs de l'assy, de Ménilmontant et de Montrouge).