ALBUMINURIE
Le mot albuminurie ne peut exprimer qu’un fait : la présence de l’albumine dans les urines ; mais il ne saurait désigner unc entité morbide, c’est-à-dire une maladie bien définie, ear les urines ont été trouvées chargées d’albumine dans des affections très-différentes.
Dans ces derniers temps, on a distingué l’albuminurie: 1° en
albuminurie par desquammation, qui s’observe dans la searla- | 25
tine, le choléra, l’érysipèle ; 2° en albuminurie inflammatoire, qui marche avec les hydropisies ; 3° en albuminurie critique qui s’observe dans la pneumonie et le typhus.
Comme on le voit, ce phénomène morbide rentre très-peu dans la médication thermale ; aussi n’est-il l’objet d'aucune indication, si ce n’est pourtant de la part du docteur Helfft, qui pense que les eaux ferrugineuses pourraient être employées avec quelque avantage, si l’albuminurie était liée à un ctat de cachexie anémique.
AMÉNORRHÉE.
Le rôle que la menstruation joue dans la vie de la femme doit faire accorder la plus grande importance au phénomène qui en est la manifestation, nous pourrions même dire la justification.
Nous voulons parler de l'écoulement du sang qui se produit périodiquement tous les mois par les organes génitaux.
Quand cet écoulement ne s'établit pas à l’âge de la puberté ou quand il se supprime, on dit qu’il y a aménorrhée.
Les causes qui peuvent mettre obstacle à l’hémorrhagie menstruelle sont nombreuses et variées : elles se rencontrent tantôt dans un état morbide général, tel que chlorose, anémie, scrofule, dont l’aménorrhéce est alors un symptôme; tantôt dans un désordre purement local qui trouve son explication dans la prédominance soit de l’élément nerveux, soit de l'élément sangun, soit de l'élément lymphatique.
Vouloir appliquer la même médication à des états si divers serait s’exposer à des mécomptes sans nombre, et l’on ne saurait trop s'attacher à bien établir la nature de l’aménorrhée qu'il s’agit de combattre.
: L'état pléthorique soit général, soit local, est, communément, une contre-indication à la médication thermale. La thérapeutique ordinaire possède, dans les moyens antiphlogistiques, les émissions sanguines surtout, des ressources plus précieuses que celles dont disposent les stations minérales,
L'état nerveux, que nous considérons ici dégagé de tout élément chlorotique, est plus qu’on ne pense une cause d’aménorrhée, Il trouve dans la médication thermale des modificateurs puissants que fournissent tout à la fois de bonnes conditions hygiéniques et les principes minéralisateurs. Cette névrose, qu'elle soit générale ou localisée à la matrice sous le nom d’hystéralgie, réclame le secours des sources que nous dirons plus loin convenir aux névroses. Citons, en passant, comme les mieux autorisées dans ce genre d'affection, Néris, Plombières, Bains, Saint-Sauveur, Eaux-Chaudes, Luxeuil et Ussat ; les bains de mer ne doivent point être oubliés dans cette liste, et méritent d’y occuper une place importante ainsi que l hydtothérapie.
L'état lymphatique est de beaucoup la cause la plus fréquente de l’aménorrhée. Que cet état soit une simple manifestation du tempérament, qu'il soit le résultat de la violation des lois de l'hygiène, ou qu'il soit un phénomène de la diathèse scrofuleuse, il appartient de droit à la médication thermale, qui lui fournit, outre d’excelléntes conditions hygiéniqués, des modificateurs énergiques dans les eaux sulfurées, chlorurées sodiques et ferrugineuses. |
L'article: que nous consacrons plus loin à la scrofule, que nous considérons comme l’exagération du tempérament lymphatique, répond aux indications diverses qui doivent sue dans le choix de la source à employer. Nous ne pouvons qu’ ÿ renvoyer le lecteur.