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ENGORGEMENT UTÉRIN

Parmi les états morbides dont la matrice peut être le siége et: qui réclament la médication thermale, il en est un qui nous doit arrêter un instant, parce qu'il apporte les désordres les plus variés dans les fonctions, dans la stucture, et, si l’on peut ainsi dire, dans les habitudes de l'utérus.

Nous voulons parler de lengorgement de cet organe qu’il ne faut pas confondre avec le catarrhe utérin.

L'engorgement peut atteindre tour à tour le corps ou le col de la matrice, ou simultanément ces deux parties de l'organe utérin.

Quand l’engorgement occupe le corps et qu’il est assez prononcé, il entraîne fatalement l'utérus hors de sa position normale, et l’on observe alors ces déviations qui, dans quelques cas, sont pour la femme une cause incessante de souffrances.

Quand l’engorgement siége sur le col, il donne naissance à ces rougeurs, à ces érosions et à ces ulcérations qui résistent si opiniâtrément aux caustiques, par cela seul que les caustiques, intempestivement employés, aggravent au lieu d’amender l’engorgement.

Enfin, quand l’engorgement occupe tout à la fois le corps et le col de l'utérus, il se produit la double série d'accidents que nous venons d’énumérer,

De plus, dans beaucoup de cas, la fonction cataméniale peut être troublée, soit mécaniquement, soit d’une manière pathologique, et la muqueuse utérine peut de son côté participer à ces désordres et y mêler une leucorrhée plus ou moins abondante.

Comme on le voit, l’engorgement utérin est, selon son siége, le générateur des accidents les plus nombreux ct les plus variés, ct mérite par conséquent à tous égards de fixer notre attention. |

L'engorgement ulérin ne se présente pas toujours avec un cortége aussi effrayant de symptômes douloureux. II y a dans la maladie des degrés qui sont des guides sûrs pour le succès de la médication thermale.

Quand la région hypogastrique est le siége de pesanteurs ou de douleurs, quand les règles coulent avec plus d’ahondance qu'à l’ordinaire et que des hémorragies plus ou moins fortes se produisent en dehors de l’époque mensitruelle, quand enfin dés pertes blanches, quelquefois sanguinolentes, existent, la maladie revêt un caractère pléthorique, et réclame le secours des sources calmantes, telles que Néris, Plombières, Ussat et Saint-Sauveur.

Quand lengorgement est indolent et s'accompagne de fleurs blanches abondantes, il faut recourir à des eaux plus énergiques, dont la caractéristique sera tantôt le soufre, tantôt Ie fer et tantôt le chlorure de sodium. Si une constitution chloro-anémique formait, pour ainsi dire, le fond du tableau, il faudrait donner la préférence aux bains de mer et quelquefois même recourir à la médication par les eaux-mères des salines.

Dans tous les cas, les pratiques hydrothérapiques devront occuper une certaine place dans le traitement de l’engorgement utérin : les injections et les douches vaginales, soit avec l’eau simple, soit avec l’eau minérale, ct appropriées à l’intensité de la maladie, seconderont puissamment le traitement thermal, tant interne qu'externe.

ENTÉRALGIE. (Voir Dyspepsie et Gastralqie.)

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