Dessin d’orfèvrerie, qui n’est pas ici à sa place
V"[I. Livre de Grotesques. Paris, i566.
Dans la dédicace à Madame Renée de France, duchesse de Ferrare, l’auteur dit : « ... Et maintenant qu’il a pieu à vostre bonté me retirer à vostre service, j’ay dérobé quelques heures du jour et de la nuict pour ramasser un livre de grotesques, d’inventions diverses, de laquelle œuvre vostre excellence pourra predre plaisir pour la variété des choses comprinces : parties desquelles j’ay tiré de Monceaux, lieu fort notable, aucunes de Fontenebleau, autres sont de mon invention.... »
Plusieurs des petits sujets reproduits dans les planches ont été en effet empruntés à Fontainebleau. Nous citerons : Le Nil, pl. lo, d’après Primatice. Tableau du dixième compartiment de la galerie d’Ulysse, gravé trois ans plus tard par Étienne Delaune (R. D. loi)'.
La Nymphe, pl. 22, d’après la planche de L. D. (F. H. 34). Sur la même pièce, l’Enlèvement de Proserpine, des fleuves.
Si l’on possédait le catalogue complet des œuvres du Rosso et du Primatice, on trouverait encore, dans les Grotesques, d’autres motifs qui leur sont probablement empruntés ; ainsi, pl. i. Cavalier dans un rond central; pl. 2, Bataille de cavaliers dans un carré central ; pl. 5, La Charité; pl.8, paysages; pl. 20, l’Abondance; pl. 21, Apollon poursuivant Daphné, femme se réveillant, etc.