‹ Les eaux minérales de la FranceChapitre 152 sur 173 · MALADIES CHIRURGICALES · texte numérisé non relu

MALADIES CHIRURGICALES

Les affections que nous réunissons ici sous le titre commun de maladies chirurgicales, échappent, en thérapeutique ordinaire, à l’action des médicaments internes, et relèvent de la main du chirurgien qui leur oppose soit un bandage, soit le bistouri, soit un caustique.

À leur début, ces désordres s’accompagnent de caractères inflammatoires qui contre-indiquent formellement la médication thermale ; mais, peu à peu, de ces diverses affections incomplétement guéries, les uns, à l’exemple des maladies internes, passent de l’état aigu à l’état chronique, et tombent dans une langueur et une atonie contre lesquelles les eaux minérales luttent avec succès, par leur action éminemment excitante ; ainsi

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les fistules traumatiques, les plaies, les blessures par armes à feu, etc. ; les autres, comme les fractures, les luxations, les en- Lorses, disparties au -point de vue anatomique, laissent dans les nerfs, dans les tendons ou dans les muscles de la partie lézée, soit une Sensibilité exagérée, soit une faiblesse extrême, qui réclament non moins impérieusement que ks ulcères l’action

* bienfaisante de lexcitation minérale ; d’autres enfin, altérant

les formes anatomiquees ou les fonctions des organes, telles que les engorgements articulaires et les ankyloses, ne peuvent espérer reprendre leur régularité que sous l'empire de cette secousse locale et générale que, par leur composition chimique, leur mode d'administration et leur RARE les eaux minérales procurent.

Comme on le voit, les dicton: à remplir sont partout les

mêmes, et l’on-prévoit déjà que toutes les armes de cette mé-

dication seront fournies soit par les sources sulfureuses, soit par les sources salines, dont les eaux sont le plus franchement excitantes.

C’est donc à juste titre que nous avons réuni dans le même cadre une série de désordres, fort dissemblables il est vrai, mais tous soumis aux mêmes indications curatives, Par ainsi, tout en ayant le bénéfice d’un tableau d'ensemble, nous nous évitons des répétitions inutiles et contraires aux limites de cet ouvrage,

Il ne nous reste donc plus, après les explications précédentes, qu'à mettre en regard de chaque groupe d'accidents le nom des stations thermales consacrées par la notoriété et l'expérience.

Ulcères atoniques, plaies et blessures par armes à feu. — Les sources auxquelles on recourra sont: Bagnoles, Bourbonne, Baréges, Amélie, dont l'action sera secondée par les moyens balnéaires que chacune de ces stations possède.

Suites de fractures, de luxations et d’entorses. — Une longue expérience a depuis longtemps constaté les bienfaits de Bagnoles, Néris, Bourbonne, Hamman-Meskhoutin, Chaudes- Aigues et Saint-Amanu.

Ankyloses. — Les ressources hydr ologiques sont assez bornées

contre l’ankylose, et l’on ne peut guère avoir qu’une espéranee d'amélioration, en allant-à Baréges ou à Evaux, surtout si l’an-. kylose est ancienne. r

Engorgements articulaires. — Plus curables que l’enkylose, les engorgements articulaires, suites de blessures ou de contusions, cèdent facilement aux eaux de Baréges, Lamotte, Bourbonne et Bourbon-l'Archambault.

MENTAGRE,

Comme son nom l'indique, la mentagre affecte particulièrement le menton; c’est une éruption pustuleuse causée par un champignon parasite des poils, et qui ne tarde pas à arriver en suppuration ; parfois l’inflammation ne va pas jusque-là, ct alors la mentagre est caractérisée par de petites saïllies indurées, rougeâtres ou brunâtres, à la base des poils, et recouvertes de légères squammes épidermiques. |

À l’état chronique, il se joint à ces symptômes un état fongueux des follicules qui saignent à la moindre pression, une suppuration sanicuse, une altération profonde des poils, qui deviennent jaunes, cendrés, blanchâtres, atrophiés, et tombent d'eux-mêmes, Les parties malades exhalent une odeur fétide.

La Mentagre, comme la couperose, résiste fréquemment à toute thérapeutique et paraît ne pas subir linfluence de la médication sulfureuse.

Cependant des douches légères, pratiquées sur les parties malades avec l’eau sulfurée de Luchon, de Saint-Sauveur où q'Enghien, doivent être essayées, à moins que des circonstances tirées de la constitution n’imposent l’usage des eaux ferrugineuses ou salines.

MÉTRITE. (Voir Engorgement utérin.)

MIGRAINE. (Voir Névralgies.)

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