CHATEL-GUYON
blié de joindre h ces améliorations balnéaires les distractions indispensables de la vie des eaux.
Un élégant casino chalet^ d'un style pittoresque et gai, s'élève déjà au milieu de la verdure du parc ; il sera pour les baigneurs un centre de réunion, où ils trouveront de vastes salles de conversation, de lecture et de jeux. L'inauguration prochaine des concerts et spectacles va créer à Ghâtel-Guyon des distractions qui, jusqu'à présent, y avaient été complètement inconnues et y attirera certainement bien des visiteurs que la tristesse du séjour arrêtait.
Grâce du reste à une nouvelle route, Ghâtel-Guyon n'est plus qu'à 5 kilomètres de la Gare de Riom, et l'installation récente d'un bureau de poste et de télégraphe va permettre au malade de communiquer, à chaque heure du jour, avec les parents et les amis qu'il a quittés pour le soin de sa santé.
GHAUDESAIGUES
Quoique Chaudesaigues ne soit plus, dit-on, qu'à 5 ou 6 heures de la station de Neussargue, et que des voitures passables servent aujourd'hui de correspondance entre cette ville et le chemin de fer de Paris à Allais, les communications avec ces contrées sont encore bien difficiles.
Ainsi, malgré le désir que nous aurions eu d'offrir au lecteur une vue de cette originale station, nous n'avons pu nous la procurer et voici les seuls renseignements qu'on a pu nous fournir.
Huit cents malades environ viennent, chaque année, de l'Aveyron, de la Lozère ou du Cantal demander aux eaux de Chaudesaigues du soulagement. Ce sont pour la plupart des rhumatisants, mais quelques-uns cependant sont atteints d'altérations cardiaques ou d'affections pulmonaires qui sont notablement amendées par ces bains hyperthermaux et ces vapeurs minérales. Trois établissements reçoivent ces baigneurs, celui de M. Clavières possédant 12 baignoires, 6 douches et 2 éluves russes, ceux de Verdier et du Moulin du Ban,
CHAU DESAIGU ES. 231
n'ayant chacun que 8 baignoires, 4 douches et 2 étuves. Les deux premiers sont alimentés par une concession de la fontaine du Par, le troisième au contraire, possède une magnifique source à 65», débitant 250 litres par minute. Ces installations balnéaires, quoique bien primitives,utilisent ainsi.la thermalilé de deux sources ; mais que d'autres se perdent improductives dans le sol I
A côté en effet des fontaines dont la haute température a attiré tout d'abord l'attention , s'en trouvent d'autres, à peine connues, qui empruntent au fer et à l'arsenic leurs principes toniques, ou aux sels neutres de soude et de magnésie leur vertu laxative. Sur ce sol bouleversé, au milieu du désordre produit par les éruptions volcaniques, se rencontrent les éléments minéralisateurs les plus divers, et tout est surprise pour le géologue.
Si la ville de Chaudesaigues n'a rien fait encore pour attirer les baigneurs, ou pour utiliser la haute thermalitéde ses sources, qui, partout ailleurs, auraient donné naissance à mille industries, elle commence cependant à vouloir embellir ses murs. La plupart des habitants de ces contrées, privés d'industrie et d'agriculture, sont forcés d'émigrer vers les grands centres; grâce à leur courage et à leur sobriété, ils en reviennent avec des économies qui, en quelques années, leur constituent une certaine aisance. Attachés au sol aride qui les a vu naître, tous leurs vœux tendent h y revenir, et toute leur ambition est de remplacer leurs chaumières par une de
ces villas qu'ils ont admirées dans leurs voyages.
C'est ainsi que Chaudesaigues perd chaque jour son aspect triste et pauvre, et que de blanches maisons ornent maintenant ses principales avenues. Mais malheureusement, là ne se borne pas leur champ d'imitation, et leurs vêtements, leurs plaisirs, leurs mœurs ne tardent pas à se ressentir du séjour prolongé des grandes villes. Nous avons vu, pour notre part, un de ces propriétaires indigné, venir nous reprocher d'habiller encore ses compatriotes aux modes de jadis, se vantant d'avoir tout changé, et d'avoir remplacé par des chapeaux de Paris les coiffures si originales et si gracieuses que nous nous étions plu à admirer et à décrire.
