‹ Les Eaux minérales D'AuvergneChapitre 4 sur 51 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

cachet d'origine, se rencontrent d'autres éléments qui par leur combinaison impriment à chacune d'elles sinon un caractère chimique nouveau, du moins une action thérapeutique différente.

Nous reprenons aujourd'hui ce travail, afin de préciser les indications fournies à la pratique par plusieurs années d'observation et d'étude. Laissant de côté les théories souvent trompeuses qu'inspire la connaissance des principesminéralisateurs^nousnous sommes éclairé près de nos collègues; nous avons consulté les travaux consciencieux que plusieurs d'entreeuxont fait paraîtresurles stations auxquelles ils sont attachés ; nous avons assisté aux communications et aux discussions de la société d'hydrologie, et enfin nous avons été visiter nous-même avec soin la plupart de ces stations. C'est ainsi éclairé, que nous allons essayer de tracer fidèlement l'action thérapeutique de chacune d'elles, nous appuyant uniquement sur les faits révélés par Tobservation et contrôlés par l'expérience.

MM. Ilotureau, Durand-Fardel , Lebrct, Labat, Lefort, Barault et Gubler se sont efforcés de démontrer par leurs écrits comme par leurs leçons, combien nos eaux d'Auvergne se rapprochaient par leurs applications thérapeutiques des stations les plus en vogue de l'Allemagne. Nulle part, en effet, sur ce sol favorisé de notre belle France qu'arrosent tant de sources précieuses, on ne rencontre des minéralisa-

PaÉFAGE. Vil

lions plus en rapport avec celles de ces thermes à la fortune desquels nous avons si largement contribué. C'est ainsi, dit le professeur Gubler, qu'à Ems, qui attire la foule des catarrheux et des phtbisiques, nous pourrons opposer sans crainte Royat et le Mont-Dore ; à Wiesbaden ou à Baden Château-Neuf; à Saint • Nectaire Niederbronn ; à Kissingen Cbâtel- Guyon et ses eaux toni- purgatives, etc., etc.

Au moment où toute l'Europe est conviée à venir juger notre industrie et apprécier notre vitalité et notre courage, il est bon de lui montrer que nous n'avons rien à envier au sol étranger et que nous n'avons qu'à faire connaître les richesses du nôtre pour affranchir les Français de ces vieilles traditions tracées par la mode plutôt que par la science et la raison.

HOYAT, i5juilIeH878.

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