B. 5 des Anonymes. La Naissance de la "Vierge, d’après
Jules Romain. Premier état : à droite en bas : nativitas GLORiosÆ viRGiNis; à gauclie : iulius uomanus inve. Deuxième état : on lit en outre, au milieu du bas : Ant. Lafrery. Troisième état : on lit en outre, à gauche, audessus de NATIVITAS, les lettres G. R. Fo. Quatrième
I. M. Dimier met son témoignage en doute : « Qu’en savait-il, puisqu’il n’a pas connu cet appartement. » Mais le pere de Mariette, Jean, né en lôSq, a pu le voir.
état : le nom de Lafreri a été effacé et remplacé par Gio Jacomo Rossi le stampa in Roma alla pace ; de plus, entre le G et le R, on a inséré un I, pour en faire les initiales de l’éditeur ; GIR, Gio Jacomo Rossi. Les lettres Fo subsistent et signifient Formis. L. 420; H. 304.
Le même dessin a été gravé en contre-partie par un anonyme de l’École (B. 6).
Renouvier attribue cette estampe à Guido Rugieri, dont l’existence ne nous paraît pas démontrée. D’autres considèrent les lettres G R Fo comme l’indice du nom de l’éditeur ; Giacomo Rossi formis. Leur explication est certainement juste pour le quatrième état; niais elle ne paraît pas très satisfaisante pour le troisième. Comment Rossi aurait-il laissé subsister le nom de Lafreri, en n’apposant que ses initiales incomplètes ? N’a-t-il pas eu le soin de l’effacer plus tard? N’a-t-il pas alors inséré uni, indispensable pour constituer sa marque? Ces lettres énigmatiques peuvent donc signifier Giacomo Riccio (plutôt que Guido Rugieri) Fontanableo ; mais nous avouons bien volontiers que cette interprétation est hasardée.