C'est ainsi que l'exemple des villes efface de plus en plus chaque jour l'originalité des mœurs et des coutumes que nous présentaient jadis certaines contrées pittoresques de la France.
Si cette contagion, bravant tout obstacle, s'est déjà glissée jusque dans les gorges sauvages du Cantal, puisse-t-elle y entraîner également quelque industriel intelligent qui sache utiliser les ressources multiples de son sol, et y exploiter convenablement les richesses thermales et minérales que la Providence y a placées comme pour dédommager les habitants de son apparente aridité.
FIN
ces villas qu'ils ont admirées dans leurs voyages.
C'est ainsi que Chaudesaigues perd chaque jour son aspect triste et pauvre, et que de blanches maisons ornent maintenant ses principales avenues. Mais malheureusement, là ne se borne pas leur champ d'imitation, et leurs vêtements, leurs plaisirs, leurs mœurs ne tardent pas à se ressentir du séjour prolongé des grandes villes. Nous avons vu, pour notre part, un de ces propriétaires indigné, venir nous reprocher d'habiller encore ses compatriotes aux modes de jadis, se vantant d'avoir tout changé, et d'avoir remplacé par des chapeaux de Paris les coiffures si originales et si gracieuses que nous nous étions plu à admirer et à décrire.
C'est ainsi que l'exemple des villes efface de plus en plus chaque jour l'originalité des mœurs et des coutumes que nous présentaient jadis certaines contrées pittoresques de la France.
Si cette contagion, bravant tout obstacle, s'est déjà glissée jusque dans les gorges sauvages du Cantal, puisse-t-elle y entraîner également quelque industriel intelligent qui sache utiliser les ressources multiples de son sol, et y exploiter convenablement les richesses thermales et minérales que la Providence y a placées comme pour dédommager les habitants de son apparente aridité.
FIN
LES Principales Stations
Extrait de la. c-a/'ie. des Eaux A,
ces villas qu'ils ont admirées dans leurs voyages.
C'est ainsi que Chaudesaigues perd chaque jour son aspect triste et pauvre, et que de blanches maisons ornent maintenant ses principales avenues. Mais malheureusement, là ne se borne pas leur champ d'imitalion, et leurs vêtements, leurs plaisirs, leurs mœurs ne tardent pas à se ressentir du séjour prolongé des grandes villes. Nous avons vu, pour notre part, un de ces propriétaires indigné, venir nous reprocher d'habiller encore ses compatriotes aux modes de jadis, se vantant d'avoir tout changé, et d'avoir remplacé par des chapeaux de Paris les coiffures si originales et si gracieuses que nous nous étions plu à admirer et à décrire.
C'est ainsi que Texemple des villes efface de plus en plus chaque jour l'originalité des mœurs et des coutumes que nous présentaient jadis certaines contrées pittoresques de la France.
Si cette contagion, bravant tout obstacle, s'est déjà glissée jusque dans les gorges sauvages du Cantal, puisse-t-elle y entraîner également quelque industriel intelligent qui sache utiliser les ressources multiples de son sol, et y exploiter convenablement les richesses thermales et minérales que la Providence y a placées comme pour dédommager les habitants de son apparente aridité.
FIN
Les Princd'Auvergne
ExfrAiiu;dii n'Mii.
TAiBLE
Pbépacb * V
Importance des eaux minérales dans la vie civilisée actuelle 8
Géologie^ origine de la température et de la minéralisation
des eaux 13
Eaux minérales d'Auvergne 21
Classification, indications tliérapeutiquesdechaque groupe. 24
Eaux minérales de Glermont-Ferrand 37
Le Mont-Dore 45
La Bourboule 72
Royat 102
Saint-Nectaire 135
Châteauneuf 1 48
Châtelguyon 161
Rouzat 172
Chàteldon 177
Sainte-Marguerite ... ; 180
¥ic-8ttr-Cère.. 185
210 TABLE
Chaudes-Aiguës 188
Sainte-Marie. -- Ides 196
Teyssières-les-Boullès. — La Bastide 198
Tableau synoptique des eaux d'Auvergne. — Analyses
antérieures 200
Mémorial thérapeutique 203
Table des chapitres 209
Notes et supplément du deuxième tirage 211